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Trois expositions à ne pas manquer à Bruxelles

Agathe Lautréamont 16 novembre 2015

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Jusqu’au 31 janvier 2016, se tient dans toute la Belgique le festival Europalia, qui tous les deux ans, met à l’honneur un pays invité à présenter sa vie culturelle foisonnante. Pour 2015, c’est la Turquie qui a été sélectionnée. Coup de projecteur sur trois expositions où Bruxelles et Istanbul dialoguent.

Archétypes : l’architecture turque à travers les siècles au CIVA

Archétypes 2 ©Melek AksoyArchétypes © Melek Aksoy.

De la période ancestrale qui connut les toutes premières vagues de colonisation du sol turc jusqu’à notre époque contemporaine, l’Anatolie a connu une histoire profondément marquée par de très nombreuses modifications de son territoire et de son espace. L’exposition proposée par le CIVA (Centre International pour la Ville, l’Architecture et le Paysage) se concentre sur les traces laissées par le passé et la tradition dans l’architecture contemporaine turque, avec un accent tout particulier placé sur la création mais aussi l’évolution latente de ce que beaucoup considèrent comme des « archétypes » stylistiques de cette région du monde, nés de l’art islamique mais aussi de la philosophie turque.

Ainsi s’insèrent dans la Turquie des XXe et XXIe siècles des bâtiments de facture classique comme la tour-minaret, la colonne, la tente ou encore le caravansérail. Témoignages majeurs d’une dynamique de dialogue constant entre les époques passées et le monde présent, ces bâtiments exotiques pour l’œil occidental traversent cependant le temps en parvenant à revêtir une surprenante modernité. Leurs codes se retrouvent également dans des créations très récentes d’architectes contemporaines turcs. Entre maquettes comparatives, plans et dessins, l’exposition tend à placer l’emphase sur les archétypes et leur réinterprétation au fil du temps.

Elif Erkan : Standards of living à la Maison des Arts

Elif Erkan, Standards of Living, 2014 © Maison des ArtsElif Erkan, Standards of Living, 2014 © Maison des Arts

 

Jeune artiste contemporain né en 1985, Elif Erkan porte sa réflexion sur l’importance que l’époque contemporaine, aussi bien en Orient qu’en Occident, apporte aux objets et sites archéologiques afin de définir une culture spécifique. Le passé suffit-il à décrire un peuple ? Les siècles révolus peuvent-ils servir de fondement à une identité donnée ? Pour Erkan, il est surprenant de sans cesse faire appel aux temps révolus pour donner un sens au temps présent, même si notre époque ne cesse d’avoir recours à cette comparaison. Ainsi, nos modes de vie même seraient imprégnés par ce déterminisme qu’on a bien voulu lui accoler, tandis que les peuples, de plus en plus, se lancent dans une quête de recherche des origines, d’un « nous » éventuel.

De même, Elif Erkan s’interroge à travers sa pratique artistique sur les modes de comparaison entre les pays, à commencer par celui qu’on appelle « le niveau de vie ». Ainsi, la Belgique peut être comparée à la Turquie en la matière. Mais pour le jeune artiste turc, cette mise en parallèle des nations par des chiffres ne peut amener sur le long terme qu’à une lente aliénation, ainsi qu’à des dérives étroitement liées à une société consumériste et une recherche effrénée des plaisirs immédiats et éphémères.

Anatolia, au BOZAR

Globe astronomique du 17e siècle © BOZARGlobe astronomique du XVIIe siècle © BOZAR.

L’Anatolie, partie asiatique de la Turquie, a servi de pont durant des millénaires entre deux continents : l’Europe et l’Asie. Entre échanges commerciaux, rencontres formatrices et affrontements religieux, cette zone du globe terrestre a fait de ses incessantes vagues de migrations et de déplacements humains une force ; en se muant en un point central dans la vie culturelle internationale. Berceau de nombreux peuples et de cultures diverses, l’Anatolie jouit d’un patrimoine exceptionnel en tout point, de par son exceptionnelle longévité et sa richesse créatrice. Et encore aujourd’hui, lorsque l’on pose le pied sur le territoire de la Turquie, ces rencontres qui ponctuèrent l’histoire de cette partie du monde sont particulièrement prégnantes.

Dans une riche exposition construite en quatre temps, le musée BOZAR explore différentes thématiques, à commencer par la question du religieux. Cultes, fois et superstitions font en effet partie intégrantes des nombreux peuples qui se sont établis en Anatolie. La seconde partie s’intéresse aux rapports entretenus par les hommes crédules aux éléments naturels, qu’ils soient bénéfiques (saisons, crues…) ou dévastateurs (orages, sècheresses…), et une sélection de sculptures et de gravures illustre ce lien indéfectible entre l’humain et son environnement. La troisième étape relève de la délicate question de la représentation du divin dans les différentes religions d’Anatolie. Enfin, l’ultime partie de ce riche parcours revient sur l’attribution de pouvoirs divins à des objets du quotidien, comme des reliques, des talismans et autres ex-votos.

Exponaute est actuellement partenaire de la ville de Bruxelles.

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