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Week-end culture à Bruxelles : 3 expos à voir

Agathe Lautréamont 4 décembre 2015

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De passage dans la capitale belge pour 48 heures ? Voici trois idées de sorties cultures à ne manquer sous aucun prétexte !

Imagine Istanbul : au BOZAR

Pêcheurs au petit matin © Ara Güler : Pêcheurs au petit matin © Ara Güler

 

Ville en perpétuelle évolution, à l’architecture contrastée et aux rues dignes d’un labyrinthe de couleurs et de senteurs, il est logique qu’Istanbul ait fasciné les photographes depuis la deuxième moitié du XXe siècle. Au centre de l’accrochage d’Imagine Istanbul, le Henri Cartier-Bresson turc : Ara Güler (né en 1928). Souvent, et à juste titre, surnommé « l’œil d’Istanbul », il est aujourd’hui considéré comme une véritable légende vivante de la photographie turque de notre époque contemporaine. Journaliste pour l’antenne du magazine Time à Istanbul à partir de 1958, il peut s’enorgueillir d’avoir été le tout premier correspondant de ce titre de presse au Proche-Orient. Il est de nos jours un véritable artiste de référence pour toute une jeune génération de reporters turcs qui se réclament de son école.

Femme fumant © Ahmet PolatFemme fumant © Ahmet Polat

 

Logiquement, l’exposition accroche après une présentation du travail de Güler plusieurs jeunes photographes contemporains, comme Ali Taptik ou Ahmet Polat. Si les deux reporters se détachent du travail d’Ara Güler par le choix de travailler en couleur, il n’en demeure pas moins qu’ils se placent tous deux dans l’ombre du maître, n’hésitant pas à s’inspirer de ses travaux pour nourrir leur propre créativité. Qu’ils se tournent vers un passé fantasmé ou qu’ils choisissent l’ère actuelle, tous un œil novateur sur le paysage urbain, la mosaïque culturelle ; livrant un portrait de la Turquie saisissant de vérité. A voir jusqu’au 17 janvier 2016.

Le Musée des Instruments de Musique

Visiter une exceptionnelle collection de plus de 1200 instruments de musique préservés au sein d’un magnifique bâtiment Art nouveau en plein cœur de Bruxelles ? C’est le programme alléchant proposé par le Musée des Instruments de Musique de la capitale belge. Fondé en 1877, il peut se targuer de posséder la plus vaste collection au monde d’instruments, car si un gros millier est exposé dans les quatre étages du bâtiment, le fonds en conserve en tout et pour tout 8000. Le musée mène dans le même temps de vastes travaux de recherches universitaires sur le monde de la musique, et a aujourd’hui référencé quelque 45 000 instruments à travers le monde et l’histoire.

Le musée des Instruments de musique © Brussel LifeLe musée des Instruments de musique © Brussel Life

 

La collection, fondée sur les propres trésors récoltés au fil de sa vie par le premier conservateur de l’institution, Victor-Charles Mahillon, va peu à peu s’enrichir au fil du XXe siècle, grâce à de nombreux dons et autres acquisitions. Aujourd’hui, c’est un musée délibérément tourné vers la pédagogie et l’interaction. En effet, le slogan de l’institution muséale, qui est : « Vous allez voir ce que vous allez entendre » n’est absolument pas mensonger ! Grâce à un audioguide relié à un système infrarouge, il est possible d’écouter des morceaux joués par les instruments que l’on admire dans les vitrines ombragées et magnifiquement illuminés par de douces lumières chaudes et orangées. L’atmosphère très chaleureuse du musée ajoute donc au plaisir de la visite, et en fait un passage culture indispensable en Belgique.

Sarcophagi au Musée du Cinquantenaire

Jusqu’au 20 avril 2016, le Musée du Cinquantenaire de Bruxelles révèle les secrets des sarcophages égyptiens et les mystères de l’embaumement dans une importante exposition, Sarcophagi, dédiée à la pratique des rites religieux et funéraires à l’époque de l’Égypte antique. L’éternité, la renaissance et la préservation du corps étaient en effet des sujets qui préoccupaient beaucoup les Egyptiens des millénaires passés. Suivant le mythe de la résurrection d’Osiris ou celui du retour à la vie du dieu soleil Ré après un combat acharné chaque nuit contre des forces maléfiques, les maîtres embaumeurs portaient le plus grand soin aux cadavres afin de le préserver au maximum de la putréfaction, afin que le défunt puisse jouir de la vie éternelle dans les Champs d’Ialou (l’équivalent du Paradis dans la tradition judéo-chrétienne ou des Champs-Élysées grecs).

Masque de momie Nouvel Empire fin de la 18e dynastie © Musée du CinquantenaireMasque de momie, Fin de la 18e dynastie © Musée du Cinquantenaire

 

L’exposition est divisée en douze étapes, en guise de référence aux douze heures de la nuit, au cours de laquelle le soleil parcourait son chemin jusqu’à la lumière du retour à la vie. Et chaque salle contient une pièce exceptionnelle : sarcophage, momie, pièce de poterie, bijoux, papyrus anciens… Qu’elle s’attarde sur la mythologie égyptienne, sur les pratiques médicinales de ces temps anciens, sur l’organisation sociale d’Égypte antique ou sur l’évolution du sarcophage en lui-même, l’exposition s’avère passionnante, aussi bien pour les amoureux d’Égypte ancienne que pour les néophytes curieux de se plonger dans le temps.

Voici quelques pistes de musés emblématiques ! Mais si vous en voulez encore plus, grimpez donc dans un bus rouge, et vous en découvrirez beaucoup d’autres ! Et pour les vrais friands de culture, optez pour la Brussels Cards, qui propose des prix attractifs et autres avantages…
SARCOPHAGI

15/10/2015 > 20/04/2016

Musée du Cinquantenaire

BRUXELLES-VILLE

Du 15 octobre 2015 au 20 avril 2016, le Musée du Cinquantenaire de Bruxelles dévoilera les secrets des sarcophages égyptiens lors d’une...

Exposition terminée
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