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Au Centre Culturel Canadien, l’éclat des dessins de Michèle Lemieux

Agathe Lautréamont 15 avril 2016

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Illustratrice d’ouvrages pour la jeunesse, professeure de dessin et cinéaste d’animation, Michèle Lemieux est une figure artistique incontournable outre-Atlantique. Afin  de permettre au public hexagonal de découvrir son travail, le Centre Culturel Canadien organise une riche exposition sur le travail de l’illustratrice. Entres influences diverses, boulimie de savoir, émotivité à fleur de peau et inspirations qui ne souffrent aucune limite, évasion dans l’univers d’une créatrice captivante…

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Sur le fil

L’exposition du Centre Culturel Canadien se déroule en deux temps. La salle d’ouverture, qui fait office d’introduction à la pratique artistique de Michèle Lemieux, nous présente la méthode de travail de l’illustratrice. Sur des tables et au creux de vitrines, une quantité indénombrable de livres, romans, essais et carnet de croquis révèlent une femme assoiffée de savoir, véritable éponge qui puisera à grandes brassés dans les connaissances contenues dans tout type de support ; tant qu’il laisse une part nécessaire à la rêverie. Imprimés puis punaisés à des murs, ou digitalisés et visibles sur de petits iPad, les contenus des carnets de notes et dessins de l’artiste nous aident à lever un coin de voile sur le cheminement artistique, la médiation créatrice mais aussi le monde intérieur (foncièrement intime et profondément émouvant) de la créatrice.

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Comme un cours d’eau ininterrompu, une écriture fine emplit des pages, des pages et des pages ; tandis que le verbe rivalise avec l’art. Cette confrontation lettres-dessins se révèlent, en vérité, les idées de Lemieux soudainement rendues visibles. Par une prise de notes constantes (allant du processus de création d’une étoile –inspiré de la lecture de Stephen Hawking- à des citations relevées dans des recueils de poésie), Michèle Lemieux tente comme dans une quête effrénée et absolue de révéler l’abîme et les intrications de l’âme humaine. Ses personnages sont mi-hommes mi-oiseaux, ses pauvres hères semblent irrémédiablement piégées, recroquevillées dans un coin de mur, ou dépassent au contraire leur condition en s’extrayant du cadre du dessin pour se muer en ombre furtive, insaisissable, au-delà de notre portée.

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Travaux d’aiguille

L’exploration du processus de création se poursuit avec la seconde partie de l’exposition, qui s’attarde sur un changement majeur survenu dans le travail de Michèle Lemieux : la découverte de l’animation. Dans la droite continuité de la volonté de l’artiste de continuellement expérimenter, essayer, manipuler, fouiller, cette étape se divise entre deux projections d’animations réalisées par Lemieux à partir de nombreux dessins qui représentent plusieurs années de travail, d’expériences et de cartographies de son sens esthétique, et une invention… surprenante. Avez-vous déjà entendu parler des inventeurs Alexeïeff-Parker ?

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C’est à ce duo de créateur inventif que l’on doit la création de ce qu’on appelle « l’écran d’épingles », considéré dans un sens comme une ébauche de ce qu’allaient devenir le cinéma d’animation. L’invention consiste en un écran blanc percé de 240 000 trous, dans lesquels une épingle noire est insérée ; tandis qu’une lumière est projetée sur l’écran de biais, noircissant l’écran grâce à l’ombre des épingles. En manipulant les épingles, l’artiste forme un dessin en relief. En jouant avec cette surprenante invention (datant des années 1930), Michèle Lemieux confère une dimension nouvelle à son art, élargit sa propre pratique et se met, littéralement, à dessiner grâce à la lumière. Puis, grâce à deux salles de projections, des films d’animations hypnotiques et rêveurs donnent vie à ces dessins réalisés à l’encre ou à la mine de plomb.

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Par des personnages désarticulés ou sur le point de prendre leur envol, par des formes aux influences multiples (certains passages rappellent furieusement le travail de Gerald Scarfe), curiosité et expérimentation s’animent sous nos yeux. Michèle Lemieux dialogue sans cesse avec elle-même, mais aussi avec le monde à son alentour. Et c’est absolument magique.

MICHÈLE LEMIEUX / LE TOUT ET LA PARTIE. DU DESSIN AU FILM D’ANIMATION

15/04/2016 > 02/09/2016

Centre culturel canadien

PARIS

L’illustratrice jeunesse, cinéaste d’animation et professeure Michèle Lemieux propose un travail qui engage une réflexion sur la repr...

Exposition terminée
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