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Paul Laffoley, peintre de la 5e dimension, a rejoint les étoiles

Magali Lesauvage 23 novembre 2015

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Paul Laffoley est allé rejoindre les étoiles qu’il aimait tant. L’artiste américain, auteur de mandalas hallucinés à la beauté surréaliste, est décédé le 16 novembre dernier à Boston à l’âge de quatre-vingts ans.

Paul Laffoley, THE VISIONARY POINT, 1970.

 

On doit sa découverte en France à une exposition en 2009 au Palais de Tokyo orchestrée par Marc-Olivier Wahler, où ses vastes diagrammes cosmiques avaient surpris un public qui ne sait toujours pas où classer l’artiste.

« J’emprunte les théories cosmiques, et je les transforme en œuvres terrestres finement détaillées ». Paul Laffoley racontait qu’il avait quitté le monde physique en 1961 suite à une séance d’électrochocs, pour rejoindre la cinquième dimension. Cet architecte, diplômé de Harvard et du MIT, était pourtant loin d’être un simple illuminé. Assistant d’Andy Warhol qui lui demandait de regarder la télévision entre 2h et 5h du matin, il travailla aux premiers dessins du World Trade Center – mais fut renvoyé pour avoir suggéré la construction de ponts pour piétons entre les tours.

Ça n’est qu’à la trentaine passée, en 1968, que Paul Laffoley réalise ses premières peintures kaléidoscopiques dans un studio-appartement installé dans un immeuble de bureaux, et qu’il baptise « The Boston Visionary Cell » (ce qui lui vaut la visite du FBI). Dans cette antre il coucha pendant quarante ans sur des centaines de toiles ses visions de systèmes complexes dont les annotations en lettres vinyles expliquent aussi bien les origines de l’univers, les voyages dans le temps, les cercles de l’Enfer de Dante que la « Christogenèse » ou la vie extra-terrestre.

Laffoley, qui portait une patte de lion en guise de prothèse et un crâne toujours chauve, qualifiait ses peintures de « psychotroniques ».  « Ce dispositif interactif entre la matière et la conscience s’active lorsque l’on s’approche du tableau, en étirant les bras et en appliquant directement les mains sur la peinture tout en regardant fixement l’œil représenté au centre », expliquait-il. Bienvenue dans l’au-delà, Paul Laffoley.

Paul Laffoley est représenté par la Kent Fine Art Gallery de New York.

Lire l’entretien avec Paul Laffoley publié dans la revue Particules en 2009.

WEB-PLATE_19_1968_I-ROBUR-MASTER-OF-THE-WORLDPaul Laffoley, I, ROBUR, MASTER OF THE WORLD, 1968.

 

695c69441589f8d2a69114a45ba32377Paul Laffoley, COPENHAGEN CAT PARADOX, 2009-2010.

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