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Soixante souscripteurs offrent spontanément un tableau au musée des Beaux-Arts de Lyon

Agathe Lautréamont 18 novembre 2015

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C’est une belle histoire de générosité et d’amour de l’art qui a eu lieu le 10 novembre lors du salon Paris Tableau. Une soixantaine de passionnés se sont en effet réunis pour acquérir, au profit des Beaux-Arts de Lyon, une peinture du XIXe siècle.

jacquandClaudius Jacquand, Un soldat soigné par une religieuse dans un cloître, 1822

 

Voilà une opération dont les Beaux-Arts de Lyon peuvent se réjouir. Au départ, une idée lancée par Jean-Pierre Cuzin, ancien conservateur en chef des peintures du Louvre, et Guillaume Kientz, jeune conservateur exerçant dans le même département. Les deux acteurs du milieu de l’art et du patrimoine ont proposé à des anonymes, passionnés d’art, de culture et de transmission du savoir, de se réunir lors de l’inauguration du salon Paris Tableau afin d’acquérir un tableau. Mais pas n’importe lequel. L’huile sur toile concernée, d’un relatif petit format (41 x 32,5 cm) et intitulée Un soldat soigné par une religieuse dans un cloître, date de 1822. Signée de Claudius Jacquand, elle représente le Palais Saint-Pierre, bâtiment où se dresse aujourd’hui le musée des Beaux-Arts lyonnais que nous connaissons.

Élan de générosité

Sans l’incroyable générosité des soixante donateurs, le musée n’aurait jamais pu acquérir cette œuvre, qui va désormais pouvoir rejoindre la collection dite « troubadour » du musée français, qui compte des réalisations d’Ingres, Fleury-Richard ou encore Pierre Révoil. C’est la troisième peinture de la main de Claudius Jacquet qui entre désormais aux Beaux-Arts de Lyon (après Thomas Morus, grand chancelier d’Angleterre réalisée en 1828 et Les Adieux de Cinq-Mars à Marie de Gonzague, exécutée en 1836).

Des œuvres dont le musée est on ne peut plus fier, comme en témoignait l’exposition organisée en 2014, L’Invention du passé. Histoires de cœur et d’épée en Europe, qui avait mis à l’honneur ce registre stylistique appelé « troubadour ». Ce style propre au XIXe siècle tendait à représenter dans la peinture mais aussi l’architecture une vision très romanesque et idéalisée des périodes du Moyen-âge et de la Renaissance.

525Claudius Jacquand, Les Adieux de Cinq-Mars à Marie de Gonzague, 1836, musée des Beaux-Arts de Lyon.

 

L’œuvre réalisée par Jacquet alors qu’il n’avait que dix-neuf ans était accrochée sur le stand de la galerie Michel Descours, et proposée à la vente au prix de 15 000 euros. Chaque donateur s’engagea alors à verser une centaine d’euros, ce qui amena la cagnotte commune à 6000 euros. Jean-Luc Baroni enfin, directeur de la galerie du même nom, apporta les fonds manquants (10 000 euros), permettant ainsi à la somme d’être récoltée.  Il ne reste plus à la toile que de partir en direction de Lyon, pour investir son nouveau domicile muséal.

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