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En Martinique, promenade dans le jardin de sculptures de la Fondation Clément

Agathe Lautréamont 8 février 2016

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Entièrement repensée, la Fondation Clément a rouvert ses portes le 24 janvier dernier avec l’inauguration de ses nouveaux bâtiments, tout en lançant une grande exposition temporaire consacrée à Hervé Télémaque. Mais la Fondation Clément, c’est aussi un exceptionnel parc où fleurissent des… sculptures ! Tour d’horizon…

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Christian Lapie, Jusqu’à l’ombre © Fondation Clément

Estampillé « Jardin remarquable » depuis l’année dernière, le parc de la Fondation Clément vient de recevoir ce label créé par le Ministère de la Culture, qui tend à valoriser les espaces verts ouverts au public et dont la conception et la flore sont d’un niveau remarquable.

Avec ses 16 hectares de végétaux, bosquets et plans d’eau, il était logique que le parc de la Fondation reçoive ce titre prestigieux. Divisé en quatre espaces distincts, le jardin du musée martiniquais se compose d’une palmeraie, d’un verger tropical, d’un jardin des machines et surtout d’un jardin des sculptures.

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Jeppe Hein, 2-Dimensional Mirror Labyrinth © Fondation Clément

Des dizaines et des dizaines de créations modernes et contemporaines se croisent tout au long de la promenade dans cet espace vert attenant au plus grand musée de l’île. Peu importe leurs matières, dimensions ou date de conception, toutes ont été sélectionnées pour leur originalité, leur écho à la culture des caraïbes, et leur capacité à parfaitement s’insérer dans le paysage entourant la Fondation Clément.

Ainsi, l’œuvre 2-Dimensional Mirror Labyrinth de Jeppe Hein se montre aussi bien ludique qu’épurée, avec sa structure toute en miroir qui offre des effets de reflets réjouissants. L’œuvre reflète en effet la palmeraie, les locaux de la Fondation, mais aussi le curieux qui perd quelque peu ses repères et « plonge » donc dans un univers parallèle.

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Christian Lapie, Jusqu’à l’ombre © Fondation Clément

Bien sûr, les sculptures n’ont pas été positionnées au hasard, et si elles peuvent se répondre entre elles, c’est encore mieux ! Illustration avec les artistes Christian Lapie et Luz Sévérino. Avec des œuvres rectilignes, majestueuses et composées en grande partie de bois, elles évoquent des totems anciens représentant des divinités oubliées ou des esprits protecteurs, mi-hommes mi-animaux qui veillent sur les promeneurs.

Par leur réalisation brute, à dominante sombre, comme grossièrement conçues, elles créent un effet de résonance, et le visiteur sent ainsi une continuité dans sa promenade, tandis qu’elles évoquent également le passé des Antilles, et parfois certaines thématiques douloureuses comme l’exploitation sans vergogne des populations locales.

© Jean-François Gouet

Pablo Reinoso, Huge Sudeley bench © Jean-François Gouet

Arrêtons-nous un instant sur le travail de Pablo Reinoso. L’artiste et designer franco-argentin travaille par série, et met en place une réflexion permanente sur son oeuvre. Ses créations les plus connues, les bancs-spaghettis, est une série débutée en 2006. Ces créations sont ludiques, un brin poétiques, et explorent avec malice toutes les possibilités offertes par le bois qui, dans les main de Reinoso, forme des courbes surprenantes. En choisissant un objet du quotidien, un banc, l’artiste insuffle un lyrisme surprenant dans un élément somme toute banal, et que l’on se surprend à redécouvrir sous un jour nouveau. Mais dans les jardins de la Fondation Clément, pas de bois. Ici, l’artiste travaille un matériau lourd et exprimant la radicalité : le métal. Pour le fondre, il faut beaucoup de temps, encore davantage d’efforts, et pourtant la sculpture que l’on rencontre dans le jardin de la Fondation Clément : Huge Sudeley bench, semble d’une grande légèreté. Élancée, s’étirant vers le ciel, toute en courbes, la création impressionne par la grâce qu’elle parvient à dégager, bien qu’elle pèse tout de même plusieurs tonnes !

D’une grande simplicité, elle invite à l’apaisement ou (littéralement) au repos : la création de Pablo Reinoso est en fait un banc sur lequel les promeneurs peuvent s’assoir quelques temps. Ainsi, non seulement Reinoso livre une création des plus originales dans sa conception, mais en plus il désacralise son œuvre en offrant la possibilité de se reposer sur celle-ci.

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Miguel Chevalier, Fractal Flower © Fondation Clément

Toujours dans le domaine du métal, jetons un œil à une œuvre de Miguel Chevalier. Rouge, ouverte vers le ciel comme si elle cherchait à capter les chauds rayons du soleil, la Fractal Flower de l’artiste est une petite perle de délicatesse. Et pourtant, là aussi, elle a été réalisée avec de l’acier, lourd et complexe à modeler. Plusieurs dizaines de fines feuilles de métal assemblées les unes aux autres évoquent la corole et le pistil de la fleur.

Pour concevoir cette sculpture de 3.4 mètres de hauteur, Chevalier a utilisé la technologie 3D, ce qui fait qu’il a initialement dessiné l’œuvre par ordinateur, avant de la réaliser. Créant un pont entre le monde végétal et le monde robotique,  Fractal Flower pose la question de notre relation à la nature, à une époque où les nouvelles technologies envahissent de plus en plus notre quotidien.

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