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Solutions COP21 : un parcours artistique ludique et interactif

Jéremy Billault 4 décembre 2015

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Du 4 au 10 décembre, le Grand Palais accueille Solutions COP21, une exposition gratuite au sein de laquelle des intervenants issus de différents milieux (entreprises, associations, collectivités territoriales) présentent des solutions pour lutter contre le dérèglement climatique. Parmi ces intervenants, quelques artistes exposent leurs sculptures et leurs installation interactives, dans l’état d’esprit général du salon. Visite.

Du monde, des solutions, un peu d’art et un peu de mouvement. Ce vendredi 4 décembre, la grande exposition Solutions COP21 a ouvert ses portes, réunissant sous la sublime verrière du Grand Palais plus de 500 organismes issus de tous les milieux (associatifs, scientifiques, universitaires, institutionnels, TPE, PME, grands groupes et collectivités territoriales) qui présentent jusqu’au 10 décembre leur vision de l’avenir, leur expérience et leur solutions pour le climat.

Si, quelques minutes après l’ouverture au public, un groupe de manifestants fut évacué après avoir chanté des chansons anti-greenwashing et s’être assis pour résister à l’expulsion, l’ambiance générale est plutôt bon enfant, ludique et interactive dans l’optique de partager l’espoir d’un avenir plus verdoyant.

DSC_0152 (1)Aerocene, par Tomas Saraceno

 

Côté artistique, puisque c’est ce qui nous intéresse (même si on a beaucoup apprécié les masques de réalité virtuelle ou les robots qui divaguent tout seuls à travers le salon), douze œuvres sont réparties aux quatre coins de l’espace d’exposition. D’abord, une sculpture qui flotte. Attention, pas de piscine sous la nef (même si on se souvient de la patinoire) mais une sculpture (en deux parties si on veut être précis) qui flotte dans les airs, survolant paisiblement l’espace lumineux du Grand Palais. Créée par l’artiste argentin Tomas Saraceno, Aerocene est constituée de deux prototypes d’engins volants qui, à l’avenir, seront capable de flotter dans la stratosphère pour fournir des informations climatiques en direct. Pour voyager, les objets seront uniquement alimentés par la chaleur du soleil et d’autres proccessus naturels. Il s’agit donc une sorte de vigie climatique futuriste qui, pour le moment, surplombe joliment le salon comme elle pourrait bientôt surplomber le monde et veiller sur lui.

drapreauLe drapeau du bureau des passeports universels © Lucy + Jorge Orta

 

Sur le plancher des arts, les autres œuvres présentées sont plutôt considérée comme des installations. Au cœur du salon, par exemple, Alexis Tricoire a posé les bases de son Nouveau Monde, une cabane de six mètres de haut construite en bois certifié PEFC (issu des forêts gérées durablement) et protégée par une couverture composée de mille plantes différentes. A l’intérieur de ce coin de nature isolé, un film réalisé à partir de données de la NASA qui illustre à quel point et à quelle vitesse la planète se réchauffe.

A quelques mètres de là, une autres structure en bois entourée de drapeaux. Les drapeaux en question sont l’union des drapeaux du monde entier, le bureau éphémère qu’il représente est le bureau de distribution des passeports universel. Imaginée par les artistes  Lucy + Jorge Orta, l’installation permet à chaque visiteur de repartir avec son passeport, objet symbolique d’un engagement pour le climat confirmé par une charte qu’il faut signer à ce même bureau.

screenCapture d’écran du site maskbook.org (une personnalité pourrait s’être glissée parmi les anonymes masqués)

 

On l’a compris, le parcours artistique de Solutions Cop21 n’échappe pas à l’état d’esprit général : des perspectives d’avenir et l’interaction avec le public. Dans un coin du Grand Palais, une installation rassemble à elle seule ces différents critères. C’est un atelier, un acte engagé, une oeuvre itinérante et un réseau social. L’idée est simple mais originale : créer, à partir des masques anti-pollution blanc austères, l’expression positive et personnelle d’un combat universel. Là encore, le public intervient, il créé son masque (avec les matériaux mis à sa disposition ou virtuellement) prend un selfie et le partage via maskbook.org, où il rejoindra ceux d’autres créateurs masqués du monde entier. Parrainée par Olafur Eliasson, qui a finalement pu installer son oeuvre monumentale devant le Panthéon, l’idée est celle de l’artiste chinoise Wen Fang en partenariat avec Art of Change 21, l’association de  21 artistes, entrepreneurs et jeunes leaders engagés pour le climat et l’environnement issus de 12 pays différents. Maskbook s’étendra après la COP21 (jusqu’à la COP23), l’œuvre devenant, petit à petit, un ensemble de portraits monumental.

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