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À Seattle, le défi de l’architecture à la nature

Magali Lesauvage 17 février 2016

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Avec sa topographie unique au monde et son esprit de pionnier, Seattle offre un panorama urbain aussi varié que la nature qui l’environne. Second épisode de notre reportage dans la ville où le bâti défie la nature. 

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L’EMP dessiné par Frank Gehry, inauguré en 2000 à Seattle.

Tandis que New York, la « ville debout » selon Céline, s’élève, grandiose, sur une terre plate, Seattle, à l’autre bout de l’Amérique du Nord, joue à cache-cache avec une topographie facétieuse, qui fait d’elle une sorte de Rio de Janeiro des latitudes septentrionales. On la nomme « la Rome américaine » en raison des sept hills qui lui donnent son relief. Ça n’est pas une île, mais elle est entourée de toute part d’eau. C’est un port mais les neiges éternelles y sont visibles par beau temps. Entre collines, lacs, baie, forêts, montagnes et volcan, la région de Seattle, au creux du Puget Sound qui se jette plus loin dans le Pacifique, se découpe en d’innombrables anfractuosités à faire pâlir de joie les amateurs de cartes (une magnifique boutique leur est d’ailleurs consacrée au Pike Place Market).

La nature qui entoure Seattle est exceptionnelle en elle-même, et l’homme a su garder une certaine modestie face à elle, aménageant assez de parcs (dont le Discovery Park avec une entière forêt et des plages) pour ne jamais l’oublier complètement. Elle aurait été la ville rêvée des impressionnistes, tant les paysages qui l’entourent sont variés et poétiques. A l’ouest, Elliot Bay sépare la ville des lointaines Olympic Mountains, tandis qu’au sud le majestueux mont Rainier (volcan toujours en activité), flottant au-dessus de la ville, évoque le mont Fuji tel que l’a dessiné Hokusai. Au nord, la ligne blanche des Cascade Mountains se reflète dans les eaux calmes de Lake Washington.

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Downtown Seattle.

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Cinerama, salle de cinéma mythique de Seattle.

Ici pas de records du building le plus haut (le Columbia Center culmine à 295 m, contre 381 pour l’Empire State Building) ou du stade le plus grand (bien que la ville en compte une grande quantité), mais un goût pour l’élégance décorative du skyscraper, dont témoigne le plus ancien d’entre eux, la Smith Tower, inaugurée en 1914 avec son hall d’onyx et de marbre.

Quelques réalisations audacieuses font cependant l’identité de la ville. Planté comme une punaise à l’ouest de Seattle, le Space Needle, inauguré à l’occasion de l’Exposition universelle de 1962, constitue le symbole de la ville, sorte de tour Eiffel dont l’apparition permet d’identifier immédiatement la localisation. Simple point d’observation, la tour futuriste à tête d’épingle, à laquelle donne accès un monorail très rétro, donne à la ville une allure de capitale de science-fiction légèrement surannée.

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Le Space Needle vu du Chihuly Garden & Glass.

Non loin de là, l’EMP (voir notre article sur les musées de Seattle) de Frank Gehry se déploie en pétales irisées : l’architecte de la Fondation Vuitton, à Paris, dit s’être inspiré des smashed guitars de Jimi Hendrix et Kurt Cobain (tous deux natifs de la région). Le bâtiment est une sorte de version acidulée du Guggenheim de Bilbao, dans lequel on pénètre par le monorail comme dans un parc d’attraction, tandis que l’intérieur, avec ses caves et ses ventricules, évoque le ventre d’une baleine. Autre « starchitecte » qui a mis sa patte à la skyline de Seattle : Rem Koolhaas, auteur de la Seattle Public Library, édifice ramassé de verre et d’acier avec son profil non-linéaire caractéristique.

Si l’art est partout dans la ville (lire notre article sur l’art contemporain à Seattle), il a sa balade réservée : lié au Seattle Art Museum, l’Olympic Sculpture Park est un havre d’art coincé entre le bord de l’eau et une voie ferrée. Dans ce parc en zigzag, on peut admirer des pièces monumentales de superstars de la sculpture moderne comme Richard Serra, Claes Oldenburg ou Alexander Calder, logées entre des plantations d’essences locales. Tandis qu’à chaque coin de rue, ou presque, et jusque dans l’aéroport de Seattle-Tacoma, des sculptures ponctuent les sidewalks, entre les coffee shops et les salons de tatouage enchâssés au pied d’immeubles de briques au reflets cuivrés.

A lire également :

– À Seattle, une scène artistique qui s’invente

– Reportage à Seattle : la ville du grunge et de Microsoft se raconte par ses musées

Photos : Magali Lesauvage.

 


Partir à Seattle : infos pratiques

Office du Tourisme de Seattle et de l’Etat de Washington : 01 44 77 88 06 – www.seattle-tourisme.fr – Facebook : www.facebook.com/seattletourisme.

Equinoxiales, spécialiste du voyage sur mesure, propose des séjours (toutes durées) à Seattle, circuit au volant au départ de ou finissant à Seattle, voire circuit accompagné (01 77 48 81 00 – www.equinoxiales.fr).
Exemple : L’Ouest américain côté Pacifique, circuit au volant 14 jours/12 nuits, à partir de : 2445 euros par personne, base double. Boucle au départ de Seattle : Olympic-Astoria-Coos Bay-Crater Lake-Bend-Portland-Yakima-Wenatchee-Seattle. Le prix inclut vol, location de voiture, 12 nuits d’hôtel, assurance assistance-rapatriement April. Itinéraire  modulable (ajout de nuits à  Seattle à volonté).

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