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Une garde-robe du XVIIe siècle retrouvée dans une épave exposée aux Pays-Bas !

Agathe Lautréamont 22 avril 2016

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Cela faisait quatre siècles. Quatre cents ans qu’un fier navire marchand dormait, enfoui dans les sables au large de l’île de Texel, une langue de terre au large des Pays-Bas. Une équipe d’archéologues néerlandais a mis au jour il y a un an et demi le bateau et son riche contenu, mais a conservé la découverte secrète jusqu’à aujourd’hui, le temps de répertorier et restaurer l’incroyable trésor…

La robe exposée au Pays-Bas © Peiter de Vries – AFP

Avez-vous jamais entendu parler de l’île de Texel, au Pays-Bas ? Ce petit territoire, entouré par la mer des Wadden, est pourtant connu de l’histoire Hollandaise pour être une zone navigable particulièrement dangereuse, où les naufrages étaient très fréquents. Cette ancienne route maritime était très fréquentée par les bateaux néerlandais mais aussi venus du monde entier pour faire commerce avec les pays d’Europe du Nord. Les chercheurs savent aujourd’hui qu’un très grand nombre d’épaves se trouve encore au fond de la baie, attendant sous l’eau et le sable que l’on vienne les remonter à la surface. Et c’est précisément ce qui est arrivé en 2014, lorsqu’une équipe de plongeur amateur a remonté, libérée de sa gangue de sable par les courants, une malle provenant d’un galion marchand du XVIIe siècle.

Une reliure aux armes des Stuart © Patrick Piersma – AFP

Selon les termes de l’archéologue hollandais Rob van Eerden, la découverte est « unique au monde ». Ce sont en tout et pour tout une centaine d’objets qui ont été ainsi remontés des eaux, tirés de l’oubli dans lequel ils avaient été plongés il y a un peu plus de quatre siècles. Les chercheurs s’attelèrent alors à inventorier et étudier cette incroyable trouvaille et pendant un an et demi, le temps de tout nettoyer, classer et restaurer, les archéologues tinrent secrète la découverte. Quel est le contenu du coffre aux trésors ? Une garde-robe complète, très probablement d’origine britannique ; contenant absolument toute la toilette nécessaire à une riche dame de la haute aristocratie anglaise.

Le peigne en corne de vache © Patrick Piersma – AFP

On trouve ainsi une robe de damas à plis très travaillés et au tissage représentant des motifs floraux, des bas de soie, diverses chemises cousues avec des fils d’argent et d’or… Au niveau des ustensiles, on trouve également des pommes de senteur (pendentif en forme de boule dans lequel on plaçait de la cire parfumée qui, avec la chaleur, allait fondre et dégager un doux parfum), un peigne aux dents très serrées sculpté dans de la corne de vache, une pochette brodée de velours cramoisi… mais également des livres reliés, sur lesquels on retrouve frappées les armoiries de la famille royale des Stuart.

Pochette en velours rouge © Patrick Piersma – AFP

Selon les archéologues, tous les vêtements retrouvés sont sensiblement de la même taille, ce qui tend à expliquer que ces pièces appartenaient à une seule et même personne et composaient donc le trousseau d’une très riche propriétaire. Mais que faisait alors une aristocrate anglaise dans les eaux néerlandaises ? Les chercheurs pensent que cette dame devait probablement fuir les troubles politiques liés à la Première Révolution anglaise (nommée « English Civil War » en anglais) qui se déroula entre 1641 et 1661 (et qui amena, entre autres, à l’exécution du roi Charles Ier en 1649 et à la prise de pouvoir d’Oliver Cromwell).

Autre vue de la robe retrouvée © Patrick Piersma – AFP

La garde-robe est depuis quelques jours présentée au sein du Musée Maritime Kaap Skil, dans le petit village d’Oudeschild dépendant de la commune de Texel, aux Pays-Bas. D’abord offerte au regard du public dans le cadre d’une exposition temporaire devant durer jusqu’au 16 mai prochain, les précieux objets entreront ensuite dans le fonds permanent du musée, le temps que les dernières recherches aboutissent.

Une équipe composée de dix chercheurs néerlandais est chargée de la datation précise de la centaine d’objets et vêtements retrouvés dans l’épave du navire. Les premières pistes évoquent des tissus venant de Perse, d’Inde et de Turquie. Tous ces textiles ont été miraculeusement conservés par le sable du fond de la baie dans lequel le bateau a sombré corps et biens, qui aurait créé une atmosphère dénuée de tout oxygène, aidant à l’incroyable conservation des objets.

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