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Qui sont les quatre artistes sélectionnés pour le Turner Prize ?

Agathe Lautréamont 17 mai 2016

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Ils sont quatre. Quatre artistes britanniques à avoir été sélectionnés pour concourir au prestigieux Turner Prize, récompense annuelle décernée à un artiste de moins de cinquante ans et organisé par la Tate Britain de Londres. Trois femmes, un homme et quatre univers à découvrir. Rendez-vous au mois de décembre pour connaître le nom de l’heureux lauréat !

Anthea Hamilton

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Anthea Hamilton © Turner Prize 2016 – Tate

Remarquée à l’occasion de son exposition déjantée Lichen ! Libido ! Chastity ! organisée au Sculpture Center de New York, Anthea Hamilton est célèbre pour son humour, son cynique et son utilisation totalement assumée du kitsch. Lors de cet événement, elle avait exposé une sculpture représentant une paire de fesses rebondies émergent d’un cadre en briques. Son environnement artistique fait la part belle aux questions très sérieuses de l’identité comme aux sujets plus légers issus de la pop-culture.

En France, elle avait été exposée à la Biennale de Lyon et au Palais de Tokyo. Touche-à-tout, Hamilton se dit volontiers inspirée par des atmosphères aussi diverses que le théâtre kabuki japonais ou la musique disco des années 80, produisant des œuvres qui n’en finissent pas de surprendre tant elles sont inclassables. Cependant, sous couvert d’un humour mordant, la jeune créatrice est capable d’aborder des thématiques plus sérieuses décriant notre monde contemporain. Et pour cela, Hamilton sculpte toutes les matières, pour un univers certes étrange, mais qui ne laisse jamais indifférent.

Josephine Pryde

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Josephine Pryde © Turner Prize 2016 – Tate

Quand on évoque le nom de Josephine Pryde, on pense principalement à son travail de l’image. Spécialisée dans la photographie, l’artiste de 49 ans n’hésite cependant pas à mêler les codes lors de ses expositions, en ajoutant dans ses accrochages des sculptures ou des installations interactives. L’artiste a déjà à son pedigree une participation à l’événement « New Photography 2013 » organisé au MoMa de New York, mais c’est suite à son exposition au CCA Wattis de San Francisco qu’elle a été retenue pour concourir au Turner Prize.

À cette occasion, l’artiste avait accroché un ensemble de photographies de mains de femmes caressant divers objets électroniques de notre vie quotidienne. Jusque-là, rien de surprenant. Sauf que les visiteurs avaient été invités à visiter cet accrochage d’une manière un peu particulière : ils admiraient les photos confortablement installés sur un petit train électrique qui faisait le tour de la salle. Une façon de se moquer gentiment du petit monde de l’art contemporain et de ses codes parfois hermétiques que seuls les initiés peuvent comprendre.

Helen Marten

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Helen Marten © Turner Prize 2016 – Tate

Voici la cadette du cru 2016 du Turner Prize. Âgée de trente ans, cette jeune créatrice cumule les bonnes nouvelles puisqu’elle est également nommée pour concourir au tout premier prix britannique dédié exclusivement à la sculpture contemporaine : le Hepworth Prize (du nom de la célèbre sculptrice Barbara Hepworth). Remarquée au moment de la présentation de son projet à la biennale de Venise 2015, Marten avait également été saluée par la critique au moment de son exposition personnelle organisée à la galerie Greene Naftali de New York, en début d’année.

Le travail d’Helen Marten est complexe et ses sculptures sont toujours composées à partir d’un grand nombre d’objets hétéroclites ramassés çà et là, pour une œuvre finale donnant tout dans le même temps un sentiment d’unité et de chaos. L’idée est d’inviter le spectateur à se rapprocher au plus près de l’œuvre finale, pour en détailler toutes les subtilités. Du fait du caractère composite de ses œuvres, ces dernières échappent à toute tentative de codification et de classement.

Michael Dean

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Michael Dean © Turner Prize 2016 – Tate

Last but not least, voici le seul homme de la sélection 2016 pour le Turner Prize. Michael Dean a été présélectionné pour le prestigieux prix suite à son exposition solo à la South London Gallery de Londres (intitulée Syc Glyphs) et au De Appel Arts Centre d’Amsterdam, l’année dernière. L’univers de l’artiste consiste en des sculptures totalement abstraites construites à partir de matériaux issus de l’industrie, qui tendent à donner corps à un langage inventé par le créateur.

Fasciné par l’écriture, ce sujet court à la manière d’un fil rouge tout au long de son travail. Peut-on représenter physiquement le langage ? Peut-on trouver une autre façon de s’exprimer tout aussi clairement ? Tout son travail est là : tenter de matérialiser une langue avec des sculptures.

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