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Le pavillon Serpentine 2016 commence à se dévoiler du côté de Londres…

Agathe Lautréamont 9 juin 2016

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Chaque année depuis seize ans maintenant, c’est un véritable événement éphémère qui se tient du côté de Kensington Gardens, à Londres. Un pavillon provisoire commissionné par la galerie Serpentine est bâti par un architecte renommé. Seule exigence : celui-ci ne doit jamais avoir réalisé quoi que ce soit auparavant sur le sol d’Albion. Et cette année, c’est l’architecte danois Bjarke Ingels qui s’est attelé à la tâche.

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Le pavillon 2016 © Bjarke Ingels Group (BIG)

Les pavillons de la Serpentine Gallery ont vu passer des grands noms de l’architecture depuis la toute première édition, en 2000. Des personnalités influentes comme Zaha Hadid (qui s’est chargée des éditions 2000 et 2007), Frank Gehry en 2008 ou encore Jean Nouvel en 2010 ont marqué de leur empreinte ces créations éphémères destinés à abriter des manifestations culturelles et pédagogiques pilotées par la galerie britannique.

Chacun d’entre eux, grâce à leur « patte » si reconnaissable, a ainsi contribué à familiariser le grand public avec l’univers de l’architecture, uniquement grâce à un bâtiment accessible à toutes et tous ; le pavillon étant pensé avant tout comme une expérience et non comme un classique lieu d’exposition.

Pour le volet 2016, l’architecte Bjarke Ingels a imaginé une intrigante structure tout en lignes et en reliefs : un mur d’un blanc éclatant, composé de piles de 1800 blocs faits en fibre de verre. Grâce à la disposition des cubes qui composeront l’essentiel du pavillon, les visiteurs pourront grimper sur la construction, à la manière d’un escalier. À l’intérieur du mur, un passage a été aménagé pour pouvoir découvrir les entrailles de la création de ce danois de 41 ans qui a su se bâtir une solide réputation en étant seulement actif depuis une dizaine d’années. C’est son bureau qui est chargé de construire le complexe 2 World Trade Center, destiné à remplacer les Tours Jumelles écroulées le 11 septembre 2001. Du côté de nos pénates, BIG s’occupe également de la création d’EuropaCity, vaste projet architectural devant ouvrir en même temps que le Grand Paris.

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Le pavillon 2016 © Bjarke Ingels Group (BIG)

Ingels définit son pavillon comme une structure pour laquelle il a utilisé les éléments les plus fondamentaux de l’architecture, avant de tout simplement les « ouvrir », pour mieux en révéler toute la richesse sous une apparente simplicité. D’un côté, le pavillon ressemble à une sorte de mur composé de pixels blancs géants. De l’autre, la structure s’étend vers l’avant via une sorte de renflement, conférant un élégant volume à la construction.

Le pavillon doit ouvrir ses portes le vendredi 10 juin, mais révélera tous ses mystères seulement une fois la nuit tombée… En effet, la fibre de verre en tant que matière principale n’a pas été choisie par hasard. Translucides, disposés en quinconce, les blocs provoquent toute une série d’illusions d’optique qui devraient faire le bonheur des visiteurs.

Une fois l’obscurité installée, des lumières bleues et grises illumineront la fibre de verre, donnant le sentiment que l’on passera à travers une crevasse de glace. Certains esprits un peu facétieux ont déjà lâché le mot : « Minecraft » ! Personne ne nous dit si Bjarke Ingels a dû utiliser une pioche en diamant pour construire son pavillon, cependant…

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Le pavillon 2016 © Bjarke Ingels Group (BIG)

Bjarke Ingels voulait que « son » pavillon incarne toute la philosophie de son bureau d’architectes Bjarke Ingels Group (surnommé « BIG ») : partir d’une idée et en incarner une seconde une fois la structure achevée. Ainsi, la structure 2016 débute-t-elle par un mur avant de devenir un couloir, c’est un portail qui devient un espace, une grande étagère qui devient pavillon. Pas question de choisir, les constructions doivent être polymorphes et multifonctions !

Un bâtiment multifonction qui se dresse tout de même du haut de ses quatorze mètres, faisant de lui l’installation la plus ambitieuse de toute l’histoire des commissions de la Serpentine Gallery. Ingels ne s’en cache pas : il cherche à marquer les esprits avec sa construction, et pourquoi pas donner un sérieux coup de pouce à son agence BIG, qui prévoit d’ouvrir de tous nouveaux bureaux dans Londres même. Si le bureau d’architecte ne manque pas de projets à l’international, le pavillon 2016 servira indéniablement de vitrine pour Bjarke Ingels et ses ambitions…

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