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À la Maison de l’Amérique Latine, rencontre avec la jeune scène équatorienne !

Agathe Lautréamont 25 mai 2016

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Selon les propres mots du commissaire de l’exposition, tout part de rencontres. Lors d’un voyage en Équateur, Bernard Marcadé a rencontré de nombreux artistes, jeunes et moins jeunes, mais qui tous partageaient ce même point commun : leur attachement, presque viscéral, à leur pays. À l’heure de la mondialisation galopante et irraisonnée, comment ce petit pays d’Amérique du sud trouve-t-il sa place ? Comment affirmer son identité et ses caractéristiques à travers l’art ? Focus sur trois des artistes présentés dans l’événement Chaupi-Aequator, qui chacun à leur manière, tentent de répondre à cette question…

Estefania Peñafel Loaiza

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Estefania Peñafel Loaiza, Une certaine idée du Paradis, 2006 © Maison de l’Amérique Latine

Sur un grand mur blanc de la Maison de l’Amérique Latine, par un fin tracé de couleur brune, s’étend l’oeuvre de l’artiste Estefania Peñafel Loaiza. Celle-ci consiste en une reproduction d’une illustration que l’on peut trouver dans un très vieil ouvrage, El primer y nueva cronica y buen gobierno, écrit et illustré par l’Inca Guaman Poma de Ayala en 1615. Le dessin est épuré, simple, ancré dans une époque qui pourrait nous sembler révolue mais qui, pourtant, entre en résonnance avec notre époque contemporaine. Que voit-on sur ce dessin ?

Deux personnages se font face : le roi Inca, tenant des fèves de cacao et un conquistador espagnol dont les mains sont pleines d’objets en or. En langue Quechua, l’Inca demande à l’homme qui lui fait face : « Que mangez-vous ? » et son interlocuteur de lui rétorquer : « Nous mangeons de cet or ». L’histoire pourrait être transposée en notre XXIe siècle, tant sa portée est contemporaine. Peut-on vraiment se contenter uniquement de biens matériels ? Peut-on devenir véritablement aveuglé par la richesse ? Peñafel Loaiza semble répondre que oui, dans une œuvre poignante. Le tracé du dessin a été réalisé à partir de chocolat fondu.

Maio Alvear

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Maio Alvera, Where the sun casts no no shadow, 2015 © Maison de l’Amérique Latine

Là où le ciel ne jette pas d’ombre. C’est le titre mystérieux de l’œuvre de l’artiste Maio Alvear, au contenu d’ailleurs, tout aussi mystérieux. Celle-ci se présente sous la forme d’un texte simplement reproduit sur les murs de l’exposition. Ces lignes sobres décrivent comment, au XVIIe siècle, les européens débarqués sur le continent sud-américains, armés de leurs velléités conquérantes et dominatrices, cherchèrent à cartographier la région. Mais surtout, des scientifiques parmi eux établirent avec précision à quel endroit passe précisément l’équateur terrestre, ce parallèle, cette ligne imaginaire tracée tout autour de la Terre et à mi-chemin des deux pôles. Ce trait marque une nette, arbitraire, brute séparation entre les deux hémisphères, nord et sud.

Noms, dates à l’appui, l’œuvre de Maio Alvear semble simple, comme un simple paragraphe tiré de la première encyclopédie qui pourrait nous tomber sous la main. Jusqu’à ce que notre attention soit attirée par une petite lampe de poche posée sous le texte. Avec celle-ci, nous sommes invités à éclairer le mur, et révéler en fait un lettrage blanc, invisible, que l’on peut seulement lire en jouant avec les ombres des lettres en relief, projetées par la lampe électrique. Ces lignes, cachées, expliquent comment les premières populations amérindiennes avaient déjà, des siècles avant l’arrivée des conquérants, établi le tracé de l’équateur…

Saskia Calderon

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Saskia Calderon, Formule chimique, 2016 © Maison de l’Amérique Latine

C’est là un drame de notre modernité, si classique, si fréquent, que l’opinion publique ne semble nullement vouloir s’en soucier. Aux abords de la forêt amazonienne, là où s’est établi depuis longtemps le peuple Secoya, un champ de pétrole a été trouvé dans le sous-sol. Que vaut la préservation d’une faune et d’une flore luxuriante, que vaut le respect du territoire d’une population ancestrale, face à l’exceptionnelle manne financière que représente une exploitation pétrolière ? Saskia Calderon, qui en plus d’être artiste se révèle musicienne, a décidé d’illustrer ce problème de façon pour le moins originale.

En partant de la structure chimique du pétrole, en s’inspirant de la forme prise par les molécules qui le composent, Calderon a imaginé une composition musicale, un chant, qui allierait les dérives de notre époque contemporaine avec un hommage à ces populations qu’on oublie au nom de la richesse. Sur les murs de la salle d’exposition, se mêlent les signes hiéroglyphiques de la molécule de pétrole et les signes savants de l’écriture musicale. Les portées entrent en résonnance avec la science, et une voix lyrique nous transporte dans un autre monde.

CHAUPI-AEQUATOR

25/05/2016 > 20/07/2016

Maison de l’Amérique latine

PARIS

La première exposition en France d’artistes équatoriens. L’Equateur est le seul pays au monde qui porte le nom d’un repère géograp...

Exposition terminée
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