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En images : la National Gallery de Singapour a ouvert ses portes

Agathe Lautréamont 27 novembre 2015

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Ça y est ! Après dix ans de planification puis de construction, la National Gallery de Singapour a ouvert au public le 24 novembre.  

La façade du musée © National Gallery SingapourLa façade du musée © National Gallery Singapour

 

Plus grande collection publique d’art moderne d’Asie du Sud, le musée a ouvert ses portes dans des locaux rénovés qui abritaient à l’origine la Mairie et la Cour de Justice, deux structures datant de la période coloniale britannique. Pour un coût de 711 millions d’euros, les bâtiments accueillent désormais un des musées les plus modernes du continent asiatique.

Déjà affairée à ses programmations et expositions temporaires, la National Gallery de Singapour espère pouvoir mettre en place des programmes visant à montrer les corrélations existant entre l’art d’Asie et les mouvements artistiques internationaux. Illustration avec cet événement prévu pour le mois de mars 2016, où le Centre Pompidou s’associera à la structure singapourienne pour un accrochage sur le modernisme.

Le toit-terrasse du musée © National Gallery SingapourLe toit-terrasse du musée © National Gallery Singapour

 

C’est ainsi que des créateurs comme Chagall ou Kandinsky répondront à des artistes asiatiques comme Galo Ocampo. Une collaboration avec la Tate Britain est également planifiée pour le mois d’octobre 2016, où le musée anglais prêtera un fonds d’œuvres qui constituera la moitié de l’exposition prévue.

Le programme inaugural compte la plus riche collection d’œuvres de la main de l’artiste calligraphe chinois Wu Guanzhong, tandis que le peintre javanais Raden Saleh et l’artiste Juan Luna seront exceptionnellement montrés au public ; deux créateurs dont les travaux sont hélas encore trop peu connus.

Le pont reliant les deux bâtiments du musée © National Gallery SingapourLe pont reliant les deux bâtiments du musée © National Gallery Singapour

 

Au cours des vingt dernières années, Singapour entreprit de considérablement renforcer sa présence artistique dans le monde asiatique, enrichissant ses collections nationales pas des acquisitions et des dons, tandis que la National Gallery de Londres a accepté des prêts de longue durée concernant des œuvres allant du XIXe au XXe siècle.

Une tâche contradictoire avec la fâcheuse tendance de l’état asiatique à régulièrement faire acte de censure dès qu’une peinture ou une installation un peu trop critique envers la politique ou la religion pénétrait sur son territoire.

L'ancienne Cour Suprême © National Gallery SingapourL’ancienne Cour Suprême © National Gallery Singapour

 

Mais le directeur du nouveau musée, Eugene Tan, se montre rassurant. Dans un communiqué publié à l’ouverture de l’institution, celui-ci explique vouloir présenter des collections visant à l’exhaustivité et débutant au XIXe siècle, époque de tensions et d’anxiétés alors que l’Empire Britannique régnait sur tout le sud de l’Asie.

Ce n’est qu’au début du XXe siècle que les artistes singapouriens s’éveillèrent véritablement, réalisant que leur identité et leur culture devait être revendiquée et protégée ; et ce via, entre autres, la création de divers mouvements artistiques.

La bibliothèqueLa bibliothèque © National Gallery Singapour

 

Créer de toute pièce des musées à partir d’anciens bâtiments publics ne fut cependant pas une tâche aisée. Sécurité, contrôle de la lumière, de l’humidité et de la pollution entraient nécessairement en ligne de compte, et les ouvriers rencontrèrent nombre de difficultés, malgré les investissements alloués par le gouvernement de Singapour pour mener à bien ces projets ; tandis que des entreprises privées asiatiques se firent à leur tour mécènes pour ce projet d’envergure.

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