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À Baltimore, dénoncer le racisme via le street-art

Agathe Lautréamont 19 mai 2016

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Du côté du quartier populaire de Sandtown, dans la ville américaine de Baltimore, on se souvient de Freddie Gray, cet afro-américain décédé des suites de violences policières. La mort du jeune homme avait enflammé l’opinion publique et provoqué les émeutes de Baltimore, en avril et mai 2015. Un an après le drame, des artistes de rue se sont emparés de ce symbole pour dénoncer, via leur art, le racisme et la violence qui gangrènent encore la société américaine.

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© JM Giordano – The Guardian

Utiliser l’art pour faire passer des valeurs de compréhension mutuelle, de respect, et dénoncer toute forme de violence. C’est l’objectif de nombreux street-artists américains qui ont investi au fil des mois et depuis un an maintenant, les murs de Baltimore, petite ville de l’État du Maryland aux États-Unis.

Il y a un an, la commune avait été le théâtre de vastes manifestations suite au décès de Freddie Gray, mort suite à des violences policières qui avaient été filmées et diffusées sur internet. Ces images avaient remis sur le devant de la scène la question du racisme aux USA, et celle de l’impunité des forces de l’ordre qui n’hésitent pas à faire montre d’une grande brutalité.

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© JM Giordano – The Guardian

Çà, le mur d’une boutique de produits asiatiques incendiée lors des manifestations de Baltimore, qui a été redécoré par l’artiste de rue Gaia. On y voit les symboles du mouvement Black Power et un portrait de l’ancien propriétaire de la boutique qui a été ravagée par les flammes. Là, c’est une très longue fresque réalisée par le collectif Justice League NYC qui dénonce avec force les violences de la part des forces de l’ordre américaines, le long de Pennsylvania Avenue.

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© JM Giordano – The Guardian

Du côté de North Avenue, le graffeur américain SORTA s’est inspiré d’une photographie par le reporter JM Giordano prise lors des émeutes de Baltimore. Sur cette image, on voit un manifestant lever son poing en guise de protestation. Le street-artist a repensé cette image avec sa propre patte, livrant une œuvre intitulée « Justice ». Il suffit de faire quelques pas plus loin, et l’on croise la figure immanquable du mouvement des Civil Rights, Martin Luther King, dont le nom et les discours sont entrés dans l’Histoire.

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© JM Giordano – The Guardian

Un peu plus loin, un pan de mur est entièrement dédié au visage de l’activiste, écrivain et artiste Kwame Rose, qui s’était rendu célèbre lors des émeutes de Baltimore pour avoir tenu tête à un journaliste, en direct sur la chaîne Fox News. Le jeune homme avait alors critiqué la couverture que faisait la chaîne de TV des événements de Baltimore, pointant du doigt leurs reportages clairement orientés politiquement et qui auraient cherché à peindre en noir le tableau de la situation lors des émeutes contre les violences policières. L’œuvre est signée de l’artiste de rue Nether.

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© JM Giordano – The Guardian

Aux côtés du visage de Freddie Gray, on rencontre celui de Trayvon Martin, un autre jeune afro-américain de 17 ans, abattu d’une balle dans le dos par un policier tandis qu’il prenait la fuite. L’affaire, datant de 2012, avait également fait grand bruit aux États-Unis. Enfin, impossible de ne pas croiser les traits du président Barack Obama, accompagné d’une citation de ce dernier : « Si vous suivez le droit chemin et que vous avez la ferme intention de poursuivre sur cette voie, vous finirez par vous améliorer ».

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© JM Giordano – The Guardian

Face à ces nombreuses fresques de street-art, on ne peut évidemment que penser aux œuvres réalisées à Belfast, en Irlande du Nord, racontant l’histoire récente tourmentée de cette ville, qui était devenue le symbole de l’opposition entre catholiques et protestants en Irlande. Aujourd’hui, les œuvres sont toujours admirées par les visiteurs, qui apprennent par l’art les revendications des Irlandais, et alarment les consciences. Un objectif également recherché par les fresques qui ornent aujourd’hui les rues de Baltimore.

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