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D’days : 5 jours de Design et de belles expos aux Arts Décoratifs

Jéremy Billault 1 juin 2016

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Jusqu’au 5 juin prochain, plusieurs endroits dans Paris accueillent la 16ème édition des D’Days, événement majeur en matière de design. Si la programmation, extrêmement riche, a décidé de restreindre le nombre d’événements par rapport aux éditions précédentes pour plus de qualité, les jours qui arrivent seront très chargés pour les amateurs, comme pour les néophytes. Focus sur la programmation du principal lieu d’exposition du festival : le musée des Arts Décoratifs.

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Dune, Daan Roosegaarde © Studio Roosegaarde

Le cinéma avait Cannes, le théâtre avait Avignon, le design a les D’Days. C’est avec ce postulat un tantinet hyperbolique que René-Jacques Mayer a ouvert l’édition des D’Days, le festival qu’il dirige, le 30 mai dernier. Pour sa 16ème édition, ce festival de design a décidé d’appliquer sur lui-même l’un de ses principes fondamentaux : montrer moins, mais montrer mieux, malgré sa présence dans un certain nombre d’institutions parisiennes (le progamme complet ici). Comme un retour aux origines, l’exposition centrale du festival (qui s’achèvera le 5 juin prochain) se déroule aux Arts Décoratifs où plusieurs artistes et un pays invité proposent des travaux extrêmement intéressants.

Taïwan, invité de prestige

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L’un des bijoux de papier de Chu-Tai Chen © Chu-Tai Chen

Plus qu’un pays invité, Taïwan arrive aux Arts Décoratifs avec sa matière : le papier. Historiquement très présent (voire même sacré) dans la culture taïwanaise, le papier permet aux artistes contemporains locaux de réinventer la tradition via un travail précis et minutieux dont les œuvres exposées sont un remarquable exemple. Mention spéciale à l’installation de Xu-Pei Zhang, une sculpture colorée et pleine de détails réalisée de manière artisanale, traditionnelle, à l’heure de l’industrialisation massive du papier, qui offre à l’exposition un belle introduction.

Avec une seule feuille de papier, un autre artiste taïwanais  travaille la matière jusqu’à l’émerveillement : des animaux élégants jaillissent et jouent avec la lumière et les ombres dans une poésie mystique renforcée par le contraste de la sobriété du papier. Cet artiste, Hsin-Fu Hung, a fait le choix de ne pas transformer son matériau, mais de le sublimer, de le travailler brut pour exploiter sa légèreté.

Dans un autre registre, dans une transformation a priori totale, Chun-Tai Chen, elle, transforme le papier avec minutie pour finalement créer… des bijoux. Si l’artiste incorpore du métal dans ses sculptures minimalistes, c’est pour moduler la délicatesse du papier, lui donner une structure, une texture variable que jamais on aurait imaginé associée à la fragilité de sa matière première. Une histoire contemporaine intense, onirique et délicate du rapport entre un matériau et une tradition : une belle partie de ce qu’est le design est là.

Jeux de lumière

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Lotus Model, Daan Roosegaarde © Studio Roosegaarde

Deux autres artistes valent également le détour aux Arts Décoratifs. Le premier est bien connu des plus courageux, de ceux qui ont eu la patience de faire la queue pour découvrir son installation sublime aux Batignolles : le néerlandais Daan Roosegaarde. Dans son exposition, des œuvres qui réfléchissent et réagissent au rapport entre l’objet et le destinataire, l’humain. D’un côté, des petites sculptures sphériques s’illuminent quand on approche ses mains (certains diront magie, d’autres diront Dragon Ball). De l’autre, une pièce plongée dans l’obscurité dont les murs sont longés par des sortes de roseaux. En fonction du son et du mouvement alentours, les roseaux s’illuminent comme s’ils prenaient vie, réagissaient et communiquaient avec les visiteurs.

L’autre artiste de notre sélection est installé plus discrètement dans les collections du musée. Ramy Fischler, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a installé des écrans dont l’utilité paraît simple : il servent a éclairer la pièce. Comme un objet connecté, l’un des écrans peut emmètre de la lumière selon une puissance variable d’une dizaine de niveaux. Seulement voilà, la lumière est produite par un film représentant un, puis deux, puis dix personnes brandissant des torches : un outil humain, un design connecté qui se fond parfaitement dans le décor luxueux des collections permanentes du musée. Les D’Days et leurs expositions s’achèvent le 5 juin mais d’ici-là, le design sera partout, alors profitez-en !

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