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Philippe Geluck au Musée en Herbe : l’humour pour entrer dans l’art

Jéremy Billault 12 février 2016

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Pour marquer son emménagement rue de l’Arbre-Sec, le Musée en Herbe, qui a pour vocation de présenter aux enfants des expositions sur l’art, consacre sa première expo à Philippe Geluck et à son chat. Intitulée L’art et le Chat, l’expo présente des dessins et quelques sculptures autour du thème de l’art et des artistes avec, véritable tour de force, de nombreuses œuvres originales de grands artistes (Soulages, Vasarely, César…) qui supportent joliment la comparaison. Divertissant, beau, drôle et nécessaire. 

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Soulages, Koons, Vasarely, Klein, Picasso, Vermeer, Fontana, Dubuffet… Tant de grands noms en une exposition, il y a de quoi rougir. Pour inaugurer ses nouveaux locaux, le Musée en Herbe (désormais situé près du Louvre, rue de l’Arbre-Sec) s’est offert la présence de cette liste d’artiste impressionnante avec un objectif : faire voyager le jeune public auquel il s’adresse à travers de l’Histoire de l’art, œuvres originales à l’appui. Difficile, me direz-vous, de transmettre l’exigence hermétique de certains à un public de néophytes, encore plus à un très jeune public. Pourtant, cette exposition y arrive grâce au talent d’un seul homme, un seul artiste qui rassemble les autres : Philippe Geluck.

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© Philippe Geluck

Pas de cartels, donc, pas de textes à rallonge mais, vous l’aurez compris, des dessins en guise d’explications. Pas besoin de guide, ici, c’est  l’œil neuf et aguerri de son chat qui éclaircit en un dessin la particularité de chaque artiste et  de l’œuvre qu’il accompagne : une blague, un trait d’humour qui fait qu’immédiatement, on comprend. On comprend le bleu unique du travail d’Yves Klein, la lumière de Vermeer, la patte de Soulages, les formes de Vasarely : la médiation par l’humour est une réussite, sur tous les plans.

Il y a la Vénus de Mulot, la salade César (oui une salade compressée) ou encore les traces de boue d’un Pollock passé trop vite en voiture (référence tragique?) : on est confronté à un second degré rafraîchissant et toujours drôle face à des œuvres de tous les genres, de toutes les époques. En fin médiateur, le félin bonhomme et rondouillard nous prend par la main, nous fais rire et nous étonne. Souvent, on s’arrête devant une oeuvre, devant Soulages, devant Alechinsky : les tableaux sont grands, majeurs, symboliques et significatifs du travail des artistes, grâce au chat, on contemple les autres.

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© Philippe Geluck

Fort de ses nouveaux locaux, plus spacieux, le Musée en Herbe gagne donc son pari, les plus jeunes y trouveront leur compte. L’expo ne se force pas à entrer dans un moule pédagogique surfait, elle est claire, appréciable et compréhensible par principe, par l’humour qui se fait (trop) rare dans le domaine. Les artistes ont toujours inspiré Geluck, il leur offre aujourd’hui une nouvelle manière d’entrer dans leur travail. L’expo ouvre des portes, on ose entrer dans cet art brut qui nous semblait hermétique, avec nos sabots : on aime rire donc on rit et, ensuite, on admire. Amateurs d’art, néophytes, adultes, enfants, tout le monde devrait trouver son compte dans cette exposition qui, sans aucun doute, devrait susciter des vocations.


 

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© Philippe Geluck (et Daniel Buren)

Petit bonus : le dessin ci-dessus n’est pas présent dans l’exposition, Daniel Buren ayant refusé que l’une de ses œuvres et même son nom n’y apparaisse. Voilà de quoi la compléter.

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