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Ulay et Marina Abramović : après l’amour, le procès

Agathe Lautréamont 17 novembre 2015

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En 1975 débute une collaboration passionnée entre l’artiste allemand Ulay et sa compagne Marina Abramović. Pendant douze ans, le couple produira de nombreuses œuvres et performances. Mais aujourd’hui, l’heure est aux règlements de compte (au sens propre, comme au figuré).

En 2010, Ulay surprend Marina Abramović durant sa performance au MoMA de New York.

 

Le sujet de l’altercation ? Leurs travaux conjoints. Entre 1975 et 1988, les deux artistes ont produit nombre d’œuvres et de performances, avant de se séparer. En 1990, les deux anciens amants signèrent un contrat, où Ulay cédait toutes ses archives physiques à Abramović, soulignant cependant que si ces dernières étaient commercialisées, Ulay toucherait 20% des recettes, tandis que la galerie obtiendrait 50% et Abramović, 30%. Or, en l’espace d’une quinzaine d’années, l’artiste allemand n’aurait gagné que 29 000 euros.

Leur relation, si elle était encore au beau fixe il y a quelques temps (on se souvient de la réunion des deux créateurs au MoMA en 2010, lorsqu’Ulay décida de retrouver son ancienne compagne alors en pleine performance), tourne désormais au vinaigre suite à cette plainte de Frank Uwe Laysiepen (le vrai nom d’Ulay), qui sera examinée par le tribunal d’Amsterdam fin 2015. Car pour ce dernier, son ancienne partenaire l’aurait tout simplement spolié de ses droits d’auteur. Si l’on en croit ce dernier, Abramović aurait en effet expressément demandé aux galeries de la noter comme seule auteure de leurs travaux communs, violant ainsi les termes du contrat signé stipulant qu’Ulay devait toucher une part sur ces dites œuvres. La créatrice serbe aurait ainsi délibérément écarté son ex-compagnon des royalties qu’elle était censée lui verser.

En sus, Ulay explique que lors de la publication d’un catalogue de son œuvre Whispers: Ulay on Ulay, l’artiste serbe aurait expressément refusé qu’y paraisse une interview d’elle, tandis qu’elle censurait également vingt-huit images qui furent remplacées dans le livre par des petits carrés roses. Elle aurait également souhaité empêcher la création d’une Fondation Ulay, une organisation prévue pour gérer la postérité de l’artiste, et bien évidement les questions pécuniaires qui vont avec.

Marina Abramović cependant, par la voix de son avocat, rejette en bloc les accusations, estimant qu’Ulay, en perte de vitesse, chercherait à retrouver une certaine célébrité en tentant de ternir son image, la faisant passer pour une femme vénale et manipulatrice.

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