Votre action a été enregistrée avec succès !



LA NEWSLETTER

Christopher Forbes va vendre son immense collection d’art du Second Empire

Agathe Lautréamont 14 décembre 2015

Share on FacebookTweet about this on TwitterGoogle+

Le vice-président de l’influent magazine économique américain Forbes, Christopher Forbes, s’apprête à se séparer de son impressionnante collection d’art du Second Empire, dans une vente publique qui se tiendra au Château de Fontainebleau.

Franz Xaver Winterhalter, Napoléon III, 1855

 

Débutée par le père de Christopher, Malcolm Forbes, ce dernier poursuivit sa fièvre acheteuse pendant quarante années, collectant pièces artistiques, mobilier et autres manuscrits précieux. Selon les mots du commissaire-priseur en charge de l’enchère, Jean-Pierre Osenat, cet ensemble n’est rien de moins que la plus importante collection au monde d’objets datés du Seconde Empire français (1852-1870). Et l’ensemble brille d’une telle aura qu’il fut à de nombreuses reprises présenté au public un peu partout sur le sol américain, dans le cadre d’expositions itinérantes, depuis un peu moins de douze ans.

La vente est désormais programmée : elle se tiendra au sein du magnifique Château de Fontainebleau, dans le sud-ouest de l’Île-de-France, début mars 2016. Quelques chiffres, pour la route ? Plus de 3000 objets seront vendus sous le marteau, compilé en 2000 lots environ. De quoi ameuter les foules amatrices d’objets à forte valeur historique. Certaines des pièces destinées à être vendues seront au préalable exposées à l’Opéra Garnier (ce qui fait sens, le bâtiment lui-même datant du Second Empire)

Christopher Forbes en 2012 © Michael Loccisano – Getty Images

 

Parmi les sculptures, les lettres, les livres rares et quelques encore plus rares photographies (cette pratique n’en étant encore qu’à ses balbutiements), on retrouvera 500 peintures et dessins (des œuvres historiques et des portraits principalement, dont des travaux de la main de Gustave Doré et Edgar Degas). Le tout, pour une valeur totale estimée entre 3 et 4 millions d’euros. Cependant, rappelle Jean-Pierre Osenat, ce prix est susceptible de varier sensiblement, étant donné que les experts et historiens de l’art sont actuellement encore au travail pour cataloguer et estimer les artefacts.

Adolphe Yvon, Napoléon III et Georges Eugène Haussmann, 1860

 

Un de ces spécialistes recrutés pour mener à bien la vente aux enchères, Jean-Pierre Châtaignier, explique qu’il continue de découvrir des trésors tandis qu’ils explorent la collection en vue de l’édition d’un catalogue complet. Il a ainsi, entre autres, croisé des extraits de la correspondance personnelle entre le Baron Haussmann et l’empereur Napoléon III, traitant de secrets diplomatiques, par exemple. Des pièces renforçant d’autant la valeur de la vente, et renforçant son aspect de véritable chronique artistique et patrimoniale du Second Empire.

LES DERNIERS ARTICLES

AJOUTER UN COMMENTAIRE