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Galeries à Paris : les 5 expos à voir

Magali Lesauvage 9 décembre 2015

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La fin d’année est triste mais l’art est bien vivant. Du blanc qui transpire du white cube pour décolorer les œuvres, à la chaleur torride de Salma Hayek consolant Tahar Rahim dans un désert technicolor, l’art dans les galeries nous en dit un peu plus sur nos terreurs et nos désirs. Sélection de 5 expos à voir avant, pendant et après les fêtes.

Thirty Shades of White, galerie Praz-Delavallade (jusqu’au 23 janvier)

Vue de l’exposition Thirty Shades of White, galerie Praz-Delavallade, Paris.

 

Passant résolument à l’heure d’hiver, le galeriste René-Julien Praz a convoqué une trentaine d’artistes sur le thème du blanc, perpétuant l’engouement moderniste qui depuis Malevitch et jusqu’à Rémy Zaugg hante l’histoire de l’art, comme point de non-retour absolu de l’œuvre. De A comme Ardouvin à W comme Weiner, en passant par N comme Nédélec (nouvelle recrue de la galerie) ou D comme Donnelly, l’expo se savoure dans ses nuances subtiles et un humour léger comme une boule de neige.

Lars Frederikson, Ascendant-Descendant, galerie In Situ-Fabienne Leclerc (jusqu’au 16 janvier)

Lars Frederikson, œuvre de la série Inox, galerie In Situ-Fabienne Leclerc, Paris.

 

C’est à une véritable petite rétrospective de l’artiste suédois Lars Frederikson qu’invite Fabienne Leclerc dans ses élégants espaces de la rue Michel Lecomte. Prof à la Villa Arson de Nice, l’artiste fit carrière en France, où il décède en 1997. On le connaît notamment (plus ou moins bien) pour ses travaux sur la lumière et le mouvement dans l’art et ses sculptures sonores. La galerie présente par ailleurs ses Inox, surfaces métalliques réfléchissantes déformées qui absorbent en elles tout l’espace, ou encore la série Fax qui transcrit en lignes graphiques des sons venus de l’espace. Un artiste à (re)découvrir absolument.

Cordy Ryman, galerie Zürcher (jusqu’au 23 décembre)

IMG_7093Vue de l’exposition Cordy Ryman, galerie Zürcher, Paris.

 

Autre révélation, celle de l’artiste américain Cordy Ryman (fils de Robert, peintre minimaliste), 44 ans, et de ses délicieuses petites choses peintes qu’expose la galerie Zürcher. Recyclant bouts de bois et éléments d’architecture éphémères, Ryman fait aussi dans l’environnement grand format, comme pour l’installation Chimera 45 exposée dans l’antenne new-yorkaise de la galerie au printemps, ou encore avec Third Vine, présentée ici, articulation-désarticulation colorée venant animer l’espace.

Michel Majerus, galerie Max Hetzler (jusqu’au 30 janvier)

782ab59fd3f87339ff8a693d5fced33a_f6781Vue de l’exposition Michel Majerus, galerie Max Metzler, Paris.

 

Exposition hommage aussi que celle de Max Hetzler consacrée à Michel Majerus, qui par opposition aux petites formes peintes de Ryman déploie sans complexe ses grands formats pop. Disparu en 2002, à l’âge de trente-cinq ans, dans le crash d’un avion, le Luxembourgeois reste mal connu en France. L’élève de Kosuth a pourtant su montrer, à une époque – les années 1990 – où la peinture n’avait pas les faveurs de la critique, une liberté d’inspiration et de format d’une vitalité extraordinaire. En témoigne la grande fresque theenlarge-o-ray… on! de 1994 qui fait littéralement exploser un mur entier de la galerie, tandis qu’à ses côtés des toiles simplement barrées de vert mettent l’accent sur le geste brut de l’artiste.

Youssef Nabil, I Saved My Belly Dancer, galerie Nathalie Obadia (jusqu’au 6 janvier)

IMG_7088Youssef Nabil, I Saved My Belly Dancer, galerie Nathalie Obadia, Paris.

 

On termine enfin sur une note kitsch et sentimentale, celle qu’offre l’Egyptien Youssef Nabil (déjà repéré en 2012 lors de sa rétrospective à la MEP) chez Nathalie Obadia. La galerie de la rue du Cloître Saint-Merri présente le film I Saved My Belly Dancer, qui met en scène l’actrice Salma Hayek en danseuse du ventre apparaissant en rêve à un personnage interprété par Tahar Rahim, qui finit par l’emmener dans un Far West hollywoodien. C’est aussi le rêve d’un Orient aux couleurs acides, à la limite de l’écœurement, dont la réalité se dissout dans le mirage de l’Occident, illustrant de manière assez littérale la vie même de l’artiste, aujourd’hui installé à New York.

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