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À Ouagadougou, le street-art rend hommage à Leila Alaoui

Agathe Lautréamont 23 février 2016

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La nouvelle avait bouleversé le monde de la photographie et de l’art. Le 18 janvier dernier, Leila Alaoui tombait sous les balles des terroristes lors des attentats au Burkina Faso. La jeune femme se trouvait à Ouagadougou dans le cadre d’un reportage pour Amnesty International. Une fresque à son effigie s’étire désormais sur les murs de la capitale burkinabée.

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© DR

Son travail avait été présenté dans de nombreuses galeries, elle avait participé à des festivals internationaux de photographie et s’était récemment illustrée à la Biennale de la photo du monde arabe de Paris. Leila Alaoui, jeune artiste prometteuse qui avait centré ses clichés sur l’éloge de la diversité et l’exploration des traditions, des cultures et du folklore, est décédée des suites de ses blessures lors de l’attentat perpétré par des fanatiques à Ouagadougou, au Burkina Faso.

Fortement imprégnée par sa double culture, franco-marocaine, Alaoui s’est rapidement tournée vers la photographie, un média qu’elle considérait comme idéal pour aider à la compréhension entre les peuples et pour que les spectateurs puissent partir à la rencontre de l’autre, sans nécessairement voyager. Ses images se chargeaient de nous transporter loin, très loin, dans des contrées qui fleuraient le mysticisme, le passé riche, les décors grandioses.

Aux Rencontres d’Arles, elle avait parlé migrations et distances. À la Biennale de Marrakech, elle exposait les frontières, les limites, les obstacles entravant le passage des peuples. Au Festival Photo de New York, elle explorait les réalités sociales et révélait des populations méconnues. À Buenos Aires, ses couleurs chaudes et ses portraits saisissants hypnotisaient les visiteurs.

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© DR

Formée à la photographie aux USA, les routes migratoires et les phénomènes de déplacement des peuples constituent des fils rouges dans son travail. Elle n’hésitait pas à parcourir de très longues distances, à se rendre dans des régions du monde très reculées pour immortaliser en images des populations qui maintenaient vivaces leur folklore et leurs cultes. Son langage visuel, qui fait la part belle aux visages expressifs et aux teintes chamarrées, oscille entre photojournalisme et art.

Les artistes du Hangar 11, un laboratoire créatif situé dans la capitale burkinabé où se côtoient des créateurs de tous les horizons, ont décidé de rendre hommage à la jeune femme à leur façon. Investissant un mur de Ouagadougou, ils ont créé une fresque de street-art où sont peints les traits de Leila Alaoui. Vibrant hommage artistique pour un talent disparu trop tôt, fauché par la barbarie. En début d’année, la Biennale d’art de Marrakech avait annoncé son intention d’exposer une nouvelle fois les images de la photographe. L’événement se déroulera à compter du 24 février prochain et durera jusqu’au 8 mai 2016.

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