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Une pause artistique et musicale en plein cœur du quartier d’affaires de La Défense !

Agathe Lautréamont 15 mars 2016

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Que diriez-vous de découvrir une surprenante collection d’art contemporain ? Si en plus, on vous dit qu’elle est nichée dans un quartier peu commun, celui de La Défense, dédié aux affaires et au commerce ? Et si en sus, cette collection organise jusqu’au 31 mars prochain une exposition où l’on peut découvrir les œuvres en musique ? Verdict : on y va !

Jalal Sepehr, Water and Persian Rugs #524

Que diriez-vous d’admirer une toile de Zao Wou-Ki tout en vous délectant d’un air composé par Henri Dutilleux ? Ou de détailler une photographie vertigineuse prise par les Gao Brothers accompagnée d’un concerto pour violon et orchestre à cordes de Pëteris Vasks ? Surprenant ? Pas tant que ça… Bienvenue dans l’exposition « Dissonance », une collaboration artistique et musicale établie par la Collection Société Générale et le violoniste français David Grimal !

Le principe est simple : l’entreprise, forte d’une riche collection d’art contemporain exposée dans ses locaux du quartier parisien des affaires de La Défense, a décidé de donner carte blanche au musicien au rayonnement international David Grimal. Le violoniste soliste a opéré dans les collections de la Société Générale une sélection de 22 œuvres qui l’inspiraient particulièrement, puis a lié chacune d’entre elle à une composition musicale qui, à son sens, reflétait par son atmosphère particulière l’ambiance qui se dégage de la toile, de la sculpture, de l’installation…

C’est de cette manière qu’au fil de l’exposition « Dissonance », le peintre  Antoni Tàpies se voit rapproché du musicien Leonard Bernstein, que les photographies prises par Jalal Sepehr s’animent avec la musique de Johannes Brahms ou qu’une huile sur panneau de Carmelo Arden Quin prend vie sur un rythme composé par Chostakovitch.

dudu

Du Wang,  Herald Tribune International

« Dissonance » ne se contente donc pas d’être une simple exposition. En rapprochant de la créativité contemporaine les plus grands airs de musique classique à l’image de ceux de Brahms, Beethoven ou Bach, l’opération montée entre David Grimal et le Mécénat Société Générale ouvre une nouvelle perspective dans l’approche de l’art de la part du public.

Si certains apprécient le moment de silence intense nécessaire à la plongée dans l’univers d’un artiste dont on détaille la création, le projet « Dissonance » établit une harmonie innovante et inattendue. Pourquoi alors avoir baptisé cet accrochage d’un nom aussi peu avenant, qui désigne après tout la discordance d’un ensemble de sons ? Tout simplement parce que ce cité pqui peut sembler manquer d’harmonie à une époque n’est pas nécessairement perçu de la même manière en notre temps. Et la dissonance, cette absence d’eurythmie, ce déséquilibre assumé, n’est-ce pas là l’essence même de l’art contemporain, ce sur quoi il repose ? Volontiers provocateur, profondément iconoclaste, volontairement choquant, cette cacophonie assumée évoque la dissonance. Les réactions sont parfois frileuses face au contemporain, mais d’ici un siècle, qui peut dire comment on le jugera ?

Pour illustrer son idée, le violoniste David Grimal, commissaire d’exposition d’un jour, utilise l’exemple du « triton », pas le petit amphibien on vous rassure, mais cette note de musique qui au cours de l’ère médiévale, était considérée comme diabolique (à tel point qu’il était formellement interdit d’utiliser cet intervalle dans toute composition musicale). Aujourd’hui, le triton est parfaitement entré dans les mœurs et semble consonnant aux oreilles contemporaines.

Sonja Braas - "Ice storm"Collection Art contemporain - dŽcembre 2006© ?

SonjaBraas, The quiet of dissolution, Ice Storm

Dans le même ordre d’idée, le parallèle surprenant établi entre des œuvres d’art contemporain et des compositions musicales vieilles de trois siècles pour certaines peut paraître de prime abord dissonant, et il faut un petit temps d’adaptation avant de s’ouvrir à une nouvelle voie d’accès pour aborder la création, sous toutes ses formes. La dissonance devient expression de liberté, une manière de s’interroger sur la notion d’harmonie collective.

La visite de l’accrochage se veut donc absolument immersive. Innovante, l’alliance entre des compositeurs comme Ludwig van Beethoven et des créateurs contemporains venus de tous les horizons apporte un nouveau souffle à des scénographies qui pourraient être tristement classiques.

Les œuvres d’art offrent la chance de retenir le temps pendant quelques instants, lorsqu’on les admire, lorsqu’on se sent pénétré par la créativité d’un peintre ou d’un sculpteur. Et cette seconde suspendue, infime, dans les airs, on la décèle aussi dans des orchestrations géniales venues du XVIIIe siècle ou du XXe siècle : on retient son souffle, on attend l’apothéose et elle vient toujours, irrémédiablement.

DISSONANCE

12/11/2015 > 31/03/2016

Mécénat Société Générale

PUTEAUX

Pour son nouvel accrochage, le mécénat culturel de Société Générale a choisi de donner carte blanche à David Grimal, directeur de l...

Exposition terminée
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