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On sait (presque) ce qu’Olafur Eliasson réserve à Versailles

Jéremy Billault 3 mai 2016

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En juin prochain, Olafur Eliasson dévoilera enfin l’exposition tant attendue qui succédera à celle d’Anish Kapoor au Château de Versailles. De passage à Paris, l’artiste a dévoilé (sans trop en dire) quelques unes de ses idées tout en gardant et en entretenant une grande partie de mystère. Cascade monumentale, jeux de brumes et illusions d’optique, voici ce qu’Olafur Eliasson nous réserve pour cet été.

 

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Olafur Eliasson, Versailles 2016 © Olafur Eliasson

A deux mois du grand jour et de l’ouverture de son exposition à Versailles, l’artiste islando-danois Olafur Eliasson a révélé, dans les grandes lignes, ses projets pour l’intérieur du château et les jardins. Dans les grandes lignes. Car l’annonce de ce début de semaine était avant tout un joli numéro d’équilibriste : dévoiler sans trop en dire. Finalement peu de détails, donc, mais des idées qui donnent déjà l’eau à la bouche.

Histoires d’O(lafur)

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Olafur Eliasson, Versailles 2016 © Olafur Eliasson

Trois états, trois installations : Olafur Eliasson nagera dans son élément, dans l’eau, sous différentes formes. Après avoir investi la place du Panthéon en installant un cadran composé de blocs de glace venus du Groenland, l’artiste compte encore une fois manipuler l’eau, la glace et la brume comme il sait le faire, toujours dans une démarche écologique qui éveillera les consciences. Dans un état d’esprit plus consensuel qu’Anish Kapoor, son prédécesseur, Olafur Eliasson a tenu a intégrer son travail au monument qui l’accueille, dans le plus grand respect possible. Ainsi a-t-il décidé d’installer une cascade immense, monumentale dont la hauteur restera probablement un mystère soumis à l’estimation des visiteurs et qui puisera son eau dans le Grand Canal grâce à système de pompes très puissant. De la terrasse du château comme au plus près de la cascade, l’installation sera gigantesque et subtile, fastueuse et élégante : le succès se dessine, les polémiques s’éloignent.

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Confluence de deux langues glaciaires avec moraines (en sombre), péninsule de Nuussuaq, Groenland © Wikimedia Creative Commons

Outre ce déferlement abondant d’eau liquide, l’artiste a également annoncé deux autres projets à l’extérieur du château. Dans le Bosquet de l’étoile, une oeuvre s’annonce ludique et, encore une fois, très populaire : un jeu de brouillard, de brume dans lequel les visiteurs pourront disparaître et réapparaître en appréciant un jeu de lumière subtil et, avec un peu de chance, quelques arcs-en-ciel fulgurants. Dans un second bosquet, la glace du Groenland fera son grand retour en région parisienne sous la forme d’un jardin couvert de moraines glaciaires, les débris rocheux laissés par les glaciers qui se déplacent. « Cette œuvre évoquera la disparition mais aussi ce qui peut renaître, car ces minéraux sont d’excellents engrais. », a-t-il expliqué.

Baroque ?

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Baroque Baroque, à Vienne © Studio Olafur Eliasson

Pour ce qui est d’occuper l’intérieur du château, on ne sait pas encore tout à fait sur quel pied danser. D’un côté, dans un contexte similaire, au cœur du Palais d’hiver du Prince Eugène, à Vienne, Olafur Eliasson a présenté une superbe exposition intitulée Baroque Baroque, qui pourrait être considéré comme un avant-goût de ce qui se profile cet été. D’un autre côté, l’artiste est resté très évasif, voire mystérieux, concernant ses projets et a déclaré : « Le château est un labyrinthe de secrets qui m’a beaucoup inspiré ». Cette inspiration l’a conduit à renverser les perceptions via (peut-être) des illusions d’optique et des jeux de lumière. Pour concevoir son exposition, Eliasson a visité l’endroit dans la pénombre, armé d’une simple lampe de poche dont il a le secret. Les conclusions qu’il aura tiré de cette expérience lui donneront l’envie de partager le costume d’explorateur qu’il a lui-même endossé, certaines œuvres seront discrètes au point que quelques visiteurs pourront ne pas les remarquer, «le château vous regarde autant que vous regardez le château».

Concernant les détails techniques du projet, rien n’a vraiment été annoncé. On ne sait pas combien coûtera l’ensemble (la machinerie de la cascade devrait être onéreuse) mais l’artiste a annoncé que 40 membres de son studio (qui en compte une centaine) travaillent d’ores et déjà sur le projet. Sur le site du studio en question, deux visuels très travaillés et plutôt oniriques finissent d’entretenir le mystère : la beauté s’ajoute à quelques idées prometteuses, grandioses et spectaculaires, le 3 juin commence déjà à se faire attendre.

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