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Le MAM expose ses nouvelles acquisitions photo

Agathe Lautréamont 11 février 2016

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Février 2016 marque pour le Musée d’Art Moderne la présentation de ses nouvelles acquisitions photographiques. Grâce à un comité de mécène, l’institution parisienne a vu ses collections s’enrichir de trois grands noms de la photographie africaine et iranienne. Tour d’horizon…

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J.D Okhai Ojeikere, Suku, 1975 © J. D. ‘Okhai Ojeikere

Voilà un modèle anglo-saxon qui commence à peine à se développer en France. En 2014 était créé le Comité pour la Photographie en France, regroupement de 25 collectionneurs, mécènes ou philanthropes, qui ont décidé de se réunir pour pouvoir offrir à un musée qu’ils apprécient des pièces rares afin d’enrichir encore davantage ses collections et ce tout en réalisant une action citoyenne en faveur de l’art et de la connaissance. 2015 marque la deuxième année d’acquisitions de ce collectif en faveur du Musée d’Art Moderne de Paris et une fois encore, leur choix s’est avéré fin, judicieux et esthétiquement impeccable.

Cette année, trois photographes rejoignent donc les cimaises du musée parisien : J.D Okhai Ojeikere, Kaveh Golestan et Malick Sidibé (ce dernier étant déjà présent dans le cru 2014 des acquisitions). En choisissant de mettre à l’honneur trois artistes nigérian, malien et iranien, le MAM s’inscrit dans une volonté d’élargissement de ses collections à l’internationale, et aux scènes du Moyen-Orient et de l’Afrique qui gagnent à être davantage connues.

malik

Malick Sidibé, Ballo, 1972 © Malick Sidibé

Malik Sidibé, né en 1935, est un photographe très célèbre et grandement apprécié dans son pays. Artiste exigeant, il a su saisir lors de ses nombreux reportages l’effervescence de la capitale, Bamako, peu de temps après l’indépendance de cette nation africaine. Très engagé pour la promotion des jeunes artistes, Sidibé apporta son soutien à de nombreux créateurs maliens. De ses clichés se dégagent beaucoup de force, mais aussi un sentiment prégnant de fête, de joie et d’espoir en un futur glorieux.

J.D Okhai Ojeikere, disparu en 2014, approche plutôt son travail de l’ethnologie. D’origine nigériane, il souhaitait que son travail de photographe permette au grand public de mieux appréhender la culture de son pays, l’existence des ethnies qui parcourent son territoire et les traditions encore prégnantes au XXe siècle.

Dans une série d’un millier de photographie où transparaît un grand amour pour la beauté et la femme, Ojeikere s’est attelé à documenter un attribut typiquement féminin : la chevelure. Et en matière de coiffures, les africaines sont célèbres pour rivaliser d’inventivité et de créativité. Certaines immortalisées par les clichés argentiques sont de véritables œuvres d’art, des sculptures réalisées à toute occasion, arborées avec beaucoup de fierté.

Kaveh 1

© Kaveh Golestan

Mais le point d’orgue de ces nouvelles acquisition, c’est bien l’ensemble de dix tirages uniques réalisés par le photographe iranien Kaveh Golestan (1950 – 2003). Journaliste, photoreporter, Golestan jouissait d’une aura prestigieuse en Iran, tant il s’illustra au cours de sa carrière par des sujets de reportage forts, parfois clivant, mais toujours avec un œil impartial et précis. Entre 1975 et 1977, il décida de réaliser une enquête au long cours sur le « quartier rouge » de Téhéran, plaque tournante de la prostitution et où se trouvaient de nombreuses maisons closes.

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© Kaveh Golestan

Au-delà de la grande qualité des clichés argentique, cette série d’images représente un patrimoine important et un témoignage historique crucial. En effet, ce quartier de la capitale fut entièrement rasé suite à la révolution iranienne et l’arrivée au pouvoir de l’ayatollah Rouhollah Khomeini. Sur ces images très humaines, on prend toute la mesure de la misère et la souffrance de ces femmes, forcées à l’extrémité de la prostitution afin de subsister dans un pays où les disparités sociales sont très fortes.

Les tirages sont à dominante sombre, mais les quelques touches de lumières viennent placer l’accent sur l’essentiel : un visage émacié, des mains crispées, un lit insalubre aux draps défaits… Au-delà de la thématique très sombre, c’est là l’une des plus grandes réalisations de l’histoire de la photographie iranienne.

PRÉSENTATION DES ACQUISITIONS 2015 DU COMITÉ POUR LA PHOTOGRAPHIE

12/02/2016 > 28/02/2016

Musée d’Art moderne de la Ville de Paris (MAM)

PARIS

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Exposition terminée
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