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Égypte : découverte exceptionnelle de huit statues monumentales !

Agathe Lautréamont 18 mars 2016

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Décidément, il semblerait que l’Égypte soit en pleine ébullition, ces derniers mois ! La dernière trouvaille en date ? Sur un site archéologique de la rive ouest du Nil, face à Louxor, une équipe d’archéologues a mis au jour pas moins de huit sculptures monumentales de la déesse lionne du panthéon égyptien, Sekhmet…

Deux représentations de Sekhmet © DR

Si le site archéologique du Temple de millions d’années du pharaon Amenothep III (né vers 1403 avant J-C, mort vers 1353 avant J-C) est connu des archéologues depuis longtemps, l’ampleur du lieu et son importance politique tout autant que religieuse au cours de la XVIIIe dynastie poussent les chercheurs à continuer d’entreprendre des fouilles de ce côté du fleuve Nil. Et bien leur en a pris !

La revue Sciences & Avenir a annoncé en cette fin de semaine que plusieurs sculptures imposantes (huit au total) vieilles de 3400 ans avaient été découvertes sur les lieux ! Ces statues, taillées dans la roche très dure qu’est le granite noir, représentent la puissante divinité égyptienne Sekhmet, déesse guerrière et vengeresse traditionnellement représentée avec un corps de femme et affublée d’une tête de lionne.

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Un bas-relief représentant la déesse © DR

Les œuvres sont constituées de granite noir, une roche présente en abondance dans cette région d’Afrique et très prisée pour sa couleur intense comme pour sa solidité, ce qui lui permet de parfaitement résister à l’épreuve du temps. Elles ont été excavées suite à l’expédition menée par l’archéologue allemande Hourig Sourouzian, si l’on en croit un communiqué diffusé par le Ministère des Antiquités égyptiennes. Le site en lui-même, le Temple de millions d’années du roi Amenothep III, est une structure qui fut érigée au cours du règne dudit pharaon.

Le but d’un tel ensemble de bâtiment était d’offrir du vivant du souverain un lieu de culte appelant à diviniser le suzerain, dont la figure était associée à celle du dieu soleil Amon, principale divinité thébaine à cette époque. Pharaon se trouvait alors auréolé d’une véritable aura divine, tandis que sa fonction politique gagnait en magnificence et en prestige. Contrairement à une idée répandue, le Temple de millions d’années n’a aucune vocation funéraire, puisqu’il ne devait pas servir de sépulture au roi.

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Une statue de Sekhmet © Musée du Louvre

Sur les huit statues, trois d’entre elles sont complètes et en parfait état ; assises sur un trône et tenant dans la main droite la croix ankh, symbole de vie dans l’Antiquité égyptienne. Les autres sculptures sont malheureusement endommagées ou incomplètes. La plus imposante de toutes mesure près de deux mètres de haut !

Selon l’équipe d’archéologues emmenée par Hourig Sourouzian, les statues devaient probablement servir à orner une sorte de péristyle aujourd’hui disparu (le temple d’Amenothep III a été détruit par un tremblement de terre puis par des inondations, avant de servir de carrière de pierre aux populations locales…) Déesse volontiers violente et protectrice de pharaon, Sekhmet était une figure gardienne pour le souverain égyptien.

Et cerise sur le gâteau, cet ensemble de sculptures représentant la déesse lionne s’est accompagnée d’une autre excavation d’ampleur : celle d’une autre statue, figurant cette-fois le souverain Amenothep III. Si depuis quinze ans qu’une campagne de fouilles d’ampleur est menée sur ce site archéologique, une centaine d’œuvres de ce type a pu être découverte, c’est pourtant la première fois qu’un tel nombre est retrouvé en une seule fois !

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