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Auguste Renoir : lumière sur « Le Bal du moulin de la Galette »

Agathe Lautréamont 25 février 2016

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Le 25 février 1841, naissait l’impressionniste Auguste Renoir. Figure majeure de la peinture française du XIXe siècle, on lui doit des toiles aujourd’hui devenues célèbres, magnifiant la féminité, les bonheurs simples de la vie bourgeoise et les paysages de bord de Seine. À cette occasion, attardons-nous sur une de ses toiles les plus emblématiques : Le Bal du moulin de la Galette !

renoir le moulin de la galette

Auguste Renoir, Le Bal du moulin de la Galette, 1876 © Musée d’Orsay

Exécutée en 1876, cette huile sur toile d’Auguste Renoir est probablement l’œuvre la plus connue aujourd’hui du peintre français. En 1877, la peinture est présente à l’occasion d’une exposition organisée par le groupe impressionniste et déjà à cette époque, l’œuvre surprend  par sa représentation de l’atmosphère distrayante et conviviale d’un haut-lieu de la vie populaire de la capitale : le « Moulin de la Galette », établissement bien connu de la butte Montmartre et très fréquenté en cette seconde moitié du XIXe siècle.

En choisissant un sujet ancré dans la vie parisienne de son temps, Renoir utilise dans le même temps un style pictural des plus novateurs appliqué à un format de toile très imposant. Sa peinture, signe d’une grande ambition dans la démarche, s’attache à représenter une foule en mouvement, frémissante, passant d’une table à l’autre, dansant au son de la musique ou causant par petits groupes.

Le style, par touches d’ombre et de clarté, restitue avec un sens du détail infini les lumières naturelles comme artificielles. Ces mêmes touches de luminosité semblent d’une grande mobilité, telles qu’elles sont disposées sur le sol blanc, sur les robes des femmes ou sur les joues de jeunes enfants. En usant de teintes délicates, pastel, comme le bleu, le rose et le beige, Renoir insuffle beaucoup de légèreté à sa réalisation.

renoir autoportrait 1876

Auguste Renoir, Autoportrait, 1876 © Fogg Art Museum

Un des premiers éléments qui frappe lorsqu’on détaille la toile, c’est indéniablement le grand nombre de personnages, témoins du souffle de gaîté et de légèreté de vivre qui agitait alors les rues et établissements du quartier de Montmartre.

Mais si l’étude vibrante de cette foule en effervescence peut donner un sentiment de dissolution des formes (ce qui fut principalement reproché à l’œuvre de Renoir lors de son exposition), la composition n’en demeure pas moins parfaitement équilibrée, principalement grâce à une diagonale particulièrement visible séparant le premier plan de l’arrière-plan, venant délimiter une claire distinction entre les groupes de buveurs attablés et les danseurs qui se rassemblent devant la scène.

Ce rassemblement de personnes, qui aurait pu doter la toile d’un sentiment de lourdeur, sert au contraire l’impression d’ébullition qui s’en dégage. Des couleurs claires, des chapeaux enrubannés, des visages souriants… On croirait pouvoir voir cette foule papillonner sous nos yeux. Une sensation renforcée par les couleurs qui ont été posées en touches visibles, libres et presque sensuelles, perçant à travers les branches des arbres et suivant donc les motifs composés par leurs feuillages.

déjeuner des canotiers 1881

Auguste Renoir, Le déjeuner des canotiers, 1880 ©  The Phillips Collection

L’œuvre paraîtrait presque kaléidoscopique. Certains motifs reviennent souvent à l’image des chapeaux, des lampadaires et bien sûr des expressions rieuses des personnes représentées sur la toile. Le blanc, équitablement réparti sur l’ensemble de l’œuvre, ajoute à l’atmosphère vivante et agréable, éclairant les costumes bleu foncé de ces messieurs et rendant éclatantes les écharpes immaculées de ces dames.

La teinte bleutée, majoritaire et déclinée à l’infini (bleu lavande, indigo, cobalt, bleu de Prusse…) se trouve harmonieusement rehaussée par le jaune (couleur complémentaire) des canotiers portés en cette belle journée printanière. En définitive, l’œuvre Le Bal du moulin de la Galette est une sorte d’hymne à la joie pictural, à l’atmosphère bon enfant des jours de fête où l’insouciance rivalise avec la foi en un futur rayonnant.

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