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Une exposition hommage à Zaha Hadid organisée à la Biennale d’Architecture de Venise

Agathe Lautréamont 16 mai 2016

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Zaha Hadid, décédée le 31 mars dernier d’une crise cardiaque, laisse un vide immense dans le monde de la création contemporaine. Afin de rendre hommage à cette grande dame, la Biennale d’Architecture de Venise prévoit une grande exposition centrée sur les ultimes créations de l’architecte…

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Hamburg, 1989 © Zaha Hadid Architects

Fauchée à 65 ans, alors au sommet de sa carrière, Zaha Hadid fourmillait de projets, certains débutés, d’autres à peine esquissés. Et afin de rendre hommage à l’imagination débordante comme à l’ambition démesurée de la créatrice irako-britannique, un ensemble de dessins préparatoires, plans et maquettes ont été sélectionnés afin de monter une exposition-hommage à l’architecte disparue il y a quelques semaines.

La Biennale d’Architecture de Venise (en alternance avec la Biennale d’art contemporain), qui se tiendra dans la lagune du 28 mai au 27 novembre, présentera donc pour la première fois au grand public des travaux qui ne sont pas censés être connus ni exposés, puisque simples esquisses d’un vaste projet encore à venir. Certains dessins dateront des débuts de la carrière de Hadid, qui s’étira sur près de quarante années.

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Zaha Hadid, Caserne de pompier de Weil am Rhein © Archidaily.org

Projets à venir

C’est ainsi qu’à l’intérieur du Palazzo Franchetti, surplombant le grand canal de Venise, la rétrospective explorera les projets que Zaha Hadid entendait bien concrétiser. Parmi les bâtiments qu’elle espérait réaliser dans un futur proche, on trouve par exemple la galerie des mathématiques au sein du Musée des Sciences de Londres, dont l’ouverture est programmée pour le mois de décembre prochain. L’ensemble a été achevé par l’équipe de designer de Hadid.

Les visiteurs pourront également admirer une étude en relief d’un gratte-ciel résidentiel qui s’élèvera bientôt dans les nuages de New York ; l’achèvement des travaux étant prévu pour le début de l’année 2017. Certaines œuvres, peut-être trop en avance sur leur temps, n’ont jamais vu le jour, comme une idée d’opéra pour la ville de Cardiff ou un immeuble pour un club privé hongkongais qui avait remporté un concours en 1983.

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Zaha Hadid, Le Maxxi de Rome © Archidaily.org

Hésitations et expérimentations

Que les projets aient été réalisés au début de la carrière de Zaha Hadid ou esquissés peu de temps avant sa mort, des peintures, des dessins et des maquettes seront là pour mettre en lumière la méthode de travail de l’architecte. Recherches, études, essais et repentirs jalonnent ses travaux préparatoires, mais la créatrice n’hésitait pas à imposer des idées novatrices, inspirées du constructivisme. Ses bâtiments, tous réalisés dans un style imposant, presque dramatique, lui valurent de s’imposer très rapidement dans une sphère presque exclusivement masculine.

Dans diverses interviews, Zaha Hadid expliquait qu’elle travaillait par fragmentation pour créer une construction. En superposant des dessins les uns sur les autres, en ajoutant successivement de nouveaux éléments qui venaient offrir à l’ensemble un nouveau visage, l’architecture devenait une démarche archéologique inversée, amenant à un processus de conception couche par couche jusqu’à l’obtention de la structure finale.

Porosité et progression sont donc les maître-mots de Hadid, dont la méthode de travail est révélée dans une exposition exceptionnelle. Enfin, une salle un peu à part de l’exposition se centrera sur les trois réalisations les plus célèbres de l’architecte : la caserne de pompier de Weil am Rhein, achevée en 1993 ; le centre d’art contemporain Rosenthal de Cincinnati, terminé en 2003 et enfin, le Maxxi Museum de Rome, ouvert en 2009 et dédié à l’art contemporain.

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