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Nicolas Bourriaud prend la tête de la Panacée de Montpellier

Agathe Lautréamont 30 novembre 2015

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Dans un communiqué en date du 27 novembre, le maire de Montpellier, Philippe Saurel, a officiellement annoncé que la candidature de Nicolas Bourriaud avait été retenue. Il devient donc directeur artistique de la Panacée, nouveau centre d’art contemporain.

BourriaudNicolas Bourriaud © DR

 

La décision a été prise conjointement par le maire de Montpellier, qui est également Président de Montpellier Méditerranée Métropole, et la DRAC : l’ancien directeur des Beaux-Arts de Paris Nicolas Bourriaud devient désormais le nouveau directeur artistique de la Panacée [lire notre visite du lieu l’an passé, ndlr]. Ce bâtiment ancien de Montpellier, qui accueillit tour à tour le Collège Royal de médecine, l’École spéciale de Pharmacie et le Laboratoire National de Santé, ne vole pas son nom, et est inscrit depuis des siècles dans le monde scientifique de la ville de Montpellier.

Rien ne le destinait donc à devenir une châsse pour la création artistique contemporaine, mais un concours architectural en décida autrement : en 2007, la structure fut restaurée, et reconvertie au plus grand bonheur des riverains. Mais ce nouveau poste n’est pas la seule mission allouée à Bourriaud. En devenant directeur artistique, il lui incombe également la charge de préfigurer le futur centre d’art de Montpellier Méditerranée Métropole, dont l’ouverture est programmée pour 2019.

panacéeLa Panacée © Ville de Montpellier

 

Il sera épaulé dans cet objectif par Stanislas Colodiet, conservateur responsable depuis le mois de juillet dernier du département XIXe-XXIe siècles et du service multimédia du Musée Fabre, également à Montpellier. Ce nouveau centre, qui devra s’installer dans les murs de l’Hôtel Montcalm avait, on s’en souvient, fait couler beaucoup d’encre, puisqu’il naîtra finalement sur les cendres de ce qui devait être un musée de l’Histoire de la France en Algérie. Le musée, qui avait été initié en 2003, fut finalement abandonné en 2014, suite à des polémiques taxant ce projet de « colonialiste ».

On peut être rassuré quant aux compétences de Nicolas Bourriaud pour mener à bien ce nouveau projet tout en dirigeant d’une main efficace les futures programmations de la Panacée. Critique d’art et commissaire d’expositions, il est à l’origine de la création du Palais de Tokyo de Paris en 2000 et l’a codirigé jusqu’en 2006. Après ce départ de l’institution parisienne, il a été Chef de l’Inspection de la création artistique au Ministère de la Culture et de la Communication en 2010, avant de prendre la tête de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, entre 2011 et 2015.

montcalmL’hôtel Montcalm © DR

 

On se souvient en juillet dernier de la controverse qui avait accompagné le limogeage de Nicolas Bourriaud de l’École des Beaux-Arts de Paris. Démis de ses fonctions par la ministre de la Culture Fleur Pellerin, le principal intéressé avait été mis au courant de sa destitution par… la lecture du Canard Enchaîné, en sirotant son café du matin.

La pilule fut d’autant plus difficile à avaler que les raisons invoquées par le ministère furent celles d’un « changement d’orientation » dans sa politique, mais Bourriaud s’était défendu, après avoir rencontré la ministre pendant une petite heure, de n’avoir reçu aucune explication réelle pour son renvoi.

Et moins de deux mois après le départ du fondateur du Palais de Tokyo, les Beaux-Arts de Paris trouvaient déjà leur nouvelle tête en la personne de Jean-Marc Bustamante, retraçant l’orientation de l’ENSBA vers un projet d’une école d’artiste pensée par un artiste.

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