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Mucem : l’expo qui vous fera (vraiment) connaître Picasso

Jéremy Billault 8 juin 2016

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Cet été à Marseille, le Mucem accueille une exposition vaste et originale autour d’un artiste que l’on commence à pourtant bien connaître : Pablo Picasso. Concentrée autour de l’amour de Picasso pour les traditions populaires qui le marqueront tout au long de sa vie, l’exposition laisse une grande place au folklore, à l’esthétique des « racines » de l’artiste et à ses expérimentations les pus incroyables, de la céramiques à l’orfèvrerie, du métal… jusqu’au tapis. Visite passionnante et pleine d’émotion. 

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Banderillo, 1959 ©Succession Picasso 2016

« Une rétrospective pour des artistes comme Picasso, cela n’a plus vraiment de sens aujourd’hui. » Joséphine Matamoros et Bruno Gaudichon le confirment, leur projet d’une exposition consacrée à Pablo Picasso était ambitieux : donner à voir des chefs-d’oeuvre et des pièces inédites et un nouveau regard, de nouvelles perspectives, à un artiste que l’on connait bien. Et c’est à Marseille, dans un musée où ne l’attendait peut-être pas, que ce Picasso-là, marqué par ses origines et toujours ouvert à de nouvelles expériences, nous est présenté. Car oui, Picasso et le Mucem sont, en quelques sortes, liés. Liés à travers un homme, Georges Henri Rivière. Georges Henri Rivière, pour le présenter, était un muséologue, créateur du Musée national des arts et traditions populaires, ouvert à Paris en 1937 et fermé près de 70 plus tard, en 2005. Les collections de ce musée unique ont récemment été transférées à Marseille, où elles forment une bonne partie de la collection permanente du Mucem que l’on connait aujourd’hui. Georges Henri Rivière était un ami de Pablo Picasso, avec qui il partageait cette passion des arts populaires, celle qui l’a tant inspiré et qui est au cœur de l’exposition de cet été.

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La guenon et son petit, 1951 ©Succession Picasso 2016

L’Histoire de Picasso et des arts populaire commence tôt. Très tôt même, quand, enfant, il est plongé dans un quotidien gorgé de traditions qui seront, d’une façon très directe le sel de son travail de jeunesse, dont le Mucem expose quelques exemples plutôt touchant. On pense notamment au Petit Picador, l’un des premiers tableaux de l’artiste, si ce n’est le premier, peint à l’âge de 8 pas par un Picasso enfant fasciné par la tauromachie et par son univers, son ambiance, ses couleurs et son folklore. Mais ces inspirations précoces ne le quitteront jamais : la Corrida, les ex-voto, les images de son Espagne natale prendront une toute autre profondeur. On croise des portraits en costumes traditionnels, des guitares, des instruments de musique, des coiffes, tout un imaginaire forgé par des les premiers chocs esthétiques d’un génie naissant, par ce qui deviendra rapidement une nostalgie créatrice sans limites.

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  Pablo Picasso, Colombe de la paix 1950, ©Succession Picasso 2016

Dans un mouvement chronologique plutôt pertinent, le Mucem prolonge le voyage au cœur des racines perpétuelles de Pablo Picasso, à travers des rencontres. Des rencontres fructueuses. A partir de la fin de la Seconde Guerre Mondiale, Picasso s’intéresse à différentes techniques, différentes pratiques artisanales qui pourraient étancher sa soif de nouvelles formes. Si le hasard fera parfois bien les choses, Picasso provoque lui-même certaines rencontres avec des artisans talentueux issus de différents domaines. Ainsi peut-on admirer au Mucem des Picasso plutôt inhabituels : beaucoup de céramiques (Picasso se prend d’une passion pour la poterie qui durera des années), mais aussi des pratiques qui surprennent, de l’orfèvrerie à la linogravure en passant par la tapisserie, le métal et le béton.

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En plus de représenter les traditions et les arts populaires, Picasso met tout en oeuvre pour les recréer, les perpétrer et les faire entrer en résonance avec la modernité dans un processus de création purement traditionnel. Et évidemment, ou pas, il y a des chefs-d’oeuvre, des plats devenus une arène dans laquelle on plonge sans s’en apercevoir,  une tête de taureau créée à partir à partir d’un guidon et d’une selle de vélo, une fausse naïveté nostalgique englobe l’exposition : celle d’un éternel enfant, curieux de la matière, de la sensation qu’elle provoque quand on la travaille et de son potentiel esthétique. On connaissait ce Picasso-là, mais son œil espiègle et attendrissant surgit dans chaque pièce, du tableau monumental au tapis, de la sculpture à la poterie facétieuse. Et ça fait du bien.

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