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En images : l’Orangerie du Domaine de Sceaux retrouve toute sa splendeur !

Agathe Lautréamont 18 mars 2016

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Construite en 1686 par Jules Hardouin-Mansart pour le fils aîné du ministre des finances Jean-Baptiste Colbert, l’Orangerie du Domaine de Sceaux était en rénovation depuis le mois de février 2014. Au terme d’un peu plus d’un an de travaux, le bâtiment a été inauguré cette semaine, rayonnant !

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À l’origine, l’Orangerie est un cadeau, une construction réalisée pour le fils aîné du contrôleur général des finances Colbert, à savoir le marquis de Seignelay. Le riche espace, situé dans le vaste parc du Domaine de Sceaux, dans les Hauts-de-Seine, a été pendant très longtemps utilisé comme un espace de culture, une véritable galerie d’art où les œuvres de Charles Le Brun, premier peintre du roi Louis XIV et accessoirement directeur de l’Académie royale de peinture et de sculpture…

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Lieu d’art total, on accourait de toute part pour admirer les œuvres qui y étaient exposées, mais aussi pour se délecter de la richesse esthétique et architecturale du lieu en lui-même ! Mascarons délicats et florissantes frises végétales constituent des ornements admirables, signés de la main des décorateurs et sculpteurs André Goupil et René Chauveau. Ces deux artistes, par ailleurs, s’illustrèrent particulièrement sur le chantier pharaonique du Château de Versailles et y gagnèrent ainsi la confiance du Roi Soleil.

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Un siècle plus tard, exit les peintures, sculptures et gravures. Entrent les arbres et arbustes du Domaine, dans ce qui devient l’Orangerie de Sceaux. Malheureusement, avec le temps vient les affres de ce dernier. En 1870, suite au conflit franco-prussien, l’Orangerie perd un tiers de sa taille suite à la chute d’un obus (le château de Saint-Cloud, par ailleurs, fera également les frais de cette guerre…)

Il faudra attendre 1925 pour que l’Orangerie soit classée aux Monuments Historiques, et encore cinq années supplémentaires pour que les premiers travaux de rénovation soient entrepris. Le bâtiment tombe dans l’escarcelle du département des Hauts-de-Seine à compter de 1971 et opère une nouvelle mue : l’espace devient salle de spectacles, de conférence, de concerts et autres colloques.

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L’histoire de l’Orangerie de Sceaux, nous l’avons vu, a donc été des plus mouvementées. Tour à tour espace de culture, de spectacle, grange, local technique… Ces nombreuses variations d’utilisation ont laissé des traces, rendant indispensables de vastes travaux de rénovation afin de pérenniser la structure. Ainsi, pendant plus d’un an, façades intérieures et extérieures ont été rénovées, l’édifice a été stabilisé et les sculptures et peintures internes ont également eu droit à leur coup de propre !

Sans parler de la mise aux normes des éclairages, de la rénovation des voûtes acoustiques, de la révision de la couverture, du traitement des parties de menuiserie… On l’aura compris, l’opération aura été d’ampleur. Mais celle-ci s’inscrit en vérité dans un vaste programme d’entretien et de promotion du domaine de Sceaux.

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En effet, cela fait maintenant quinze ans que le Conseil départemental des Hauts-de-Seine assure la restauration du Château de Sceaux, son parc et ses dépendances, grâce à une opération de longue haleine en vue de rendre tout leur éclat aux divers bâtiments qui composent le vaste domaine datant du XVIIe siècle. Entre 2000 et 2016, ce sont donc le Pavillon de l’Aurore, les écuries, le château, les parterres de buis et enfin l’Orangerie qui ont profité de cette opération-rénovation. Dans les mois à venir, ce sera au tour du Petit Château du parc d’être restauré !

Photographies : Agathe Lautréamont

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