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Une installation de danse interactive à la Maison des Arts de Créteil !

Agathe Lautréamont 15 avril 2016

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Découvrir une performance artistique pas comme les autres, déboussolante et surprenante, dans un espace culturel jeune et tourné vers la jeune garde de la création ? Direction la Maison des Arts de Créteil ! Jusqu’à ce week-end, 17 avril, se tient le Festival Exit, qui met en lumière l’installation interactive « Tactim »…

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© Maison des Arts de Créteil

Que diriez-vous de plonger dans l’univers de la jeune artiste Gwendaline Bachini ? Chorégraphe et artiste à la fois, cette créatrice mêle dans ses productions l’art de la danse et les vastes possibilités offertes par les nouvelles technologies qui aujourd’hui, sont indissociables de notre quotidien. Dans le cadre du Festival Exit qui prend fin ce week-end, et en partenariat avec Crossed Lab (Arts & Cultures Hybrides), Bachini présente sa nouvelle installation, appelée  « Tactim ».

Quel est le principe de Tactim ? Au sein de la Maison des Arts de Créteil, le visiteur se retrouve face à un écran sur lequel est projetée une image grandeur nature d’un danseur. Il suffit, du bout du doigt, d’effleurer, caresser, glisser pour guider le corps du personnage à l’écran. Ainsi, grâce à sa seule main, le visiteur devient lui-même chorégraphe et peut choisir à sa convenance, selon sa fantaisie et ses propres désirs, les gestes que le danseur ou la danseuse effectueront. L’installation pose ainsi de nombreuses questions fascinantes, sur l’exécution de nos ordres par une image, de la limite entre le réel et le virtuel, tout en instaurant un échange entre celui qui dirige et le corps dirigé.

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© Ville de Créteil

L’installation est donc interactive, et se présente comme une invitation à tester, changer, fouiller, expérimenter, revenir en arrière jusqu’à avoir tout essayé. Une façon pour le moins surprenante, mais captivante, d’interroger les rapports entre le public et les danseurs sur scène. En plaçant ces derniers hors de leur cadre habituel (une salle de spectacle, un opéra…) et en les dématérialisant grâce à l’image, Gwendaline Bachini ouvre la voie à un vrai nouveau type de représentation scénique. En ayant la possibilité de recréer sans fin une chorégraphie, le spectateur se demande à quoi en est véritablement réduit l’artiste qu’il a sous les yeux, puisque son existence se limite au regard et au geste de toucher l’écran. A-t-on le droit de diriger arbitrairement, du bout du doigt, le danseur ?

Dans un sens, il est possible de déceler dans cet événement, visible jusqu’à la fin du week-end, une mise en abyme des liens que notre modernité entretient avec le monde dématérialisé d’internet, du virtuel, des connexions incessantes. De plus en plus, via l’usage des réseaux sociaux, notre rapport à l’autre se trouve graduellement marginalisé tandis que les relations que nous entretenons dépendent du virtuel auquel nous sommes reliés via des outils comme le mobile ou l’ordinateur portable. Au-delà de l’installation artistique donc, on est là face à un véritable et pertinent questionnement de notre époque et de ses éventuels travers. À découvrir et essayer jusqu’au dimanche 17 avril, dans la Maison des Arts de Créteil.

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