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Galeries : 5 expos à voir (ou pas) à Paris

Magali Lesauvage 3 février 2016

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On est venu, on a vu. Faire le marathon des galeries parisiennes apporte généralement son lot d’heureuses surprises, et de grandes déceptions. Des rues étroites du Marais aux pentes de Belleville, parcours d’une saison en art contemporain à Paris.

Steve McQueen, galerie Marian Goodman (jusqu’au 27 février)

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Steve McQueen, Ashes, vidéo, 2002-2015.

On commence par une magnifique exposition, celle que l’artiste et cinéaste Steve McQueen offre à la galerie Marian Goodman. Nous accueillant dans la vaste salle de garde de l’hôtel particulier de la rue du Temple, soixante-dix sept néons bleu foncé nous exhortent au souvenir : « Remember me » est répété en lettres froides, comme un mantra contre l’oubli.

Au sous-sol, la double vidéo Ashes est projetée de part et d’autre d’un écran. D’un côté, un jeune homme (Ashes lui-même, « cendres » en anglais) rayonne à la proue d’un bateau, ivre de soleil, dans une lumière aveuglante. De l’autre, on prépare une tombe. La sienne ? Vie et mort, bonheur et drame se côtoient étroitement sans se contredire, dans un dialogue non pas naïf mais éblouissant de simple beauté.

Lionel Sabatté, Marellomorpha, galerie Eva Hober (jusqu’au 1er mars)

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Lionel Sabatté, série Marellomorpha, 2016.

Nous avions rencontré l’artiste Lionel Sabatté il y a deux ans de cela, à l’Aquarium de Paris, pour son exposition La Fabrique des profondeurs. L’ayant quitté sculpteur de poussière, nous le retrouvons cette année peintre d’étoiles. L’image est un peu facile mais la sensation bien réelle d’un allègement du travail de l’artiste, et aussi d’une volonté d’aller vers l’essentiel. Logique, puisqu’on passe de la troisième à la deuxième dimension.

Mais on a connu Lionel Sabatté (désormais représenté par Eva Hober) plus empesé même en peinture. A l’encontre de cette nouvelle série Marellomorpha qui évoque des explosions orgasmiques de matière coulante et de couleurs stellaires, mélancoliques comme des supernovas jetant leurs derniers éclats.

Thomas Hirschhorn, Pixel-Collage, galerie Chantal Crousel (jusqu’au 26 février)

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Thomas Hirschhorn, Pixel-Collage, 2016.

Quand un artiste livre avec son exposition un texte de cinquante lignes, méfiez-vous. Quand cet artiste s’appelle Thomas Hirschhorn, connu pour son recyclage d’images trash de l’actualité, armez-vous de courage. Quand vous découvrez en pénétrant dans la galerie, que ces images de corps « détruits » (sic l’artiste) sont agrandies au format de tableaux d’histoire du type La Liberté guidant le peuple, fuyez immédiatement.

Montrant l’immontrable (ces photographies post-attentats de corps écrabouillés, que la presse choisit généralement de ne pas montrer), Hirschhorn ne donne pas plus à penser qu’à voir – puisqu’on ne peut pas voir ces images, au sens de les concevoir, de « faire surgir une image en pensée ». Jouant sur la pixellisation partielle des photos, l’artiste n’en montre qu’une partie. Et c’est déjà trop.

Daniel Jacoby, Making Waves, galerie Antoine Levi (jusqu’au 11 mars)

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Vue de l’exposition Making Waves de Daniel Jacoby à la galerie Antoine Levi, Paris, 2016.

Nichée dans une petite rue près du parc de Belleville, la galerie Antoine Levi fête ses trois ans avec une exposition du jeune artiste péruvien Daniel Jacoby, 30 ans. Celui-ci nous raconte par le bord le tournage d’un film dans une île septentrionale du Japon : un rideau qui se lève et retombe brutalement à la manière du théâtre kabuki, des portraits de ses guides en pain de mie et fromage, une histoire de fruits japonais relayée par un petit amplificateur. Enigmatique et touchant.

Jean-Marie Perdrix, Ferry Fétiche, galerie Samy Abraham (jusqu’au 12 mars)

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Vue de l’exposition Ferry Fétiche de Jean-Marie Perdrix à la galerie Samy Abraham, Paris, 2016.

Enigmatique et touchante aussi, est l’exposition Ferry Fétiche de Jean-Marie Perdrix chez Samy Abraham (en face d’Antoine Levi). L’artiste y présente « des totems et des tables », explique-t-il, réalisés au Burkina Faso, en collaboration avec des artisans bronziers, à partir de plastiques ménagers recyclés.

A l’entrée de la galerie, une tête-trophée de cheval dénuée d’yeux invite le spectateur à oublier ses certitudes. Plus loin, des pupitres d’écoliers forment un paysage mental où sont convoqués les fantômes des absents, tandis que des sculptures phalliques sont placées dans un angle comme si elles avaient été mises « au coin », attendant que sonne l’heure. Touchant, et énigmatique.

STEVE MCQUEEN

09/01/2016 > 27/02/2016

Galerie Marian Goodman

PARIS

La Galerie Marian Goodman est heureuse d’annoncer une exposition de Steve McQueen pour débuter l’année 2016. Nous présentons Ashes, ...

Exposition terminée
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