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Olafur Eliasson succède à Anish Kapoor au Château de Versailles

Jéremy Billault 29 janvier 2016

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Après Anish Kapoor, c’est l’artiste danois Olafur Eliasson qui investira pendant quelques mois les jardins et salons du château de Versailles. Alors que, du début à la fin de l’exposition, la sculpture d’Anish Kapoor a suscité d’immenses polémiques à cause de multiples actes de vandalisme, Eliasson, lui, est plus consensuel. Mais son projet est prometteur.

** FILE** Danish environmental sculptor Olafur Eliasson, stands in the Turbine Hall at the Tate Modern art museum in London and looks up at his art work entitled "The Weather Project," in this Oct. 15, 2003 file photo. Eliasson has used mirrors, light, sound and mist to create a monochrome space that exposes and confronts the visitor. (AP Photo/Alastair Grant)/ART WEATHER WORK/ OCT. 15, 2003 FILE PHOTO. SODIUM LIGHT/0310310310/0310310312

L’installation d’Olafur Eliasson à la Tate Modern en 2003 © AP Photo : Alastair Grant

C’est une tâche à la fois difficile et peu risquée que le château de Versailles a confié à Olafur Eliasson : succéder à Anish Kapoor. Si Jeff Koons, à l’époque, avait déjà beaucoup fait parler lors de l’arrivée de son art au château, ce n’est rien à côté de ce qui est arrivé à Anish Kapoor : vandalisme, censure, polémique, vandalisme, recouvrement, vandalisme, polémique (à peu de choses près), le séjour à Versailles du Dirty Corner, sculpture plutôt évocatrice aura été incroyablement mouvementé.

Il fallait donc trouver un successeur plus… consensuel. Plus consensuel que Kapoor, à vrai dire, c’est envisageable. Il fallait aussi un grand nom. Alors qu’un Ai Weiwei, qui expose en ce moment au Bon Marché, aurait probablement fait passer quelques uns des messages politiques dont il a le secret, la décision finale s’est finalement portée sur Olafur Eliasson. L’artiste et architecte danois, qu’on a récemment vu dans la capitale à l’occasion de la Cop21 (il avait installé de grands blocs de glace devant le Panthéon qui ont lentement fondu) a donc clairement été appelé pour mettre tout le monde d’accord.

ice watch 2014 copenhagenUne horloge de glace installée à Copenhague en 2014 © Olafur Eliasson

Même si depuis 2008 et les premières installations contemporaines dans le château, beaucoup sont toujours résolument opposés à la démarche, le travail d’Olafur Eliasson est réputé pour être élégant, utile ( comme dans le design d’un pont circulaire au Danemark) et spectaculaire. Il devrait donc avoir le mérite d’attirer et de satisfaire les visiteurs sans qu’en pleine nuit on viennent saccager ou écrire sur son travail.

Le soleil est roi

Annoncée pour juin prochain, l’exposition investira un grand espace, réparti à la fois entre les jardins et les salons. En ce moment même, Eliasson présente des œuvres dans le Palais d’hiver du Prince Eugène, à Vienne et devrait s’inspirer de cette expo intitulée Baroque Baroque pour investir l’intérieur de Versailles. Pour l’extérieur, on le sait, c’est son domaine : travailler les éléments, la nature, « faire le jardinier » comme il le déclare à Valérie Duponchelle dans le Figaro, c’est en quelques sortes sa spécialité. On se souvient surtout de son soleil, son weather project dans le Turbine hall de la Tate Modern qui avait attiré plusieurs millions de visiteurs et fait connaître le danois dans le monde entier. On s’attend donc à quelque chose de magistral, d’astronomique, d’astral même, en écho à son chef-d’oeuvre et au roi qui l’accueille en son château.

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