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Le Palais Galliera fait l’inventaire de ses trésors !

Agathe Lautréamont 13 mai 2016

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Que les pièces présentées soient une blouse ayant appartenu à une infirmière anonyme aidant aidé les blessés sur le front de la Guerre de 14, ou une robe arborée par l’impératrice Joséphine de Beauharnais, le Palais Galliera a décidé d’exposer au grand jour de nombreux trésors issus de ses collections ; trop longtemps restés à l’abris des regards. Du XVIIIe siècle à nos jours, découverte de l’événement « Anatomie d’une collection ».

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Si l’on devait retenir une idée centrale à la nouvelle exposition du Palais Galliera, ce serait le message suivant : le vêtement n’est en rien un objet comme un autre. Considérés comme des reflets à part entière d’une époque, d’une classe sociale, d’une aisance financière, d’un statut professionnel ; ils finissent au fil du temps par s’imprégner une partie de leur propriétaire jusqu’à parfois devenir une sorte de double de la personne qui a pu les porter au cours de son existence.

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Dans une première étape qui présente parmi les pièces les plus anciennes du fonds Galliera, les pièces ont appartenu à des figures historiques comme Marie-Antoinette ou George Sand. Mais bien au-delà des noms prestigieux qui leurs sont accolés, ces objets revêtent un aspect très émouvant, autant dans leur poids historique de ce qu’ils peuvent nous raconter de ces périodes révolues quand, plus que jamais, l’habit faisait le moine.

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Les autres salles exposent par la suite la naissance, l’essor et le devenir de la haute-couture. Depuis le XIXe siècle étrangement, il semblerait que rien n’ait véritablement changé, comme si le luxe appliqué à la sphère de l’habillement ne souffrait en aucun cas du cours du temps, et encore moins des évolutions des mœurs et sociétés. On croise dans une vitrine un collet de fourrure, qui a appartenu à la légendaire comédienne Sarah Bernhardt.

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Quelques pas plus loin, nous voici en pleine belle époque face à une robe tout en souplesse et légèreté qui fut portée par une autre comédienne, Réjane. De temps à autres, l’humour est de mise, comme face à ce curieux chapeau en forme d’escarpin, imaginé par le facétieux Salvador Dali pour sa compagne Gala, et dessinée par le couturier Schiaparelli. Les farces du surréaliste espagnol côtoient indifféremment une robe signée Chanel ou une combinaison sortie de la maison Saint Laurent.

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Vient enfin l’époque des égéries, des stars et des mannequins. L’histoire de la mode est intrinsèquement liée à celle des muses des couturiers, ces femmes à la silhouette qui semblait pouvoir tout porter avec la même élégance, et qui servait comme source d’inspiration inépuisable aux créateurs.

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Avec l’avancée dans le XXe siècle et l’approche du XXIe siècle, les fantaisies se libèrent davantage, comme on peut le voir avec les très nombreux prototypes exposés dans les ultimes étapes du parcours de l’exposition « Anatomie d’une collection ». Des robes au bustier conique signée Jean-Paul Gaultier aux textures reconnaissables entre toutes qu’affectionne Azzedine Alaïa, certaines créations sont à couper de souffle par leur inventivité et leur grain de folie.

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Photographies : Agathe Lautréamont

ANATOMIE D'UNE COLLECTION – 2E PARTIE

03/11/2016 > 12/02/2017

Palais Galliera

PARIS

Du 3 novembre 2016 au 12 février 2017 : Suite & prolongation de l’exposition "Anatomie d’une collection" qui deviendra "Anatomie d’un...

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