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Les lauréats du Prix Photo Levallois sont à la galerie de l’Escale

Agathe Lautréamont 25 novembre 2015

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Cela fait maintenant sept ans que la ville de Levallois-Perret organise un grand Prix de photographie, destiné à mettre en avant les jeunes pousses internationales qui ont décidé de s’exprimer via le papier glacé. Et cette année, c’est Tom Callemin l’heureux lauréat !

callemin© Tom Callemin

 

Pour pouvoir concourir au Prix Levallois de la Photographie, une seule règle : être âgé de moins de 35 ans au moment de déposer sa candidature. Pas sectaire pour un sou, le jury ne rejette aucune forme de photographie, et s’ouvre au contraire à un nombre infini de styles, de registres, qu’ils soient en couleur ou en noir et blanc, en numérique ou en argentique.

Contemporaine, internationale, la photographie de notre époque n’a jamais été aussi vivace, popularisée et dotée d’une vitrine phénoménale grâce à l’essor d’internet et de diverses plateformes de partage de photos en ligne (comme Flickr ou 500pix), qui permettent d’exposer son travail aux yeux de tous.

Reflet de cette vitalité incroyable pour un art de notre temps, le prix Levallois organisé à la Galerie de l’Escale s’inscrit dans la diffusion et le soutien de ces artistes ancrés dans leur époque, toujours à la recherche de nouvelles idées et cherchant sans cesse à repousser les limites de leur medium d’expression. Venus de tous les pays du monde, les 500 candidatures reçues par la Galerie ont été soigneusement triées, débattues, écrémées afin de ne garder au bout du compte, que trois primés dont les noms ont été révélés au cours de l’année 2015.

Le jury international, comptant l’adjoint au maire délégué de la ville de Levallois et quatre autres personnalités issues du milieu de la pellicule eurent bien du mal à départager les gagnants, et a arrêté son choix sur le travail de Tom Callemin (grand Pris Levallois) et David Fathi (mention spéciale du jury), tandis que Grégoire Pujade-Lauraine était couronné du Prix du Public, qui avait été invité à s’exprimer en ligne sur son candidat favori.

fathi© David Fathi

Tom Callemin, habitant actuellement à Gand, est un jeune photographe belge centrant son travail sur la personnalité de ses sujets, et qui aime travailler les visages et autres expressions faciales. Cherchant à construire une réalité qui lui est propre, qui lui convient, il travaille presque exclusivement en noir et blanc, sauf en ce qui concerne sa saisissante série des Portraits réalisée dans le courant de l’année 2012.

Parfois volontairement sous-exposées, baignant dans une atmosphère mystérieuse et souvent étrange, ses images nous invitent à perdre nos repères traditionnels pour mieux nous laisser bercer par une ambiance entre rêve et cauchemar, comme si son monde était plongé dans un éternel crépuscule.

Du côté de David Fathi, là aussi, un univers désaturé et comme issu d’un passé fantasmé. Il semblerait que le noir et blanc ait le vent en poupe, ces dernières années dans le petite monde de la photographie. Artiste curieux de tout, le photographe français glisse dans sa pratique de l’image son goût pour la science, la politique et la psychologie.

Ses clichés fonctionnent par série et pour certaines, on pourrait les croire issues d’une séance photo « backstage » lors du tournage d’un film d’Alfred Hitchcock, signe de sa parfaite réussite dans la création d’atmosphères surannées qui fleurent bon la nostalgie et une pointe de goût pour le daté.

poujade© Grégoire Pujade-Lauraine

Enfin, via des votes sur internet, le public a décidé de plébisciter les créations de Grégoire Pujade-Lauraine, un artiste français qui a créé une série d’images pour le moins renversante et déboussolante, intitulée A perpetual season (comme le noir et blanc, intituler ses œuvres en anglais même si on est français semble aussi de la dernière mode). Un univers aux cadrages serrés, aux fonds bouchés, où le béton et le bitume sont rois.

Cheminement sur papier glacé dans un monde fantasmagorique dénué de tout véritable repère, ce parcours en image reflète un monde imaginé de toute pièce par l’artiste, qui cherche à perdre le spectateur dans un dédale de murs, de couloirs et de passages étroits anonymes et froids dans leur uniformité. Parfois, surgit un personnage, aussi perdu que nous, absorbé par une architecture standardisée, dénuée de toute âme, vertigineuse.

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