Votre action a été enregistrée avec succès !



LA NEWSLETTER

Un exceptionnel documentaire sur David Hockney bientôt diffusé !

Agathe Lautréamont 28 avril 2016

Share on FacebookTweet about this on TwitterGoogle+

Après l’annonce de la grande rétrospective dédiée à David Hockney par la Tate Britain de Londres, la chaîne britannique BBC a récemment annoncé la diffusion d’un exceptionnel documentaire sur le célèbre peintre anglais. Le film révélera un pan méconnu du caractère de Hockney et son rapport à la petite sphère de l’art…

hock piscine film movement

David Hockney © Film Movement

Prévu pour être diffusé à l’automne 2016, le documentaire réalisé par Randall Wright et dédié au peintre britannique David Hockney s’attachera à dépeindre un autre personnage non pas public mais privé, dans un portrait très intime. En somme, la prochaine livraison de la BBC Documentary montrera moins Hockney le peintre que Hockney l’homme…

Wright l’a affirmé très vite : ce qui l’intéresse n’est pas le créateur à l’œuvre, mais l’artiste qui se pose de nombreuses questions sur les passions qui nourrissent sa créativité, tandis qu’une caméra discrète et non-invasive se focalisera sur les gloires, nombreuses, mais aussi les échecs de celui-ci. Les fans du peintre moderne ne se trouveront donc pas face à une traditionnelle rétrospective sur son existence et sur ses tableaux.

Pas d’exploration des canons de l’Histoire de l’art, pas de questionnement sur l’évolution de sa technique. Mais au contraire : ce que la chaîne BBC décrit elle-même comme journal intime visuel, sans concession ni précédent.

hock film movement

David Hockney © Film Movement

Les grandes carrières d’artistes immanquables sont en général constituées par des étapes significatives ; incarnées par des erreurs, de l’amour, des cœurs brisés, des tragédies… Des ingrédients que l’on retrouve en nombre dans l’existence de Hockney, ce qui fait de lui un sujet fascinant pour des films et des documentaires.

Pour la réalisation de ce film, David Hockney a accepté en 2014 d’ouvrir ses archives personnelles au réalisateur et dans un sens ouvrir aussi sa propre boîte à souvenirs. Né dans une famille modeste, cet originaire du Yorkshire s’envole à l’adolescence pour les États-Unis avant de s’établir à Los Angeles. La narration du film se fait parfois lacunaire, et certaines voix comme certains visages ne nous disent pas nécessairement dans quel cadre ils ont été amenés à connaître et fréquenter l’artiste. C’est comme si le film cherchait à nous dire que là n’est pas l’important.

affiche du film

L’affiche du documentaire

C’est dans cette optique qu’est interviewé le peintre et photographe Edward Ruscha. La présentation de l’artiste est volontairement laconique, le film en vient à l’essentiel : ce qu’il a à dire sur le peintre de « A bigger splash », rien de plus.

L’approche du documentaire a été pensée à la manière d’un journal intime. Puisque nous parlons de notre propre vie, il ne nous viendrait pas à l’esprit d’écrire à chaque fois une courte biographie de chaque personnage que l’on évoque et qui nous sont familiers. De la même façon, les scènes sont parfois entrecoupées de petits films personnels tournés par Hockney lui-même ou par des membres de sa famille, là encore sans indication de date ni des protagonistes apparaissant à l’écran.

Des petits films de vacances, de vieilles photographies permettent au spectateur de s’immiscer dans l’existence de l’artiste. On le voit enfant à une fête scolaire, ou se promenant dans son appartement avec son habituel flegme so british. Lorsque Hockney connaît son premier chagrin amoureux (sa rupture avec Peter Schlesinger), une scène le montre effondré, les épaules secouées par des sanglots.

hockney en 2007 film movement

David Hockney en 2007 © Film Movement

Pas de grand artiste célébré par la Tate ici, encore moins de peintre dont les toiles s’arrachent dans les plus grandes maisons de vente pour des sommes affolantes. Simplement un homme, qui affronte comme tout un chacun les aléas de l’existence.

Une partie du documentaire s’attarde sur l’arrivée du SIDA, les bouleversements qui ont suivi, la méconnaissance de la maladie à la fin des années 70. Hockney confesse à ce sujet que le terrible mal a emporté les deux tiers de ses amis, à cette époque…

C’est l’art qui a permis à David Hockney de se relever de ces différentes épreuves. C’est l’art qui l’a aidé à se raccrocher à l’existence et au monde qui l’entoure. Et c’est précisément ce que tente de dévoiler le documentaire de la BBC. L’importance presque vitale de l’art dans l’existence de Hockney est bien plus significative, bien plus éloquente, que chaque record atteint dans une vente aux enchères. Hockney ne saurait se définir par les immenses rétrospectives et le succès international de ses toiles ; mais plutôt par ses blessures et ses reconstructions successives.

LES DERNIERS ARTICLES

AJOUTER UN COMMENTAIRE