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Barockissimo : le costume de scène dans tous ses états !

Agathe Lautréamont 8 avril 2016

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Jusqu’au 18 septembre prochain, le Centre National du Costume de Scène est à la fête : dix ans d’existence, d’acquisitions, d’expositions pour un musée pas comme les autres, dédié aux arts de la scène. Avec Barockissimo, l’espace culturel de la ville de Moulins fête l’opéra, la danse, les arts de la scène… Mais surtout l’indispensable et si représentatif costume. Du classicisme à nos jours, visite en images d’un parcours où rivalisent tissus précieux, airs musicaux envolés et scénographie magistrale !

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Peut-on seulement rêver en tissus ? En galons ? En dentelle ? En satin ou en soie sauvage ? Peut-on se laisser aller à toutes les fantaisies impliquées et magnifiées par la sphère irréelle de l’opéra, et plus largement de la scène ? Si l’on en croit le CNCS de Moulins et la façon glorieuse avec laquelle il présente sa nouvelle exposition sur les Arts Florissants en scène, il y a fort à parier que oui. Tout au long d’un parcours chamarré et musical en treize salles (quatorze si l’on compte la « mise en bouche » du rez-de-chaussée dédiée à Molière et son Malade Imaginaire), le musée dédié au textile et au costume de scène expose pas moins de 150 costumes, tous datés entre le XVIIe et la période contemporaine.

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Qu’ils aient été dessinés dans le but de distraire le Roi Soleil ou cousus pour une représentation selon les directives de Christian Lacroix, tous fêtent la joie de la musique et la magie de la scène. L’opéra baroque, malgré le passage des siècles, aurait-il l’art de se révéler intemporel ? Probablement. Que les costumes évoquent l’Antiquité romaine ou les heures tourmentées des dictatures du milieu du XXe siècle, cet art nous parle toujours autant.

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Et pour ses 10 ans, on peut dire que le CNCS n’a pas fait les choses à moitié ! Le parcours Barockissimo se décompose selon un chemin chronologique et thématique, via un accrochage qui présente de somptueux costumes, mais pas seulement. Venant agrémenter les larges vitrines où brillent les textiles, des extraits des opéras mis en avant par les costumes sont diffusés sur des écrans permettant de voir le tissu en mouvement ; la visite se fait donc également en musique. Nous marchons au rythme des plus grands airs : Atys de Lully, Les Boréades de Rameau… un bonheur !

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En plus de l’ambiance musicale, des cartels reproduisent des dessins préparatoires en vue de la confection des costumes exposés, et des échantillons de textiles viennent enrichir le tout. On plonge ainsi dans le processus de conception avant d’admirer le vêtement final présenté dans l’exposition : la boucle est donc idéalement bouclée !

D’une étape à une autre, dans un frôlement de jupe ou dans le tourbillonnement d’une crinoline, le visiteur se trouve transporté des sommets du Mont Olympe jusqu’à l’Italie du XVIIe siècle, après avoir réalisé une incursion par la cour de Louis XIV ou bien par l’Orient tel qu’on se l’imaginait (ou plutôt, le fantasmait…) au temps de Louis XV. Mais à chaque fois, le ravissement est total.

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Que l’on apprécie les lignes sobres et d’inspiration militaire de Michael Levine (Les Boréades, Rameau, 2003) ou la blancheur immaculée rehaussée d’or de Marina Draghici (Les Indes galantes, Rameau -toujours-, 1999), le visiteur trouvera sans cesse matière à s’émerveiller. On pourrait passer des heures à détailler les perles cousues main d’une robe d’inspiration XVIIIe siècle ou les reflets changeants d’un veston en soie sauvage.

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Inventivité, fantaisie et audace semblent être les maîtres-mots des Arts Florissants, à qui l’on doit la redécouverte et la remise au goût du jour de la musique baroque. C’est en effet cette troupe qui a réalisé une mise en scène qui a fait date dans l’histoire de la scène française. En 1987, William Christie (fondateur des Arts Florissants) redécouvre une œuvre de Jean-Baptiste Lully : Atys. L’opéra dit-on, avait tant séduit Louis XIV que le roi des rois en fredonnait des airs à Versailles.

Mise en scène magistrale qui raviva pour longtemps le goût du public français contemporain pour les œuvres baroques. C’est donc ça Barockissimo ! Une exposition montée comme un spectacle à part entière, où les costumes sont les stars de la scène. Le tissu raconte l’histoire des Arts Florissants, les formes expliquent le baroque, et on en prend, avec bonheur, plein les yeux !

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Photographies : Agathe Lautréamont

BAROCKISSIMO ! LES ARTS FLORISSANTS EN SCÈNE

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