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Solitaire, l’installation spirituelle de Stéphane Thidet au Collège des Bernardins

Jéremy Billault 7 mai 2016

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Au sein de sa programmation culturelle plutôt riche, le Collège des Bernardins accueille, pour représenter les arts plastiques, une installation de Stéphane Thidet intitulée Solitaire, produite et financée avec le soutien de Rubis Mécénat, son commanditaire. Dans l’architecture atypique de l’ancienne sacristie, l’artiste a installé deux structures de bois, suspendues au-dessus d’un parterre d’eau dont on peine à évaluer la profondeur. Les éléments se rencontrent, les mouvements se répètent, on regarde, on contemple et, après quelques minutes, on ne veut plus partir…

© Stéphane Thidet

C’est une installation, une échappatoire, un voyage et une invitation à la contemplation. Pour le Collège des Bernardins (Paris, Vème), l’artiste Stéphane Thidet a investi l’ancienne sacristie en y créant Solitaire, une installation dépaysante qui transforme totalement l’architecture environnante pour créer un véritable espace de réflexion et de  spiritualité, commandée. Tout commence avec l’eau, l’élément central de l’installation,  qui occupe le sol devenu instable et difficile à percevoir : un fil d’eau ou une dizaine de mètres de profondeur, on ne saurait le dire. Dans l’espace, deux structures de bois tournent paisiblement, leurs ombres dansent sur les murs, leurs extrémités effleurent parfois la surface de l’eau : une rencontre poétique, une litanie de mouvement et de lumière exceptionnelle.

On ne saurait dire si le mouvement se répète ou s’il est aléatoire, les deux immenses structures de bois apparaissent légères, suspendues avec une grâce infinie qui atteint son paroxysme au moment précis où il rencontre la profondeur abyssale des ténèbres de l’eau : le bois, l’eau, la lumière et les ombres s’agitent en une seconde d’harmonie absolue. Il ne s’agit donc « que » d’une installation, mais cette installation pourrait être un spectacle de plusieurs heures : l’atmosphère est apaisante (d’un calme presque religieux, tiens donc), agréable et intense à la fois, gracieuse dans un cadre qui, avant toute chose, imposait déjà un certain respect.

« Il s’agit de mettre en confrontation, en contact, deux états de nature différente, déclarait l’artiste avant de réaliser le projet. J‘aimerais d’une part rendre le sol instable, mouvant, pour qu’il ne puisse plus accueillir le corps. Je voudrais aussi mettre en jeu quelque chose qui soit de nature vivante -l’eau- et un objet que je considère en « coma », un objet inerte« . Cet objet inerte est finalement double, deux grands troncs d’arbres, vivants mais immobiles, soumis à un mouvement permanent. Encore et encore, ce mouvement leur rappelle l’inconstance presque immatérielle de ce vide au-dessus duquel ils risquent presque de s’effondrer : un contact délicat avec la surface comme un rappel permanent à la réalité matérielle de cet espace aux airs d’infini. L’installation de Stéphane Thidet est en accès libre jusqu’au 10 juillet prochain, de quoi laisser le temps au temps et à la contemplation…

SOLITAIRE : STÉPHANE THIDET

01/04/2016 > 10/07/2016

Collège des Bernardins

PARIS

Après Lyes Hammadouche et Pauline Bastard, l’artiste français Stéphane Thidet sera le troisième invité du programme de résidence ini...

Exposition terminée
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