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Weiss, Séchas, Dean… Le MAM de Paris présente de nouvelles acquisitions contemporaines

Agathe Lautréamont 12 février 2016

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Le mois de février 2016 marque pour le Musée d’Art Moderne de Paris la présentation de leurs plus récentes acquisitions. De nouvelles œuvres variées, allant de la peinture à la vidéo en passant par l’installation, sont ainsi exposées parmi les accrochages des collections permanentes.  Hugh Weiss, Tacita Dean, Alain Séchas et Charlotte von Poehl viennent compléter un ensemble déjà riche de plus de 10 000 œuvres.

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© Photo : Agathe Lautréamont

Charlotte von Poehl, En série

Ou l’art du minimalisme lié à la répétition inlassable, passionnée, fixe. Née en 1950, Charlotte von Poehl a dédié toute sa carrière la question de la répétition. En travaillant sur un principe de sérialité, la créatrice s’interroge sur le vaste sujet du temps qui passe, du quotidien qui se compose souvent des mêmes habitudes, des mêmes gestes. Fascinée par ce phénomène de rengaine dont nous n’avons pas nécessairement conscience, Von Poehl crée dans son travail des œuvres d’apparence simple, puisque réalisées avec des outils du quotidien (papier, crayon, stylo…), mais qui relèvent d’un processus très réfléchi en amont.

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© Photo : Agathe Lautréamont

L’œuvre récemment acquise par le musée, The Notepiece, est composée d’un ensemble de cent dix dessins réalisés en 2004. Cette création surprenante et épurée explore le travail de trois créateurs chers à Von Poehl : Eva Hesse, Robert Smithson et Sol LeWitt. Prenant la forme d’un carnet de bord, l’œuvre de l’artiste nous fait entrer dans ses réflexions intimes, son processus créatif. On y prend toute la mesure de ses hésitations, ses avancées, ses doutes, jusqu’à l’aboutissement tant attendu : la force créatrice. L’œuvre est accrochée aux côtés de trois autres installations : Arrow Drawings, Harlequins Drawings et Newtons.

Hugh Weiss, Le dernier voyage

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© Photo : Agathe Lautréamont

Rarement, un artiste était parvenu à exprimer la peur de la maladie, l’approche de la mort, avec une force aussi saisissante. Hugh Weiss, peintre américain qui passa l’essentiel de sa vie en France, est une figure incontournable de l’art contemporain. Soldat dans le Pacifique pendant la Seconde Guerre mondiale, les atrocités du conflit le marqueront profondément, et les horreurs vues ne tarderont pas à ressurgir dans sa pratique artistique. Par des couleurs vives, des formes humaines à peine reconnaissables (mi-homme mi-monstre), Weiss cristallise la folie humaine et sa soif de violence qu’il assouvit dès qu’il en a l’occasion.

2007 Charon me tend la main 100x100 Hugh Weiss Coll Musée d'Art Moderne de Paris

Hugh Weiss, Charon me tend la main, 2007 © Musée d’Art Moderne de Paris

Les six œuvres désormais accrochées au Musée d’Art Moderne de Paris sont issues d’un don de la veuve de Hugh Weiss, la photographe Sabine Weber. Celles-ci prennent place parmi d’autres œuvres de l’artiste déjà présentes au MAM, comme des carnets de note, des dessins et des photographies. La peinture de Weiss, surprenante et difficilement classable, touche à la mouvance figurative en puisant dans l’imaginaire des mythologies antiques et contemporaines.

Tacita Dean, JG

4. Tacita Dean

Tacita Dean, JG, 2013 © Musée d’Art Moderne de Paris

Née en 1965, Tacita Dean a commencé sa carrière artistique au début des années 1990. Voyageuse infatigable, intéressée par les médias que sont la photographie et la vidéo, Dean parcourt le monde en quête d’images et de sonorités rares, qui pourront former le cœur de ses œuvres. Touche-à-tout, elle n’hésite pas à mêler à ces deux moyens d’expression de prédilection d’autres pratiques comme le dessin ou l’imprimé. Sensible à la disparition de l’argentique et de la pellicule au profit du tout-numérique, l’artiste utilise essentiellement pour ses films des bobines de 16mm et 35mm, deux formats parmi les moins usités de nos jours par les défenseurs de la pellicule.

6. Tacita Dean

Tacita Dean, JG, 2013 © Musée d’Art Moderne de Paris

Dans son film récemment acquis par le Musée d’Art Moderne, JG, Tacita Dean explore les thématiques qui ont toujours façonné sa créativité : des lieux abandonnés, des personnages exceptionnels et la fuite du temps. Le film, diffusé dans les salles dédiées à l’art contemporain, figure des étendues calmes de lac situés aux États-Unis et aborde le thème du calme avant la tempête. En optant pour de très longs plans fixes, un peu monotones, Dean confronte le spectateur à un sentiment d’attente, voire d’impatience. Elle pointe ainsi du doigt notre goût de l’instantané, de la vitesse, du « tout, tout de suite » qui semble de plus en plus définir notre époque.

Alain Séchas, Coup de vent

Côte d'Or

Alain Séchas, Côte d’or, 2015 © ADAGP

Si l’on vous dit Alain Séchas, il y a fort à parier que vous nous répondrez immédiatement : chat. Et oui, car le petit animal à moustaches constitue une constante dans le travail de cet artiste plasticien. Tout au long de sa carrière, Séchas a produit des œuvres graphiques, des sculptures et des installations qui puisent leurs influences dans le monde de la bande-dessinée et du dessin de presse. De prime abord légères et naïves, ses œuvres reflètent en vérité un tout autre poids, puisque le peintre français use d’un ton en apparence léger pour traiter avec humour et cynisme les modes et les travers de notre époque.

Alain Séchas, Départ, 2015 © ADAGP

Provenant directement de l’atelier de l’artiste, les œuvres récemment achetées par le Musée d’Art Moderne sont pleines de sensibilité et d’humour. Le chat de Séchas, à la physionomie humaine, a cependant évolué par rapport aux premières créations de l’artiste, et celui-ci ne semble plus constituer la part majeure de ses toiles. Désormais, celui-ci semble se fondre dans la toile, dans un art davantage tourné vers l’ouverture et le questionnement. L’artiste abandonne ainsi la narration pour davantage opter pour la suggestion.

TACITA DEAN

12/02/2016 > 02/10/2016

Musée d’Art moderne de la Ville de Paris (MAM)

PARIS

Le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris présente, au sein des collections contemporaines, le film JG de Tacita Dean. Acquis en 2013 ...

Exposition terminée
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