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Aux beaux jours, les trésors de Vaux le Vicomte se dévoilent…

Agathe Lautréamont 12 mai 2016

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Pour sa saison culturelle 2016, le château de Vaux le Vicomte a décidé de revoir ses classiques. Tout au long des beaux jours de printemps et jusqu’au début de l’automne, le public est invité à découvrir une programmation autour de deux figures incontournables du XVIIe siècle : Charles le Brun et Jean de La Fontaine. Le tout, étayé par une médiation renforcée et une expérience de visite repensée.

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Moins connu que son illustre voisin le château de versailles, le domaine de Vaux le Vicomte est un véritable bijou de patrimoine français, brillant par sa conception dirigée par deux grandes figures du XVIIe siècle : Louis le Vau (1612-1670) et André le Nôtre (1613-1700).

Pensés à deux têtes, par celui qui est considéré comme le créateur du « style Louis XIV » en architecture et par le célèbre jardinier du roi à l’origine du parc de Versailles, jardin et palais de Vaux le Vicomte sont d’une richesse étonnante, mais tout en demeurant à taille humaine ; pour une découverte qui fera sentir au public qu’il n’est pas seulement un simple visiteur, mais bel et bien un invité au sein de ce qui fut le rêve de Nicolas Fouquet.

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Pour sa programmation 2016 donc, le domaine a choisi des thématiques étroitement liées à son âme mais également à son histoire quelque peu mouvementée. Après avoir célébré l’année dernière les 400 ans de la naissance du tout premier propriétaire des lieux Nicolas Fouquet (1615-1680), place à deux fameux personnages de l’histoire de France : un artiste peintre et un écrivain dont on a tous appris les fables à l’école…

À la rencontre de Charles le Brun

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Artiste peintre mais aussi décorateur, Charles le Brun (1619-1690) aura eu une existence bien remplie. Directeur de l’Académie royale de peinture et de sculpture, tête pensante de la manufacture royale des Gobelins, il est nommé « Premier peintre du Roi » en 1664, après que Louis XIV a remarqué son grand talent lors de sa découverte des fresques réalisées par celui-ci à Vaux le Vicomte, à la demande du surintendant des finances Nicolas Fouquet.

Et justement au sein de Vaux, il ne suffit pas de déambuler dans les différentes pièces richement ornées qui constituent le parcours de visite. Il convient également de lever le nez ! Car toutes les magnifiques peintures que l’on pourra admirer, ornant les murs et les plafonds du château de Fouquet proposent en vérité une véritable synthèse esthétique des tendances que l’on rencontre au cours de la première moitié du XVIIe siècle.

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Et cette prédominance de la peinture dans les riches palais français, on la doit en partie à cet artiste qu’est Charles le Brun. Parmi les stucs et les dorures de Vaux, s’ébattent des figures tirées de la mythologie grecque et romaine. Çà et là, on croise un bestiaire fantastique au milieu duquel, bondissant et malicieux, on retrouve toujours l’omniprésent écureuil. Le petit rongeur économe est en effet le symbole du surintendant des finances de Louis XIV.

Fouquet, en patois, signifie écureuil ; d’où ce choix héraldique. Aussi, afin de mettre en avant cette figure indissociable du château, Vaux le Vicomte a décidé d’un partenariat avec le Musée du Louvre-Lens (qui prépare une grande exposition dédiée à Le Brun), pour lequel le château a prêté quelques œuvres de sa collection. En sus, le domaine organise un colloque, intitulé « Nouveaux regards sur Charles le Brun », qui se tiendra du 26 au 27 mai.

Sur les traces de Jean de La Fontaine

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Seconde étape majeure de la saison culturelle 2016 concoctée par le domaine de Vaux le Vicomte : la découverte d’un des écrivains du XVIIe les plus fameux, et dont nous avons tous appris par cœur au moins une fable : le poète et moraliste Jean de La Fontaine.

C’est à partir de 1658 que l’homme de lettres se met au service de Nicolas Fouquet alors au faîte de sa gloire. Le surintendant des finances de Louis XIV, en plus d’un homme dévoré d’ambition, était également un grand amateur d’art et fervent défenseur des Lettres françaises.

C’est ainsi qu’à Vaux le Vicomte, il sut s’entourer de peintres, sculpteurs, musiciens et bien sûr, écrivains. Dans ce cadre, La Fontaine écrivit de nombreux poèmes en l’échange d’une pension que lui versait Fouquet. Le plus célèbre d’entre eux, « Le Songe de Vaux » rédigé à la gloire du domaine et de son propriétaire, restera cependant inachevé suite à la chute du surintendant des finances.

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Cette protection financière ne durera donc pas longtemps. En 1661, Nicolas Fouquet est arrêté sur ordre du roi, pour malversations. Choqué par l’arrestation de son protecteur, Jean de La Fontaine saisit la plume à partir de 1662 pour composer un texte prenant la défense de son protecteur, intitulé « L’ode au Roi », avant de persévérer avec « L’élégie aux nymphes de Vaux ». Malheureusement, ces textes demeureront lettres mortes…

Afin de célébrer Jean de La Fontaine, qui séjourna à plusieurs reprises dans le château, le domaine de Vaux le Vicomte a dédié toute une série d’événements au plus célèbre des fabulistes, qui s’étireront de septembre à octobre. Dans un cycle mêlant parcours revisité des salles du palais, animations, conférences et interventions de jeunes artistes en résidence, Vaux proposera un cheminement pour partir à la rencontre de celui dont on connaît tous les fables, mais dont on sait bien peu sur la vie et sur le reste de l’œuvre…

Photos : Agathe Lautréamont

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