Votre action a été enregistrée avec succès !



LA NEWSLETTER

«Un immeuble, une oeuvre» : quand Fleur Pellerin associe immobilier et art contemporain

Jéremy Billault 17 décembre 2015

Share on FacebookTweet about this on TwitterGoogle+

La ministre de la culture vient de lancer, en présence de 13 promoteurs immobiliers, un programme intitulé «un immeuble, une oeuvre» qui engage les signataires à acheter ou commander une oeuvre d’art contemporain à chaque construction ou rénovation d’immeuble. Détails.

12341442_940715569299546_3704985107527663624_n

Fleur Pellerin accompagnée des premiers signataires du programme «Un immeuble, une oeuvre»

 © Ministère de la Culture et de la Communication

«Un immeuble, une oeuvre». C’est le nom (et le concept) du programme plutôt original lancé cette semaine par la ministre de la culture en partenariat avec 13 promoteurs immobiliers. Le principe est simple : pour chaque bâtiment privé à construire ou à rénover, les entreprises s’engagent à acheter ou à commander auprès d’un artiste une oeuvre d’art contemporain. Derrière cette démarche, un objectif multiple partagé par les artistes, les entreprises et le public. A priori, près de 1000 œuvres d’art contemporains devraient être créées ou vendues chaque année par des artistes contemporains dans le cadre du programme, si le nombres d’entreprises partenaires en restait là (il devrait probablement augmenter). Ensuite, ce projet permet d’inscrire l’art contemporain dans le paysage quotidien (on parle de bureaux comme de résidences) dans une démarche devenue systématique : on construit donc on fait appel à la création artistique.

En contrepartie, les entreprises bénéficieront d’un label, d’une exposition importante dans un lieu culturel (présentation des œuvres qui pourront être déplacées) et seront candidats à recevoir l’un des prix que le Ministère de la culture vient de créer. Le projet est né il y a quelques mois, au cours d’une discussion entre Fleur Pellerin, qui a toujours essayé d’agir pour promouvoir l’art contemporain et Laurent Dumas, président du groupe Emerige ( dont le fond de dotation a récemment organisé une exposition autour de jeunes artistes).

Contraintes ?

Ce programme séduisant sera moins contraignant qu’il en à l’air pour les promoteurs participants. Seule véritable obligation : l’application du programme pour l’intégralité des bâtiments des entreprises en questions qui ne pourront donc pas acheter une oeuvre là ou quand ça les arrange. Il faudra également, cela va de soi mais tout de même, garantir la qualité des œuvres et la «professionnalité» des artistes choisis (pas question de recycler les dessins de la maternelle du coin) ainsi qu’une association avec la galerie qui représente l’artiste partenaire. Pas d’indication, donc, concernant la nature de l’oeuvre (pas de dimensions, pas de pratique préalablement définie) ou la place de cette oeuvre dans l’établissement ( pas d’assurance de mise en valeur du travail des artistes).

A son lancement, 13 promoteurs immobiliers se sont engagés à respecter le programme(parmi lesquels Accor, BNP Paris Real Estate, Bouygues Bâtiment Ile-de-France, Vinci Immobilier et, évidemment, Emerige), mais la ministre espère que la Fédération des promoteurs immobiliers (qui regroupe 500 sociétés) pourra rapidement convaincre de nouveaux participants et donner au projet un plus grand impact.

 

LES DERNIERS ARTICLES

AJOUTER UN COMMENTAIRE