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Le Musée de Giverny lance un appel au don pour acquérir une œuvre de Caillebotte !

Agathe Lautréamont 29 mars 2016

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Certaines voyaient la vie en rose, du côté du Musée des Impressionnismes de Giverny, on voudrait la voir avec des marguerites blanches, partout. La petite institution de l’Eure lance ainsi un appel aux donc pour acquérir une peinture récemment redécouverte de Gustave Caillebotte : Parterre de marguerites…

caillebotte

Gustave Caillebotte, Parterre de marguerites © Musée des Impressionnismes de Giverny

Cela fait partie des missions primordiales des institutions muséales que d’acheter régulièrement des œuvres, quand cela lui est possible financièrement et quand le choix de l’œuvre correspond à sa thématique et à sa politique culturelle. En se constituant un fonds permanent permettant de préserver au mieux les chefs-d’œuvre de notre patrimoine artistique tout en proposant aux visiteurs des ensembles aussi intéressants qu’esthétiquement attrayants, les musées français œuvrent à la promotion et la préservation de l’Histoire de l’art. Et c’est bien ce qu’entend faire le Musée des Impressionnismes de Giverny en se lançant dans la grande aventure de l’achat d’une peinture de la main de Gustave Caillebotte (à qui ils dédient une exposition en ce moment) : Parterre de fleurs.

L’œuvre est une découverte récente. En effet, celle-ci a été retrouvée chez des héritiers de la famille Caillebotte au moment de la préparation de l’exposition 2016 du Musée de Giverny. De taille imposante (200 x 100 cm), cette œuvre devait probablement initialement servir à recouvrir un pan de mur entier de six mètres sur deux. Malheureusement lors de sa redécouverte, le tableau était en très mauvais état. Les parties visibles et encadrées exposées aujourd’hui dans le cadre de l’accrochage « Caillebotte : peintre et jardinier » représentent en vérité ce qui a pu être sauvé de la peinture. À noter également que si l’on jette un regard attentif à l’œuvre, il est possible de noter qu’elle est… inachevée ! Certaines marguerites sont en effet restées à l’état d’esquisse, la composition de la peinture ayant été brusquement interrompue par le décès prématuré du peintre, alors que Gustave Caillebotte n’était âgé que de 45 ans…

C’est ainsi que le tout jeune musée (qui a ouvert ses portes en 2009) a donc décidé de faire l’acquisition de cette toile, très représentative de la fin de la carrière picturale de Caillebotte, et entrant pleinement en résonance avec le reste des collections du musée de l’Eure, situé à quelques pas à peine de l’ancienne maison de Claude Monet qui, chaque printemps et été, attire des foules de visiteurs venus des quatre coins du monde. D’où cette opération de souscription en ligne : grâce à la plateforme web Kiss Kiss Bank Bank, l’institution normande a lancé une campagne de mécénat participatif (une voie vers laquelle se tournent de plus en plus de musées) dans le but de glaner la somme de 20 000 euros, argent restant à collecter pour acheter ce superbe panneau dont le prix s’élève à 360 000 euros. Les fonds propres du musée et les différents mécènes viendront compléter l’apport.

Aussi, si vous souhaitez apporter votre petit pierre à l’édifice, il ne vous reste plus qu’à vous rendre sur ce lien : Les marguerites.

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