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Giacometti : une série d’événements pour le cinquantième anniversaire de sa disparition

Jéremy Billault 12 janvier 2016

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Le 11 janvier 1966, Alberto Giacometti disparaissait à l’âge de 64 ans. Cinquante ans plus tard, l’artiste, toujours ancré dans toutes les mémoires, est célébré partout dans le monde à travers plusieurs expositions. Portraits, lettres, sculptures, cet anniversaire est l’occasion de traiter de façons différentes un artiste complexe que les réflexions esthétiques profondes ont conduit à se tourner vers la vérité, au-delà de la représentation fidèle.

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Alberto Giacometti tenant Trois hommes qui marchent I (grand plateau), 1948, © Succession Alberto Giacometti (Fondation Giacometti, Paris + ADAGP, Paris)

C’était il y a 50 ans. Alberto Giacometti, sculpteur et peintre qu’on ne présente plus, disparaissait le 11 janvier 1966 au sommet de sa gloire, de sa popularité et de son succès. Pour rendre hommage à celui qui détient toujours le record de la sculpture la plus chère au monde (141 millions de dollars pour  L’Homme au doigt  vendu en 2015 chez Sotheby’s), plusieurs grandes expositions sont organisée à travers le monde et surtout en Europe.

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Autoportrait, vers 1917 © Succession Alberto Giacometti (Fondation Giacometti, Paris + ADAGP, Paris)

Cet anniversaire sera londonien ou ne sera pas. Le 10 janvier dernier, veille du cinquantième anniversaire de la mort de Giacometti, s’achevait à la National Portrait’s Gallery  une exposition originale, concentrée, on l’aura compris, sur sa pratique du portrait, un aspect moins connu de son oeuvre. Des dessins, des tableaux et des sculptures représentant ses proches qui marquent, pour une partie, ses premiers contacts avec les arts plastiques grâce à l’encouragement de son père, peintre lui-même. Et même pour ses œuvres les moins  connues, le public est venu en masse : entre octobre et janvier, près de 50 000 visiteurs ont fait le déplacement dans le musée londonien. Et le meilleur est à venir.

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Quatre figurines sur piédestal (Version B), 1950 et 1965 © Succession Alberto Giacometti (Fondation Giacometti, Paris + ADAGP, Paris)

Dans quelques jours, à partir du 2 février, la galerie Luxembourg & Dayan exposera dans son antenne britannique une série de sculptures assemblée autour d’un élément clé : une lettre de l’artiste à Matisse. Pierre Matisse, son ami, un galeriste new-yorkais. Dans cette lettre fondatrice, Giacometti expose ses doutes concernant son travail formel et sa technique. C’est grâce à l’encouragement de Pierre Matisse (qui consacra à Giacometti plusieurs expositions par la suite) que l’artiste s’affirmera dans ses recherches et vers cette nouvelle forme qui fera sa renommée.

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Tête qui regarde, 1929 © Succession Alberto Giacometti (Fondation Giacometti, Paris + ADAGP, Paris)

« Voilà la liste des sculptures que je t’ai promises, mais elle doit être accompagnée de certaines explications […] sans lesquelles elles n’auraient aucun sens » disait-il dans cette lettre avant d’aborder en détail une série de considérations fascinantes à propos de son éternelle quête d’une vérité qui ne se limite plus à la simple ressemblance. Ce sont ces œuvres, issues d’une décennie cruciale pour Giacometti, moins  pour la production d’œuvres majeur que pour la réflexion qui conduira à elles. Plus qu’un blogbuster, Luxembourg & Dayan propose une immersion intellectuelle dans les révélations artistiques cruciales qui ont conduit Giacometti à devenir ce qu’il est devenu.

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L’homme qui marche I, 1960 © Succession Alberto Giacometti (Fondation Giacometti, Paris + ADAGP, Paris)

Plus tard dans l’année, c’est du côté de Paris qu’il faudra regarder. Comme l’a annoncé Catherine Grenier, récente directrice de la Fondation Alberto et Annette Giacometti à Paris, une maison achetée par Annette Gacometti devrait bientôt accueillir le tout nouvel Institut Giacometti, un espace qui servirait à la fois de lieux d’exposition, de recherche et d’enseignement et présentera une reconstitution de l’atelier de l’artiste (meubles et murs qu’il a lui-même peints à l’appui). Côté grandes rétrospectives, l’année 2016 sera surtout marquée par l’exposition qui débutera à Shangai en mars prochain tandis qu’en 2017 la Tate Modern a déjà prévu un événement majeur qui bouclera la boucle des années londoniennes des œuvres de Giacometti.

 

 

 

 

 

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