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Le street art de Fred le Chevalier contre le terrorisme

Agathe Lautréamont 17 novembre 2015

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Aux terribles attentats du 13 novembre, beaucoup d’artistes ont choisi de répondre par des dessins, des peintures ou des textes. Fred le Chevalier, street artist bien connu de la capitale française, a choisi d’utiliser ses collages pour raviver la flamme de l’espoir en cette période bien sombre.

fred© Fred le Chevalier.

 

Si vous habitez dans Paris, il est plus que probable que vous ayez déjà croisé ces collages minimalistes en noir et blanc, parfois rehaussés de quelques petites touches écarlates ; le rouge de l’amour, de la passion. En réponse au sang versé dans la capitale le 13 novembre dernier, Fred le Chevalier répond avec son rouge à lui, celui qui illumine les lèvres de ses personnages enfantins, leurs cols de chemises élégantes, ou la flamme d’une bougie qu’ils tiennent dans leurs mains jointes.

Comme il l’explique au site lesinrocks.com, l’artiste de rue qui décore malicieusement les murs parisiens depuis plusieurs années maintenant habite non loin des lieux de la fusillade dans le Xe arrondissement de Paris. Il n’était pas chez lui au moment de la tuerie, et n’est rentré à son domicile que samedi dans la matinée. Presque chaque jour, il passe naturellement devant le café Le Carillon ou le long du restaurant Le Petit Cambodge.

En réaction, pour extérioriser son angoisse, et aussi pour parler de paix, il a décidé de faire ce qu’il fait de mieux : coller, dessiner, décorer les façades et les angles de rue de ses petits personnages, dans des attitudes compassionnelles et réconfortantes.

Ses personnages sont la légèreté même. Ils dansent souvent, s’envolent parfois, nous regardent droit dans les yeux, confiants. Ces symboles ne pouvaient qu’être une réponse idéale à la barbarie de ceux qui n’aiment pas la vie. En choisissant de coller une petite fille, chandelle dans la paume de la main, à deux pas du Petit Cambodge, il recouvre ainsi les impacts de balle qui criblent le mur. Des anges ont également été apposés, affichant leurs ailes et leurs cœurs écarlates.

Comme Fred le Chevalier le déclare : « Mettre du doux pour faire face au dur. C’est ma façon à moi de participer. » Et magie propre au street art : des passants se sont peu à peu approprié ses œuvres, ajoutant des messages et autres dessins à côté des siens.

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