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Diane Arbus comme vous ne l’avez jamais vue…

Agathe Lautréamont 27 mai 2016

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À partir du 12 juin prochain, le Met Breuer de New York ouvrira une exposition qui s’annonce déjà comme inédite, se focalisant sur la photographe de rue américaine Diane Arbus. Dans cet événement intitulé « Diane Arbus : the beginning » (Diane Arbus : au commencement), l’accrochage proposera au public des images rares, et inconnues du grand public. Des clichés témoignant des débuts de la pratique d’Arbus, en tant que toute jeune photographe…

Diane Arbus The Estate of Diane Arbus LLC

© Diane Arbus – The Estate of Diane Arbus LLC

On parie que tous les amoureux de photographie vont, en juin prochain, se donner rendez-vous au récemment inauguré Met Breuer de New York (qui a ouvert ses portes en mars dernier), tant l’exposition qui s’y prépare a de quoi susciter bien des attentes. Si Diane Arbus est une photographe très célèbre du milieu du XXe siècle entrée dans l’histoire de la photographie de rue, à tel point que certains de ses clichés sont devenus de véritables images d’Épinal, il n’en demeure pas moins que les tous premiers balbutiements de sa carrière dans le monde de l’image demeurent mal connus.  Aussi, dans l’optique de lever un coin de voile sur les débuts de cette photographe, le Met Breuer va-t-il présenter un ensemble unique d’images, dont la grande majorité n’a encore jamais été vue du public.

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Couverture du magazine Evergreen, en 1963 © Diane Arbus – The Estate of Diane Arbus LLC

C’est donc un ensemble d’une centaine de clichés, pris au hasard des pérégrinations citadines de Diane Arbus, que le nouveau musée (installé sur l’ancien emplacement du Whitney Museum) va exposer. Peu connus, rarement vus, mêmes les spécialistes de Diane Arbus iront de surprise en surprise. Ces images tendent à approcher sous un nouvel angle le travail d’une des artistes les plus influentes, mais aussi les plus provocantes du XXe siècle.

Tous les clichés ont été pris durant les sept premières années de sa carrière, couvrant donc une période allant de 1956 à 1962. C’est durant ces temps décisifs que l’artiste a affirmé son style idiosyncratique et son approche insolite de la prise de vue. Un style incisif, volontairement provocateur, qui aura valu à l’artiste de nombreuses critique de son vivant, mais également des acclamations d’une part de la critique qui louait sa constante recherche d’originalité et son œil neuf sur l’esthétique photographique.

Diane Arbus travaillait avec des pellicules de 35mm, le format le plus courant en photographie argentique. Pourtant, ce choix classique n’a pas empêché l’artiste de développer rapidement un style qui allait très vite faire sa renommée. Ses premières photographies, bien que l’on y sente une forme de balbutiement tout à fait logique, se révèlent incroyablement riches, et fleurent déjà ce fameux parfum de scandale qui allait émailler la fin de sa carrière. L’artiste s’est formée au contact de son compagnon, Allan Arbus, qui avant de devenir acteur, était photographe de mode.

L’influence de son mari est palpable dans sa manière de composer ses premiers portraits, mais très vite, la « patte » Arbus naît, se dégage, s’affirme. Diane Arbus, lorsqu’elle traitait du sujet de la photographie de rue dans ses interviews, parlait d’une « divinité des choses ordinaires ». En somme, une invitation à voir la beauté et l’exceptionnel partout, tout autour de nous. Il suffit d’ouvrir l’œil… et le diaphragme.

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