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Culture sur le web : le Musée du Louvre innove et invite trois youtubeurs

Agathe Lautréamont 8 février 2016

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En matière de visibilité sur le web, le Louvre a de quoi faire des envieux. Avec ses 3.6 millions d’abonnés réunis par quatorze comptes différents (Facebook, Twitter, Instagram…), le musée entend bien entériner sa présence sur le web. Nouvelle étape depuis le début du mois de février : engager de célèbres Youtubeurs, pour que ces derniers réalisent des vidéos dans les couloirs de l’institution…

axolot louvre

Capture d’écran Youtube © Axolot

Connaissez-vous Axolot, Nota Bene et Le Fossoyeur de Films ? Ces trois vidéastes ont en commun d’avoir choisi la plateforme Youtube pour lancer leur propre « chaîne », où ils parlent respectivement de mystères et curiosités, d’Histoire et de cinéma. Forts de plusieurs centaines de milliers d’abonnés, ils mettent régulièrement en ligne des vidéos de vulgarisation scientifique et culturelle, chacun dans leur domaine, pour le plus grand bonheur des internautes. Ils s’inscrivent ainsi dans cette génération de podcasteurs (comme Doxa ou Bruce Benamran) qui tendent à prouver que l’on peut divertir intelligemment, et ce, loin de la télévision !

louvrenotabene

Capture d’écran Youtube © Nota Bene

Communiquer sur le web

Or, cela fait quelques années maintenant que le Musée du Louvre a décidé de considérablement renforcer sa présence sur internet, afin de s’offrir une meilleure vitrine pour son actualité, ses nouvelles expositions ou encore ses collections. Le web, très fréquenté par un public issu de la génération Y (cette frange de la population née entre 1980 et 1990 et qui a donc grandi avec les avancées digitales), représente donc une occasion idéale de faire d’une pierre deux coups, en augmentant sa visibilité auprès des adolescents et jeunes adultes.

Passer par des youtubeurs célèbres (entre 272 000 et 500 000 abonnés) s’inscrit alors en toute logique dans la continuité dans cette vaste opération de communication, tendant à attirer un public plus jeune sous les cimaises du Louvre.

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Capture d’écran Youtube © Le Fossoyeur de Films

Un public plus jeune, mais tout aussi curieux

Ainsi, le plus grand musée du monde a contacté trois célèbres vidéastes pour leur proposer de réaliser, chacun, deux vidéos : une première à poster directement sur leur chaîne Youtube et une seconde qui sera directement diffusée sur la chaîne officielle de l’institution parisienne. Chacun des youtubeurs apporte sa « patte » et son regard original sur le Louvre et son histoire.

Là où Nota Bene se centre sur quatre grands explorateurs liés au Louvre, Axolot nous fait découvrir des pièces dont les mystères ne sont pas encore tout à fait élucidés. Quant au Fossoyeur de Film, il présentera plusieurs longs-métrages dans lesquels le musée tient un rôle à part entière.

Le Louvre fait ainsi le pari de la jeunesse, espérant faire de ces youtubeurs célèbres une manne qui parviendra à attirer leur public dans le plus célèbre musée au monde. Les publics adolescents et jeunes adultes, qui n’ont pas nécessairement le réflexe de se rendre au musée, auront peut-être ainsi envie de voir de leurs propres yeux une momie ou une huile sur toile décrite par le vidéaste, puis découvrir plus avant le musée.

Une influence significative

Car le Musée du Louvre semble avoir bien saisir la force d’impact de ces animateurs 2.0. Ces vidéastes amateurs sont arrivés à la bonne époque pour combler un vide criant depuis quelques années. Là où le nombre d’émissions culturelle a tendance à se réduire comme peau de chagrin sur le PAF, ces derniers proposent gratuitement des émissions de format court (entre 5 et 20 minutes).

Dans ces dernières, ils abordent à chaque fois une thématique précise (« Les vikings au Canada » pour Nota Bene, des critiques « après-séance » pour le Fossoyeur de Film ou bien les « Cabinets de curiosité » pour Axolot ) sur un ton clair et ludique.  Qu’en est-il de la liberté de ton ? Selon Nota Bene, qui a clarifié les choses sur Twitter, pas d’inquiétude à avoir ! Les trois vidéastes auraient été libres de proposer leurs idées de sujets, et ces derniers furent bien accueillis par le musée.

Donnant-donnant

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que dans les deux parties, tout le monde est gagnant. Là où les trois vidéastes vont pouvoir profiter du rayonnement national représenté par le Musée du Louvre et pourquoi pas gagner de nouveaux fans, l’institution parisienne prouve qu’elle est capable de suivre les tendances d’internet, les dernières modes et les utiliser à bon escient.

Car l’enjeu est le même pour nombre d’espaces culturels en France : rajeunir la moyenne d’âge des visiteurs. L’avenir dira si la collaboration entre deux sphères influentes chacune à leur manière saura se montrer fructueuse et si le Louvre poursuivra dans cette voie.

Pour le moment, quatre vidéos ont été publiées par Nota Bene et Axolot. Les livraisons du Fossoyeur de Films sont attendues à partir du 15 février prochain. Le premier vidéaste nous propose de le suivre dans un musée du Louvre totalement vide, où il se promène avec une joie non-dissimulée, tout en nous parlant de l’explorateur Paul-Émile Botta à qui on doit la découverte des ruines de la cité antique de Dur-Sharrukin, capitale de l’ancienne Assyrie. Axolot quant à lui nous parle d’une momie dont les bandelettes ont été étrangement tissées, ou encore du seul tableau au monde peint sur les deux faces et représentant la même scène au recto et au verso ! Du côté du Fossoyeur de Films, celui-ci décrypte les liens étroits existant entre septième art et le plus grand musée du monde.

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