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Le MuCEM (aussi) aime les panoramas

Agathe Lautréamont 9 décembre 2015

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Ouvrir une exposition sur un extrait du film OSS 117 : Le Caire, nid d’espion, il fallait oser ! C’est pourtant le parti pris par l’exposition du MuCEM, qui retrace (plus sérieusement) l’histoire du panorama en six salles thématiques et bigarrées.

j'aime les panoramas« J’aime les panoramas… »

 

Mot inventé au XVIIIe siècle sur les racines grecques pan (tout) et orama (vision, vue), le panorama, avant de devenir un terme générique rappelant la thématique de la vision et de ce que peut embrasser le regard, désignait une construction humaine. Le principe était une rotonde sur l’extérieur, ouverte à 360°, déployant un paysage complet et d’une beauté à couper le souffle, permettant au touriste d’embrasser totalement le paysage. Néanmoins, il faut véritablement attendre la première moitié du XIXe siècle pour que le terme prenne la terminologie que nous connaissons aujourd’hui : une vision étendue, un paysage s’étirant à perte de vue.

Que le sujet ait été récupéré par le milieu de l’art, ou qu’il revête aujourd’hui un aspect bien plus populaire, on parle nécessairement de phénomène. Aussi les diverses œuvres exposées, de la toile du XIXe siècle à l’installation tout de verre et de transparence d’un artiste contemporain, se chargent-elles de poser des questions pertinentes sur la façon dont les artistes, mais plus largement les populations, parviennent à s’approprier les paysages, et comment ceux-ci peuvent être réinjectés dans l’art ou dans un commerce plus prosaïque comme celui du tourisme.

7. Johan Christian Dahl, Vue depuis Bastei, 1819 © Drammens MuseumJohan Christian Dahl, Vue depuis Bastei, 1819 © Drammens Museum

 

Certaines œuvres touchent au Romantisme, et beaucoup de toiles, comme celles de Johan Christian Dahl, montrent des personnages isolés, parfois presque anecdotiques, face à un immense paysage qui les domine, les enveloppe, les engloutit pour mieux nous faire oublier la présence humaine minime et chétive, en comparaison d’un paysage contrasté aux couleurs chatoyantes.

Une œuvre située en bonne place dans l’ultime étape du parcours assume d’ailleurs pleinement le rapprochement avec l’école allemande du XIXe siècle, en reprenant les lignes esthétiques du Voyageur contemplant une mer de nuage de Caspar David Friedrich. Dans cette photographie de grand format, Elina Brotherus remplace le voyageur masculin par une figure féminine, drapée dans son long manteau et semblant lutter contre les bourrasques du vent, peinant à rester droite face aux forces de la nature. L’homme face à face avec le paysage, encore.

20. Elina Brotherus, Der Wanderer 2 2004© Elina Brotherus Adagp, Paris 2015Elina Brotherus, Der Wanderer 2, 2004© Elina Brotherus Adagp, Paris 2015

 

L’art contemporain n’est pas en reste, aussi les créations de l’omniprésent Olafur Eliasson occupent-elles une place non-négligeable dans J’aime les panoramas. D’abord une salle circulaire, toute de blancheur mais qui cache des néons reproduisant le spectre coloré tel qu’on ne le perçoit jamais puisqu’ici, les teintes sont décomposées, isolées les unes des autres afin de mieux les percevoir dans leur plénitude.

Un peu plus loin, une véritable mosaïque de paysages mornes, nus, de végétation rase où pas un arbre, pas une âme ne brise la rectitude de la ligne d’horizon et celle dessinée par le sol qu’on devine aride ou de tourbières. Chaque photographie représente une couleur : vert, jaune, orangé… On est face à un véritable prisme, qui compose une œuvre surprenante et qu’on prend beaucoup de plaisir à détailler.

17. Olafur Eliasson, The horizon series, 2002 © 2002 Olafur_Eliasson_ph.Jens_ZieheOlafur Eliasson, The horizon series, 2002 © 2002 Olafur Eliasson

 

Relevés photographiques des Alpes indiquant les points des vue et autres aiguilles, cartes postales des années 1980, papier-peint fantaisiste… L’exposition est éclectique, le revendique, mais pourtant ne perd jamais son spectateur. Ces différents médiums, qui lorgnent du côté du cinéma et du phénomène du tourisme de masse, ont l’art de poser les bonnes questions : comment voyons-nous le monde alentour ? Comment être spectateur de nos jours ? Une thématique riche, touche-à-tout, mais résolument passionnante.

J’AIME LES PANORAMAS

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Exposition terminée
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