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Expositions et jumelages en Italie pour protéger le patrimoine arabe

Agathe Lautréamont 4 décembre 2015

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Décidément ces dernières semaines, l’Italie s’engage des plus fermement en faveur de la promotion de la culture et de la défense du patrimoine. Elle vient en effet d’annoncer une nouvelle initiative de soutien face aux menaces terroristes pesant sur les sites archéologiques arabes.

640px-Museo_archeologico_(Aquileia)Le musée archéologique d’Aquilée © Museo archeologico nazionale di Aquileia

 

On se souvient la semaine dernière de l’annonce fracassante faite par le chef du gouvernement italien Matteo Renzi. La culture étant un rempart contre l’obscurantisme et le fanatisme, le pays avait décidé de promouvoir la culture en promettant un milliard d’euros de dépenses en faveur de sa vie culturelle, et en promettant pour chaque jeune italien de moins de 18 ans une « carte culture » d’une valeur de 500 euros.

C’est désormais au tour du ministre de la Culture, Dario Franceschini, de prendre la parole. Une initiative a donc été annoncée le jeudi 3 décembre : dans le but de protéger et faire connaître au plus grand nombre les sites archéologiques et patrimoniaux mis en péril par le sectarisme frénétique de l’État Islamique ou par les bombes saoudiennes, une exposition a été programmée. L’archéologie blessée par le terrorisme pourra donc trouver une vitrine au musée National d’archéologie d’Aquilée, dans un accrochage réalisé en étroite collaboration avec le musée du Bardo de Tunis, également frappé par les terroristes en mars dernier.

Intitulé Le Bardo à Aquilée, ce grand événement sera inauguré samedi 5 décembre, et s’étirera jusqu’au 31 janvier 2016. Parmi diverses antiquités et autres pièces d’archéologie venues des quatre coins de l’Italie, une dizaine de prêts ont été concédés par le musée tunisien, qui avait tenu à montrer son engagement ferme pour la protection de l’art et de la culture en rouvrant vite ses portes après les attaques qui avaient causé la mort de 22 personnes et fait 45 blessés. Mais le projet ne s’arrête pas là, et l’Italie espère bien que cette exposition ne sera que la première étape d’un projet intitulé « Archéologie blessée » où le musée d’Aquilée lancera des jumelages avec les villes dont le patrimoine culturel a été pillé, détruit ou partiellement dégradé par la guerre ou la barbarie terroriste.

Quel meilleur exemple pour ce message de paix et de collaboration donc que la ville d’Aquilée qui, au temps de l’Empire romain, voyait cohabiter en ses murs de nombreuses communautés (Romains, Grecs, Juifs, Alexandrins…) de façon pacifique et respectueuse des coutumes de chacun. L’Italie entend donc bien promouvoir cette part de son histoire, et plus largement l’entente entre les peuples, en une époque où l’obscurantisme religieux gagne du terrain et les conflits se multiplient à une vitesse alarmante.

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