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Au Musée du Luxembourg, les chefs-d’œuvre de Budapest exposés

Agathe Lautréamont 11 mars 2016

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Lorsqu’un fastueux musée national décide, la mort dans l’âme, de fermer ses portes durant plusieurs mois afin de rénover ses locaux de fond en comble, que doit-il faire de ses œuvres ? Certaines institutions décident de les remiser en attendant la réouverture de ses portes. D’autres optent pour des expositions itinérantes ! Illustrations avec le nouvel événement du Luxembourg, qui abrite jusqu’au 10 juillet prochain parmi les plus belles pièces du Musée des Beaux-Arts de Budapest.

Francisco de Goya, La porteuse d’eau, 1808-1812 © Beaux-Arts de Budapest

Le Musée des Beaux-Arts de Budapest est probablement une des plus riches institutions de Hongrie, si ce n’est d’Europe centrale. Ses collections, glanées à partir du XIXe siècle, reflètent la volonté du pouvoir d’alors d’affirmer Budapest comme une capitale capable de rayonner culturellement et artistiquement sur cette région du monde.

Grâce à une vaste campagne d’acquisitions (dont une large part de la collection personnelle des princes Esterházy), elle ne cessera ensuite de se développer au fil des décennies avec l’apport de dons ou grâce à la générosité de plusieurs amateurs éclairés qui ont contribué à l’aspect exceptionnel du fonds des Beaux-Arts de Budapest. L’année 1896 marque la date de l’érection du bâtiment appelé à devenir le musée dont il est question aujourd’hui, qui saura attirer à compter du tout début du XXe siècle les habitants de Hongrie comme les visiteurs venus des pays limitrophes.

Grâce à cette exposition organisée à l’occasion d’une rénovation profonde de l’institution de Budapest, le public gagne l’occasion sans précédent de voir réunis à Paris des pièces rarissimes, des œuvres maîtresses de grands génies de l’art comme El Greco, Albrecht Dürer ou encore Lucas Cranach.

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Édouard Manet, La maîtresse de Baudelaire ou la dame à l’éventail, 1862 © Beaux-Arts de Budapest

Si le parcours adopté par l’accrochage du Musée du Luxembourg est on ne peut plus classique (puisque chronologique), certaines œuvres sont présentées selon des rapprochements thématiques comme l’importance de l’art religieux, l’école hollandaise ou bien les scènes de genre.

Dans la seconde salle de l’exposition, il vous faudra jouer des coudes si vous souhaitez pouvoir vous délecter d’une peinture surprenante et méconnue d’Albrecht Dürer : Portrait d’un jeune homme (exécuté probablement entre 1500 et 1510). Le fond est d’un rouge éclatant, le regard du modèle, empreint de mystère et comme perdu dans le vague.

Est-ce de la mélancolie que l’on peut lire dans ses yeux ? Pas si sûr, à en juger par le sourire malicieux qui étire subrepticement ses lèvres… Tout dans le tableau repose sur le contraste des couleurs, sur la lumière ardente de ce vermillon qui vient réchauffer le teint clair du jeune homme, tandis que se détache nettement son riche habit noir, mais en aucun cas austère.

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Albrecht Dürer, Portait d’un jeune homme, vers 1500-1510 © Beaux-Arts de Budapest

Ce sont donc quelque quatre-vingt-cinq peintures qui ont été rassemblées par l’institution du Jardin du Luxembourg, allant de l’italien Andrea Pisano (1290-1348) à Sándor Bortnyik (1893-1976), toutes dévoilant une grande singularité du rapport à l’Histoire de l’art de la capitale de la Hongrie.

Fin du Moyen-âge (même s’il est très délicat de définir avec une grande précision quand se termine précisément la période médiévale), Renaissance dans le Saint Empire romain germanique, cinquecento (comprenant un bronze figurant un cheval cabré attribué à Léonard de Vinci), l’âge d’or hollandais  (où Rembrandt, on le devine, trône en bonne place), nouvelle peinture (de superbes Monet, Cézanne et Van Gogh) et enfin l’ultime étape laissant la part belle aux peintres hongrois  : symbolisme et modernité.

Les différentes étapes, avec quelques parenthèses de taille comme celle dédiée à la peinture religieuse, sont cependant inégales dans leur contenu. Mais en toute logique : nous l’avons vu, les collections du Musée des Beaux-Arts de Budapest dépendent grandement des goûts de ses dirigeants, et Nicolas II Esterházy (1765-1833) s’est pris de passion au cours de son existence pour la Renaissance germanique ainsi que pour le siècle d’Or néerlandais (qui s’étendit de 1584 à 1702). Si ces périodes offrent donc un nombre plus important d’œuvres, il sera pourtant difficile de passer outre quelques peintures bouleversantes, à l’image de cette Marie-Madeleine pénitente exécutée en 1576 par El Greco.

El Greco, Marie-Madeleine pénitente, vers 1576 © Beaux-Arts de Budapest

Solennelle, lumineuse, d’une peau d’albâtre, la figure chrétienne n’est pas la personnalité sulfureuse et sexualisée que l’on rencontre souvent dans l’Histoire de l’art, mais une jeune fille aux grands yeux ronds et innocents, délibérément tournés vers le ciel. Cette beauté est si jeune, dans la force de l’âge et pourtant, sa main gauche désigne un grimaçant crâne humain, l’éternel memento mori qui ne saurait épargner quiconque.

Vers la fin du parcours, il faudra passer de longues minutes à admirer deux œuvres de Francisco de Goya, La porteuse d’eau et le Portrait de Manuela Camas y de las Heras, transcrivant parfaitement les deux thématiques qui jalonnèrent l’art du maître espagnol : les portraits de la haute-société et la grande attention qu’il portait au « petit peuple ». L’ultime partie est dominée par les figures d’Auguste Rodin, le style si identifiable d’Egon Schiele et le cubisme bigarré de Sándor Bortnyik.

CHEFS-D’ŒUVRE DE BUDAPEST

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Exposition terminée
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