Votre action a été enregistrée avec succès !


expo_une_favori
expo_cercle_1 CY TWOMBLY

30/11/2016 > 24/04/2017

Centre Pompidou

- PARIS

expo_cercle_3 VIVRE !

18/10/2016 > 08/01/2017

Musée de l'histoire de l'immigration - PARIS
expo_cercle_5 BRASSAÏ

09/11/2016 > 30/01/2017

Centre Pompidou - PARIS

LA NEWSLETTER

L’État vient en aide au Musée des Tissus de Lyon : vraie solution ou illusion ?

Agathe Lautréamont 9 mars 2016

Share on FacebookTweet about this on TwitterGoogle+

Voilà plusieurs semaines maintenant que l’opinion publique s’émeut du sort du Musée des Tissus de Lyon, menacé de fermeture. Après plusieurs opérations, dont l’organisation d’une pétition et des appels lancés à la nouvelle ministre de la Culture Audrey Azoulay, un rayon de lumière semble se profiler dans un ciel bien sombre. L’État serait prêt à mettre la main à la poche. Mais cela sera-t-il suffisant ?

tissu

© Musée des Tissus de Lyon

Cela fait maintenant des semaines que la Chambre de Commerce et d’Industrie de Lyon interpelle à tout va, déclarant qu’elle ne souhaite plus avoir la charge du Musée des Tissus de Lyon ; alors que le paysage budgétaire est loin de lui être favorable (réductions des recettes fiscales, entre autres). Cependant, il semblerait que les hautes sphères aient enfin entendu parler de la situation catastrophique  du plus grand musée textile au monde, dont les collections renferment au bas mot près de deux millions et demi de pièces de tissus glanées aux quatre coins du globe.

Ses origines remontent au XIXe siècle, lorsqu’il fut fondé par les industriels du textile de l’ancienne capitale des Gaules. Aujourd’hui, ce musée qui retrace 4500 ans d’histoire du tissu est toujours géré par les entrepreneurs de la région. Seulement, le bon fonctionnement d’une telle institution a un coût : son budget est de 2.5 millions d’euros. Aujourd’hui, la préfecture estime qu’il faudrait réunir a plus vite une somme de 700 000€ si la fermeture du musée veut être évitée pour la fin 2016.

tissu 3

© Musée des Tissus de Lyon

En début de semaine, le gouvernement a, au travers de la voix d’Audrey Azoulay, fait entendre qu’il était prêt à venir en aide à l’institution culturelle. Comment ? En déclarant qu’il acceptait de participer au budget 2016 du musée de Lyon à hauteur de… 250 000 euros. Même son de cloche du côté de la région Auvergne-Rhône-Alpes qui est d’accord pour avancer la même somme d’argent, tout en posant cependant une condition : que la métropole de Lyon en fasse autant. Cependant, cette main tendue ressemble à s’y méprendre à un coup de pouce somme toute très provisoire.

Premier problème : afin qu’un centre culturel aussi riche et vaste que le Musée des Tissus puisse fonctionner correctement, il lui faudrait au minimum 1.7 millions d’euros. Avec les 500 000 euros cumulés par l’État français et la région, on est malheureusement très loin du compte. Second problème : la condition posée par la région Auvergne-Rhône-Alpes. Gérard Collomb, qui se trouve à la tête de la ville comme de la métropole de Lyon, a déclaré ne pas souhaiter participer à cet effort nécessaire. La raison étant que l’époque semble être à la disette budgétaire, sans compter les frais représentés par le récent Musée des Confluences.

tissu 2

© Musée des Tissus de Lyon

Même si les aides apportées parvenaient à atteindre les 700 000€ nécessaires au maintien en sursis de l’institution, quid du futur du musée à long-terme ? Audrey Azoulay, actuelle ministre de la Culture, a déclaré avoir nommé un médiateur pour régler cet épineux problème tandis que de son côté, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Lyon plaide pour une solution plus radicale : faire du musée un département du Louvre.

Gérard Collomb a cependant tenu à se montrer rassurant : celui-ci s’est entretenu lundi soir avec la ministre, et il tâchera de trouver des sponsors et partenaires privés qui aideraient à assurer l’avenir du musée. Quelle est, maintenant, la prochaine étape ? Celle du 14 mars, quand l’assemblée générale de la CCI se réunira pour voter un budget. Deux options, alors : soit un plan social prévoyant le licenciement d’une partie du personnel du musée est adopté. Soit l’assemblée décide d’attendre jusqu’à la fin de l’année 2016 pour trouver une solution viable.

LES DERNIERS ARTICLES

AJOUTER UN COMMENTAIRE