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« Un Art Pauvre » : le Centre Pompidou remet en perspective les artistes de l’Arte Povera

Jéremy Billault 9 juin 2016

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Cet été, le Centre Pompidou a décidé de donner un peu de visibilité à tout un mouvement artistique, né en Italie dans les années soixante et très présent dans ses collections : l’Arte Povera. En plus des deux expositions qu’il consacre à cet ensemble d’artistes, réunis sous une pratique du matériau naturel ou recyclé et un rapport au corps plus encré dans le réel, le Centre Pompidou étendra sa réflexion à travers d’autres manifestations et d’autres événements pour faire converger et dialoguer l’ensemble des pratiques artistiques autour de cet « art pauvre ».

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Mario MERZ,Igloo di Giap, 1968,© Centre Pompidou/Dist. RMN-GP © Adagp, Paris 2016

L’événement central de l’événement « Un art pauvre » du Centre Pompidou, ce sera sans doute, malgré tout, l’exposition de la Galerie 4 : Fontana, Penone, Manzoni, Pistoletto, Burri, tous se réunissent pour brosser un portrait un flou et un peu fou de l’Arte Povera. Car, il faut le préciser, le Centre Pompidou dispose de l’une des plus grandes collection d’Arte Povera au monde, peut-être même trop pour l’exposition qui devra finalement se concentrer sur une décennie (1964-1974), sur les origines.

thumb_mediumPino PASCALI, Le penne di Esopo, 1968© Centre Pomidou/Dist. RMN-GP © droits réservés

 

Si le résultat est plutôt protéiforme, la force et l’engagement des artistes saute presque aux yeux : peinture, sculpture, installation, tout semble composé de matériaux somme toute assez sommaires, bruts, naturels : pense au souffle de Giuseppe Penone, sculpture/moulage en terre cuite pleine d’énergie vitale, au bloc de granit de Gianni Anselmo sur lequel vient s’écraser une salade ou encore à la moins « pauvre » des œuvres en apparence, La harpe birmane de Michelangelo Pistoletto, une grande toile verticale recouverte de paillettes de quartz. On se projette dans les œuvres, elles agissent sur le visiteur, elles bougent, jouent avec son imaginaire dans un rapport presque familier, désacralisé par leur aspect naturel, humble et… pauvre.

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Piero GILARDI Totem domestico, 1964 © Piero Gilardi – photo : © François Fernandez

 

Dans le musée, au cinquième niveau, deux salles sont consacrées à un mouvement proche de l’Arte Povera : le mouvement « Global Tools », d’architecture et de design. L’exposition présente des photos, des films et des maquettes, destinées à représenter au mieux le centre du mouvement : la performance. Des immeubles inhabitables en pyramide inversée ou en cubes empilés, des ateliers/performances avec les enfants du quartier : on se réapproprie la ville et on expérimente en revendiquant un retour au manuel, au savoir-faire et la puissance du collectif. Même état d’esprit, pratiques différentes. Le Centre Pompidou traitera également de la question du « pauvre » dans l’art à travers des projections en rapport direct avec l’exposition afin de pousser la réflexion jusqu’au septième art. Le Festival ManiFeste (de l’Ircam), sera également incorporé à la programmation, réunissant 120 artistes (compositeurs et interprètes,vidéastes, metteurs en scène et acteurs, chorégraphes, danseurs…), la encore autour de la question du pauvre. Ce focus sur un ensemble précis de la collection du Centre Pompidou devrait revenir chaque année, pour mettre en lumière un mouvement, une pratique, et, plus qu’un nouvel accrochage, pour le mettre en perspective avec d’autres pratiques artisiques.

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